" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

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06/01/2026

Béla Tarr

 

Béla Tarr © Zero Fiction Film  

RIP the great film-maker Béla Tarr  well known for its long takes and black and white movies depicting desolate landscapes and spiritual decline. 4 few famous excerpts of his work on "Beyond the coda". His major movie is probably "Satantango" inspired by the novel of the 2025 graduate Nobel Prize in Literature László Krasznahorkai, without forgetting "Damnation" and "The Werckmeister harmonies" 


RIP le grand cinéaste Béla Tarr, célèbre pour ses longs plans-séquences et ses films en noir et blanc dépeignant paysages désolés et déclin spirituel. 4 extraits célèbres de son œuvre à voir sur ce blog "Beyond the coda". Son film majeur est sans doute "Satantango", inspiré du roman de László Krasznahorkai, lauréat du prix Nobel de littérature 2025, sans oublier "Damnation" et "Les Harmonies Werckmeister". 

*** 

around "Satantango":  a Video essay by Kevin B. Lee: "Orders of Time and Motion"

 

et pour aller plus loin sur les thématiques deLászló Krasznahorkai , un entretien avec Damien Marguet, de Paris 8: "L’histoire et la fiction ne s’affrontent pas mais avancent côte à côte"

: 

-_-_-_- 

10/03/2025

Ciné-Miroir


 

"Ciné-Miroir" était une revue française de cinéma des années 20/30 (et jusqu'en 1953).
En réponse à une commande de l’artiste Dominique Brunet, Eve Couturier et Jean-Jacques Palix réalisent en 1987 cet hommage au cinéma en 4 parties, avec des réponses aux lecteurs et lectrices de ce magazine: 

”Hollywood”, ”Rudolf Valentino” (à 9’34”), ”La calèche” (à 18’40”) & ”Gunshots” (à 28’06”)


"Ciné-Miroir", a tribute to cinema, directed by Eve Couturier and Jean-Jacques Palix in 1987, in response to a commission from the artist Dominique Brunet. In 4 parts with answers to the readers of this magazine:
”Hollywood”, ”Rudolf Valentino” (at 9’34”), ”La calèche” (at 18’40”) & ”Gunshots” (at 28’06”). 


”Ciné-Miroir” was a French cinema magazine which started to be published in in France during the 20s/30s until 1953.

 


!! !!

12/02/2025

Città notte


The proloific italian composer Egisto Macchi, who joined with Ennio Morricone the Gruppo di Improvvisazione di Nuova Consonanza in the late 60s, founded the IRTEM  for musical theater researches and the "Sound Archive for Contemporary music".
He wrote several music for movies (Padre Padrone, The assassination of Trotsky ... ) and described his music as "dionysian".

an excerpt of his numerous "library music"


 
 
<______I______>

12/07/2024

The Cause of Labour


 
 
 
 
 
 
From the film The Miners' Hymns 
by Bill Morrison
with the famous music by Jóhann Jóhannsson.
 
 
 
 
 
 
 
Brass band music has a long association with North East England and with coal mining in particular. One of the earliest known bands was the Coxlodge Institute Band of County Durham, which was founded in 1808. The band played at a ball to celebrate the sinking of a mine shaft at Gosforth Colliery, Newcastle, in 1821, when three hundred people danced to their music 1,100 feet underground.
 
La musique de fanfares est depuis longtemps associée au nord-est de l’Angleterre et aux mines de charbon en particulier. L'un des premiers groupes connus était le Coxlodge Institute Band of County Durham, fondé en 1808. Le groupe a joué lors d'un bal pour célébrer le naufrage d'un puits de mine à la mine de charbon Gosforth, à Newcastle, en 1821, lorsque trois cents personnes ont dansé sur leur musique à 335 mètres sous terre.

By the middle of the Nineteenth Century, music- making was, perhaps for the first time, a regular part of community life and not just a pastime for the upper or middle classes. Bands and choirs were springing up all over the country and their membership was predominantly from the working classes. By 1850 almost every village, mine and group of mills in the north of England had its own band and perhaps the majority of working-class bandsmen were miners.
 
Au milieu du XIXe siècle, la pratique de la musique faisait, sans doute pour la première fois, partie intégrante de la vie communautaire et n'était plus seulement un passe-temps réservé aux classes supérieures ou moyennes. Des groupes et des chorales surgissaient dans tout le pays et leurs membres étaient majoritairement issus de la classe ouvrière. En 1850, presque tous les villages, mines et groupes d'usines du nord de l'Angleterre avaient leur propre musique et la majorité des musiciens de la classe ouvrière étaient des mineurs.

... ...

more about Jóhann Jóhannsson 
 
 
 
^%_%^

05/06/2024

Plan séquence


 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
Le formidable plan séquence d'ouverture de "Werckmeister Harmonies", le film de by Béla Tarr inspiré du roman hongrois  La Mélancolie de la résistance (1989) de László Krasznahorkai. 
Ce film, constitué d'une trentaine de plans seulement, se construit sur les cendres de l’utopie communiste tout en semblant redouter l’avènement d’une nouvelle barbarie.
 
The fantastic opening sequence shot of "Werckmeister Harmonies", the film by Béla Tarr inspired by the Hungarian novel The Melancholy of the Resistance (1989) by László Krasznahorkai. This film, made up of only around thirty shots, is built on the ashes of the communist utopia while seeming to fear the advent of a new barbarism.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
You can’t be idealistic in this world and not be crazy. Because they’ve created such a deep structure now, you can’t get in. And we don’t want to get in, we’re on the outside. But we’re not on the outside looking in, we’re on the outside looking out. So I feel we’re in a very healthy place. The idealists will always be in society, and we will survive.
John Zorn interview with Michael Goldeberg - Bombsite (summer 2002)
 
-_-_-

05/11/2023

Taisez-vous!

Extrait du scénario de "Charles mort ou vif", excellent premier long métrage réalisé par le cinéaste suisse Alain Tanner en 1969, avec l'acteur François Simon, fils du célèbre Michel du même nom.

et, en écho à celui-ci, un autre silence

...-_-...

24/10/2023

El silencio


Prix Jean Vigo en 2007, le très beau film court métrage "El silencio" de F.J.Ossang est illustré par la musique de Throbing Gristle.
A regarder définitivement.



J.F. Ossang, cinéaste, créateur de revue, éditeur
et poète proche de ceux qui utilisent le cut-up, comme Claude Pélieu en France.
Il publie "De la destruction pure" en 1977 & "Ce curieux atour des ténébres" en 2023 et chante au sein du groupe punk-industriel MKB.

 
Paru récemment en 2023 l'excellent ouvrage de Michèle Collery 
à propos de F.J.Ossang et son oeuvre,  intitulé "Cinéaste à la lettre"
 
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24/08/2023

Latino bar


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
An excerpt of the amazing movie "Latino bar" - 1990 - directed by the mexican movie-maker Paul Leduc with a scenario inspired by the novel "Santa" by Federico Gamboa (1903).
This movie without any speaking voices, describe, in a mugginess air and a threatened despair, the destiny of a black prostitute and a drifting lover, with a splendid musical score
including Beny More, Tabu Ley Rochereau, José Antonio Mendez and other latin music.




RETOUR AU LATINO BAR

par Alain Ménil
extrait d'un texte publié par la revue d'ethnologie "Tanyaba" - 1993 -

"... L'esprit de cette musique, ou l'esprit du lieu : tel est ce blues tropical qui envahit l'atmosphère, et qu'il est pourtant si difficile d'en reconnaître la présence, que nous sommes le plus souvent enclin à en refuser la manifestation, ou à en dénier l'existence, lorsque nous nous heurtons à quelques uns de ses signes. Le blues n'est pas réductible à un genre musical, à un lieu, à un moment de l'histoire. Il est le nom moderne d'un antique malaise, il est la voix qui cherche à guérir en s'épanchant, il est cette impossible adhésion à ce qui est et qui va, quand cela nous passe de toutes façons, et que nous n'avons plus la force ou le goût de nous en emparer. Pour sûr, en parlant de blues, l'on songera à d'autres rythmes, à d'autres sonorités, de guitares et d'harmonica, de cordes triturées et qu'un hoquet de la voix accompagne : voix du Sud profond des Etats-Unis, figurant la désolation d'une âme dans la monotonie d'un décor et d'une mélodie. Blues encore rural d'une voix ayant emprunté les chemins vicinaux pour trouver la grand-route, voix d'un blues qui ne se sera pleinement urbanisée qu'en remontant peu à peu vers le Nord, avant de se fondre dans les grandes métropoles à un jazz plus évolué. Tout cela est juste, et vrai, et l'on dira que le blues dont on parle à propos des Tropiques, est tout différent : qu'il est trop rural pour être citadin, que son insertion urbaine est de toutes façons trop récente, trop précaire. Ce n'est pas encore le blues des solitaires : le solitaire appartient à la grande ville moderne, à la métropole développée et industrielle. C'est le blues d'une communauté en mal de racines communes, c'est le blues de l'esseulé dont la condition première est de se sentir privé de tout le reste, même de ce qui lui tient compagnie. Blues du déracinement qui n'a pas encore fait souche, blues de ce qui s'est arraché à un cadre que l'on a continué d'emmener par devers soi, sans parvenir pour autant à l'accrocher. Du reste, serait-il connu et reconnu qu'il ne serait pas pour autant partagé : ce blues est celui qui saisit l'individu au bon milieu de sa communauté, et l'empêche de s'y souder, de s'y fondre, comme de s'unir à sa terre. C'est celui qu'aura saisi magnifiquement Paul Leduc, dans son très beau, et très méconnu Latino bar. Mais c'est qu'au fond, ce blues n'est ni de la ville ni de la campagne : des faubourgs, peut-être, là où se tiennent ceux qui s'en viennent d'ailleurs, ou qui en repartiront vite, voix de va et vient propres à ceux qui s'accrochent faiblement et fragilement à un univers instable et inhospitalier.

Non, le blues n'est expression authentique que de l'âme, et d'une âme inconfortablement installée dans le mitan des choses et des êtres. C'est pourquoi tout l'esprit de cette musique s'en détourne, faute de pouvoir y asseoir sa confiance. Aussi ne lui reste-t-il qu'à se retourner bien vite vers le corps, et à défaut d'être toujours assuré de persuader celui dont la proximité avec le nôtre permettrait de réchauffer la faible confiance que nous avons en toute chose, à confier au seul des corps que nous pouvons le mieux appréhender, le nôtre, l'unique espoir qui soit à notre mesure : se sentir vivant, et de se sentir en vie, tirer joie et contentement. Alors le remède peut venir : à condition d'avoir préparé l'esprit, et disposé le corps à cette redécouverte. Le son  ainsi n'avance qu'en promettant en effet une guérison, par delà les mots attristants qu'il fait entendre. Car c'est au rythme seul qu'il a confié le soin de nous guérir, ou plus modestement, qu'il propose d'endormir la douleur qui nous retenait au bord de toutes ces images d'un passé et d'un lieu abandonnés, car c'est bien en effet la douleur qu'ils suscitaient en nous qui nous interdisait en même temps de nous en approcher véritablement. Alors oui, doucement peut reprendre le chant sans fin des criquets, et le suave cadencement de l'impair. Mais il y faut les notes qu'un piano, une flûte et un archet asthmatiques savent faire entendre lorsqu'ils ont consenti à l'esprit du blues, qui n'est d'aucun lieu, pour les avoir tous parcourus." 


The complete text in french here
 
préalablement publié en mars 2012
 
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29/07/2023

Daybreak express

"Daybreak express" (1953) is the first rare & amazing movie of  D. A. Pennebaker ,
better known as the director of  "Dont look back" around Bob Dylan  in 1967.



with the eponymous music of Duke Ellington

 
 
OOOOO

23/01/2023

Pacific 231



The famous Jean Mitry's movie (1949) with Arthur Honegger symphonic music.


 
 
vX^_^Xv-------

07/09/2022

Dance of death

 

"Dance of death", a choregraphy by Harald Kreutzberg created for the Georg Wilhelm Pabst's movie "Paracelsus" in 1943.

Remember Michaël Jackson's "thriller" ? 


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O

18/10/2021

A page of madness

 


"A page of madness" est un film muet (culte) de 1926 réalisé par Teinosuke Kinugasa

"A page of madness" is a 1926 silent movie (cult) directed by Teinosuke Kinugasa


The japanese director Teinosuke Kinugasa was a member of a group of avant-garde artists well-known as Shinkankaku-ha (“the school of new perceptions”) and this experimental film, written in collaboration with future Nobel Prize Yasunari Kawabata, is a good representation of their rebellion against realistic representation. 

"A page of madness" relève d’une expérience cinématographique puissante. Le rythme y est vertigineux, le cadre, l’éclairage, les décors et le gestuels des comédiens en font un chef-d’œuvre mondial du cinéma muet. 

 
"...acid trip, darkness and deep dadaist bass lines, shamanistic and crispy improvised electronics, 
non-melodic psychedelic and foggy  extravaganza 
               compose the sonic mental landscapes of GOL combo..."                  
 Oscar Teppaz - untitled writings 1913
 
...

 un "ciné-concert" avec le groupe français GOL  en 2016 pour la "Semaine du bizarre" à Montreuil

a "ciné-concert" with the french band GOL  in 2016 for "Semaine du bizarre" in Montreuil  

avec (with)  Samon Takahashi, Jean Marcel Busson, Ravi Shardja et Frédéric Rebotier


thanks to Nilonilaz channel for this captation and many rare others

merci à Nilonilaz pour ses captations d'événements musicaux rares et précieux


.*°_(e¥e)_°*.

10/06/2021

Industrial symphony

This Joris Ivens's movie "Philips-Radio" a.k.a. "Industrial symphony" was the first dutch sound film, commissioned by the Philips Eindhoven company in 1931.
This same year, Dziga Vertov directed "Enthusiasm" wich expresses hope that industry lights the Soviet path to success.
 
The subject of the film is the production of radios and speakers: the camera registers the rhythm of the machines and the interaction with the proceedings of the factory workers and shows the operations inside the Philips Radio plant: In a mêlée of activity, glassblowers make delicate glass bulbs, machinery assists the bulb manufacture, a virtuoso glassblower begins a more complex tube used in radio broadcasting, workers perform their various specific assembly-line tasks. Cases are manufactured and machined, wire harnesses are assembled, loudspeakers are produced. As radios near completion, they are run through a series of tests. Engineers and draughtsmen define future developments.
 
Music and sound effects for that epic poem which finish with a spiralic dance of loudspeakers.

 

***

27/12/2020

Sparkling music and other visions of 2020


 

Our best pleasures in 2020

 

the amazing and unforgetable Nooran Sisters

"Black out"

"The People United Will Never Be Defeated" with Frederic Rzewski

the three:four label

Clara de Asis' harmonics

  "Solstice" by Elisabeth Chojnacka

meanwhile in Kinshasa

tirelessly, the french trio Camara Pop  

& the art of Caravaggio

 
 
 
EN VRAC
l'excellent blog "Mon cinéma à moi" pour ce qui est des films noirs, des comédies musicales et de la production cinématographique en France des années 30/40 et de l'après-guerre, le magazine "L'autre musique", le label musical Toulousain "Freddy Morezon", un solo de Ronan Courty sur le label "Les Mouflons", "Light is calling" un film de Bill Morrison, les extraits de "Nowhere" et "Medea" du génial chorégraphe et metteur en scène grec Dimitris Papaioannou, les "Illuminations" de Benjamin Britten avec la soprano Barbara Hannigan et toujours les émissions "Epsilonia" sur Radio Libertaire...


***


Quelques films remarquables vus cette année - A few amazing movies I saw this year:

”Abou Leila”   de Amin Sidi-Boumediene - sélection ”Semaine de la critique” au Festival de Cannes 2019
"Epicentro" de Hubert Sauper - Grand prix du Jury - Festival Sundance 2020
"System K" de Renaud Barret - 2020
”The disqualified”  de Hamza Ouni - 2020
"Il n'y aura plus de nuit" de Eleonor Weber - 2020
"Ondine" de Christian Petzold - 2020
"Terminal sud" de Ameur-Zaimeche Rabah - 2020
"Le domaine" de Tiago Guedes - 2019
"Mémoires du sous-développement" de Tomás Gutiérrez Alea - 1968
"Selfie: grandir dans la mafia napolitaine" de Agostino Ferrente - 2019
l'étonnant "Under the skin" de Jonathan Glazer - 2013


et revus avec grand plaisir - and viewed again with pleasure:
 
"Les camisards" (1972) de René Allio, "Trois tristes tigres" (1968) de Raoul Ruiz, adaptation libre du récit éponyme  de Guillermo Cabrera Infante, "Le sacrifice" (1986) de Tarkovski, "The firm" (1993) de Sydney Pollack, "Drancy avenir" (1998) de Arnaud de Palliéres, "Mephisto" (1981) de István Szabó, trois films d'Antonio Pietrangeli, "Les ailes du désir" (1987) de Wim Wenders, "Dans le vent" (1962) de Jacques Rozier avec B.B. and Godard, "una questione privata" de Vittorio et Paolo Taviani (2017) ...
 
 
***
 

 
"Confiteor" du prolifique écrivain catalan Jaume Cabré. Un touffu et magistral récit qui nous trimballe sous l'Inquisition, à la fondation du monastère de San Pere de Burgal au IXéme siècle,  vers la cité du Vatican et Anvers, Auschwitz-Birkenau et aussi qui nous commente le Barcelone contemporain tout en poursuivant l'histoire d'un instrument de musique: une saga au rythme dilaté de confusions spatio-temporelles liées à la maladie d'Alzheimer.
 
"L'homme qui aimait les chiens" nous raconte les vies parallèles de Trotski et de son assassin Ramón Mercader , traversant la guerre d'Espagne et la Révolution russe, cette grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus à Cuba. Une palpitante histoire signée Léonardo Padura. 
 
"Trois tristes tigres", formidable mosaïque de l'écrivain Guillermo Cabrera Infante où le langage parlé populaire de La Havane nocturne, les multiples effets stylistiques et jeux langagiers (paronomases, argot, effets accumulatifs, parodies d’écrivains …) dominent, et, au vu des difficultés "joyciennes" auxquelles il a été confrontées, ont donné tout autant un travail considérable qu'une réelle liberté de créativité au traducteur Albert Nensoussan.

 
 
*** 
 

et une pensée pour celles et ceux qui ont accompagné d'une façon ou d'une autre nos vies et qui nous ont quitté cette année: l'écrivain Pierre Guyotat, le pianiste Mac Coy Tiner, le producteur Marc Zermati, l'artiste Carole Finer du Scratch Orchestra, Gilles Lapouge,  Ennio Morricone, Krzysztof Penderecki, Harold Budd, Mory Kanté, Hal Willner, le formidable acteur Michael Lonsdale et l'inoubliable Juliette Gréco ... et notre amie Dominique Ponty formidable pianiste interprète de Moondog.

  

<"<">">

et toujours le glossaire maintenant complet, sous réserve d'additifs à venir...




after this dreadful 2020 year

après cette sinistre année 2020

***°ø••--    our best vibes for 2021    --••ø°***

***

25/02/2020

Kárhozat


Composée par Mihàly Vig et chantée par la formidable actrice Vali Kerekes, une des plus belles ritournelles que j'ai écoutée, dans le "Titanik Bar" du film "Damnation" (Kárhozat) de Béla Tarr.

One of the most amazing ritornello I ever listened to, in the Titanik Bar.
From the beautiful movie "Damnation" (Kárhozat) by Béla Tarr.
Sung by the actress Vali Kerekes on the nostalgic and minimalistic Mihàly Vig's music.


  


une critique du film <<<ici>>>
a review (in french) about the movie  <<<here>>>



¶«¡!===...
 

10/12/2019

Soy Cuba



un des plans-séquence des plus impressionnant et spectaculaire de l'histoire du cinéma
tourné par Mikhail Kalatozov en 1963



et la fameuse scène des funérailles


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23/11/2019

Anjo house



Setsuko Hara, née en 1920, est une célèbre actrice japonaise proche de Ozu, décédée en 2015.
Surnommée la "Greta Garbo" japonaise, elle débute sa carrière dans les années 30 et joue dans des films de Akira Kurosawa, Mikio Naruse et Yasujiro Ozu pour qui elle devient muse et avec qui elle entretient une relation intime. Elle n'a jamais répondu à une interview, et a arrêté sa carrière à l'âge de 43 ans, l'année de la mort de Ozu.

Setsuko Hara, born in 1920, is a famous Japanese actress close to Ozu, who died in 2015.
Nicknamed the "Greta Garbo" Japanese, she began her career in the 30s and plays in films by Akira Kurosawa, Mikio Naruse and Yasujiro Ozu for whom she becomes a muse and with whom she has an intimate relationship. She never answered an interview, and stopped her career at the age of 43, the year of Ozu's death.



Ici la splendide séquence finale du film "Le bal de la famille Anjo", réalisé en 1947 par  Kozaburo Yoshimura, qui narre la ruine et le déclin d'une famille aristocratique dépossédée de ses titres par l'abolition de la noblesse, dans une thématique similaire à celle de l'inégalable  "Salon de musique" de Satyajit Ray.
Superbe film tragique à la bande son optique qui nous laisse entendre le grain puissant de la pellicule (comme on l'aime), tout comme un tango final émouvant.

Here is the splendid final sequence of the movie "A ball at the Anjo House", directed by Kozaburo Yoshimura in 1947, which narrates the decline of an aristocratic family dispossessed of its titles by the abolition of the nobility, in a similar thematic to that of Satyajit Ray's unequaled "Jalsaghar". 
Superb tragic film with an optical soundtrack that lets us hear the grain of the film, as well this touching final tango.




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09/10/2019

An untitled film


David Gladwell, editor for some of Lindsay Anderson' movies, directed this short, using a 200 frames by seconds technical to depicte beautiful pastoral scenes.
An amazing slow speed pictures with strange music composed by the British electronic music pioneer Ernest Berk  who founded a private experimental studio in the late 50s to provide electronic music for the Modern Ballet Group.

A British Film Institute production from 1964.

to look at with full screen

16/09/2019

Jean Raine, acousticons et sonotones

"Il faut que je survive à ma tendre jeunesse pour que je sache enfin que le surréalisme fut
il fut mort bien longtemps mais laisse des adresses à présent où les morts ne se sont pas complus"


Jean Raine (1927-1986) est un peintre, poète, écrivain et cinéaste belge.


Il rencontre Pierre Alechinsky au milieu des années 40 et grâce à leur amitié, il participe en tant que poète et cinéaste à l’aventure du groupe CoBrA. Il rédige notament les commentaires du film "Perséphone", 
le seul film CoBrA réalisé par Luc de Heusch. 
Il publie des textes dans plusieurs numéros de la revue 
et organise Le Festival du film expérimental et abstrait lors de la deuxième exposition d’art expérimental CoBrA au palais des beaux-arts de Liège en 1951. 



Très intéressé par le surréalisme, il rencontre à Bruxelles René Magritte, puis à Paris,
il rend visite à André Breton 
qui lui fait connaître le docteur Pierre Mabille
avec lequel il réalise son premier film documentaire sur le Test du Village.

Il est l'ami de Marcel Broodthaers, Théodore Kœnig, Kenneth Anger.

En tant qu'ancien patient de l'Institut de psychiatrie de l’hôpital Brugmann, Jean Raine fait partie des fondateurs du "Club Antonin Artaud" en 1962. En proposant comme thérapie la pratique d’une discipline artistique, ce club s’inscrit dans le courant de la déshospitalisation psychiatrique.


https://jeanraine.com/


De nombreux documents sonores et visuels à consulter sur son site
Jean Raine documents

Et entre autres, en 1949, un texte sur le son au cinéma: Acousticons et sonotones

20/06/2019

Cassis

Cassis is a little town, down south of France on the eastside of Marseille, 
along the "Mer Méditerrannée" on the begining of what is called "French Riviera".



Jerome Hill (1905 – 1972) was an American filmmaker and artist.


Beginning in the 1930s, Jerome Hill made his main residence in Cassis, a scenic port town on the Mediterranean Sea, in front of the dramatic cliffs of Cap Canaille. Cassis became the heart of his creative life, the inspiration for many of his paintings, a backdrop for his films, and the center of his social and artistic life.

In Cassis, Jerome Hill began experimenting with film and motion picture cameras. 
Filmmaking soon became 
his main artistic activity, in addition to painting and music composition.

Film Portrait (1972), his masterwork and cinematic memoir, is a diary film in which he presents his life and milieu through old home movies and newly-staged scenes, many hand-colored and animated.


and "Cassis" is a 1950' movie as an autobiographic sketch



***