" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

Affichage des articles dont le libellé est Heiner Goebbels. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Heiner Goebbels. Afficher tous les articles

01/06/2024

I went to the house...



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 as a tribute to Kafka, dead one century ago! the 4 of june 1924,
 
"I went to the house but did not enter", an excerpt of the piece by Heiner Goebbels
with Hilliard Ensemble - 2008
Texts by T.S.Eliot, Maurice Blanchot, Franz Kafka and Samuel Beckett
 
“Le regard ne s'empare pas des images, 
ce sont elles qui s'emparent du regard. 
Elles inondent la conscience.”
 
 
!!!___---___!!!

08/01/2022

Cassiber 1982

http://en.wikipedia.org/wiki/Cassiber

A very early concert of  the avant-garde group Cassiber, one of my very respectfull band from these 80s.
with Heiner Goebbels, keyboards,
Chris Cutler (from Henry Cow) on drums,
Alfred Harth on sax
& the amazing voice and devices of Christoph Anders.

"...Cassiber (1982/1992) managed to fuse materials and attitudes drawn from experimental rock, fringe jazz, punk, pop, plunderphonics, improvisation, close structure and musique concrete with an energetic and complex form of studio (and then concert) composition that was unique in its combination of diverse experimental approaches to form with a risky, emotional and expressive mode of execution..."

discography


11/12/2021

Heiner Goebbels - Surrogate

 


 

 

A piece composed by Heiner Goebbels titled "Surrogate" (1994)

 

 

 

 

a trio version in 2014  for piano, percussion & voice with a text by Hugo Hamilton

Laura Mikkola, piano, Kazutaka Morita, percussion & Hannu-Pekka Björkman,voice

 

more about Heiner Goebbels

*<I>*<I>*

16/02/2017

Herakles 2


"Herakles 2" is a music for 5 brass instruments, drum and sampler
composed by Heiner Goebbels in 1992
Commissioned by the Ensemble Intercontemporain, it was first released in Paris,
then on the 1993 ECM record interpreted by Ensemble Moderne.

The title was taken from prose text in Heiner Muller's play "Zement" which describes Hercules' second task, his struggle with the Hydra.
The structure of the music is inspired by the architecture of the text.

"For a long time, he believed he was still walking through the woods, in the stupefying hot winds that seemed to blow from all directions, making the trees twist like serpents in the immutable dusk, following a barely visible spoor of blood on the steadily shifting ground, alone in his battle with the beast..."

Here live in concert in Hannover, Germany
29th of March 2012
with the music brass Ensemble Schwerpunkt


other Heiner Goebbels' works on "Beyond the coda" : <<<>>>

04/06/2016

Stifters Dinge

 

Heiner Goebbels' "Stifters Dinge" is a piece for piano without the piano player, a theater piece without any actors, a piece for theatrical effects and mechanics (2007).

"Stifters Dinge" (littéralement "Les choses de Stifter") est une oeuvre pour piano sans
pianiste mais avec cinq pianos, une pièce de théâtre sans acteur, une performance sans
performer – un non one-man-show ou peu importe la dénomination que l’on choisira. Avant
tout, il s’agit bien d’une invitation faite aux spectateurs à entrer dans un monde fascinant,
plein de sons et d’images, une invitation à voir et à entendre. Au coeur de tout cela, une
attention est portée aux choses qui, dans le théâtre, ne jouent qu’un rôle illustratif, le plus
souvent comme décor ou comme accessoire, mais qui sont ici les personnages principaux : la lumière, les images, les bruits, les sons, les voix, du vent et du brouillard, de l’eau et de la
glace...
Il existe dans ce travail – et le titre l’indique – des points de rencontre avec les textes
d’Adalbert Stifter, un romantique de la première moitié du XIXe siècle...
... Stifter écrit comme un peintre peint, et si le traitement du récit s’efface devant des passages souvent qualifiés d’ennuyeux de sa description de la nature, c’est la conséquence d’un respect à l’égard des choses : elles exigent du lecteur le temps nécessaire à leur perception détaillée – comme si le lecteur qui entend traverser le texte devait d’abord traverser la forêt. Les choses et les matières parlent d’elles-mêmes, souvent les personnages ne sont qu’ajoutés, sans être les sujets qui dominent leur histoire. Avec des procédés de ralentissement intentionnel et de répétition ritualisée, une modernité apparaît chez Stifter, dont la radicalité offre aujourd’hui au lecteur des propositions contemporaines.
Adalbert Stifter s’attache à cette posture, sans chercher mettre en scène ses récits ou les
objets qu’il décrit. L’installation performative (durée environ 75 min.) considère ses textes
comme un défi pour aller à la rencontre de l’Autre et de forces dont nous ne sommes pas les maîtres, comme un plaidoyer pour être disponible et permettre à des critères et des jugements différents des nôtres de devenir des références – aussi bien dans la rencontre avec des ordres  culturels qui nous sont inconnus que vis-à-vis de catastrophes écologiques, que Stifter n’a cessé de décrire en détail." 


05/03/2015

Surrogate cities


"Surrogate cities" is a composition in seven parts of Heiner Goebbels, for two solo voices and large orchestra.
In his orchestra cycle, Heiner Goebbels sketches the portrait of an imaginary metropolis.
It takes its impulses from texts, drawings, and structures of city maps, using sounds from Berlin and New York, Tokyo and St. Petersburg. 


With Heiner Goebbels' comments, excerpts of the piece in three parts, 
the 2005's version at Teatro La Fenice in Venice, opening the Music Biennale,
with the two amazing voices of Jocelyn B.Smith and the unforgetable virtuosic David Moss.