Exciting memories !
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
08/03/2026
Hope for happiness
Exciting memories !
24/08/2025
Flashes rouges
"Flashes rouges"
Un film expérimental de Marc'O et Geneviève Hervé réalisé en 1978.
A ne pas manquer l'excellent livre/interview de Marc'O réalisé par Gérard Berréby, fondateur des Éditions Allia. Ce livre intitulé "L'art d'en sortir", publié peu de temps avant le décès de Marc'0, nous parle de ce film et fourmille également de nombreux formidables détails et documents sur le parcours artistique de Marc'O (Marc-Gilbert Guillaumin de son vrai nom), autant dire sur la vie de nombreuses avant-gardes artistiques des années 50 jusqu'aux années 90, et plus encore. On y croise entre autres Boris Vian, Guy Debord, les lettristes, Isidore Isou, Maurice Lemaître et François Dufrêne, André Breton, Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti, Jacques Higelin, Élisabeth Wiener, Jean Eustache, Jacques Lacan, Godard, Jean-Jacques Schuhl, André S. Labarthe et de très nombreuses autres personnalités artistiques.
Ci-joint, un extrait de cet ouvrage relatif à "Flashes Rouges"
2 extraits de la comédie-rock "Flashes Rouges" en mai 1979, avec la formidable Catherine Ringer au chant, avant qu'elle ne soit connue avec Rita Mitsouko.
XXX
_!!-!!_
04/02/2024
Phallus Dei
"Phallus Dei", premier disque du groupe allemand Amon Düül II, pionnier du "Kraut-Rock".
Amon Düül était une communauté artistique, engagée politiquement, et fondée en 1967 à Munich. Issue de cette communauté, deux groupes musicaux distincts sont créés, Amon Düül I, groupe à géométrie variable et Amon Düül II ayant une plus grande ambition et réunissant des musiciens aux idées différentes. Emergence de la scène expérimentale allemande, ils furent, à l'époque, souvent comparés à Pink Floyd.
Leur premier disque "Phallus Dei" comportait un titre éponyme occupant une face entière du vinyl, chose rare à l'époque.
“Phallus Dei” is the first LP by the German band Amon Düül II, pioneer of “Kraut-Rock”. Amon Düül was an artistic community, politically engaged, founded in 1967 in Munich. Coming from this community, two distinct musical groups were created, Amon Düül I, a band with variable geometry and Amon Düül II having greater ambition and bringing together musicians with different ideas. Emerging from the German experimental scene, they were, at the time, often compared to Pink Floyd. Their first disc "Phallus Dei" included an eponymous title occupying an entire side of the vinyl, something rare at the time.
10/12/2023
Sync & Mechanical principles
2 experimental movies relating to machinery, mecanics and visual perception.
"Sync" by Max Hattler (2010)
Max Hattler is a media artist working primarily with animation and audiovisual performance. His work explores the relationships between abstraction and figuration, aesthetics and politics, sound and image, precision and improvisation, being able sometimes to create powerful political statements while eschewing the traditional constraints of narrative, choosing a poetics of implication over the mere construction of a discourse.
He created the kaleidoscopic political short films "Collision" (2005) and "Spin" (2010), many other works and this psychedelic animation loops "Sync".
***
"Mechanical principles" by Ralph Steiner (1933)
Ralph Steiner (1899 – 1986) was an American photographer, pioneer documentarian and a key figure among avant-garde filmmakers in the 1930s. He probably has been the first American abstract film-maker, with "H2O" (1929), an ode to water, followed by other experiments, sometimes of a political nature when he joined Nykino, a loose coalition of New York-based cinematographers who pooled footage for use in left-wing newsreels shown at worker's rallies, conventions and during strikes.
<+__I__+>
01/11/2022
ICI: No Tongues
"ICI" est le troisième album du groupe No Tongues. Quatre instrumentistes qui s'étaient tournés en 2017 dans la recréation instrumentale d'un répertoire vocal ancestral compilé dans la fameuse anthologie "Les voix du monde", publiée par Harmonia Mundi en 1996.
Leur deuxiéme disque "Les voies de l'Oyapock" avait été créé après 3 semaines de résidence en Amazonie en août 2018, à la rencontre des amérindiens Teko et Wayampi des villages de Camopi et de Trois Sauts, situés à une journée de pirogue sur le fleuve Oyapock, à la frontière entre le Brésil et la Guyane. Vaste travail de collectage sonore et ateliers de musique leur avait permis de s'immerger pleinement dans les cultures locales, dans la vie et les sons de la forêt et du fleuve.
Toujours fidèles aux Productions du Mouflon, leur nouvel opus "ICI" se démarque des précédents par une forme d'une nouvelle forme de psychédélisme, quelques moments de transes bruitistes et un groove certain. Evoquant parfois Albert Ayler, Ghédalia Tazartés, Glenn Branca, les climats de Throbing Gristle et d'autres encore!
No Tongues: le "new folk des années 20" ? A suivre...
"ICI" is the third album by the french band No Tongues. Four instrumentalists who had worked in 2017 in the instrumental recreation of an ancestral vocal repertoire compiled in the famous anthology ""Les voix du monde", published by Harmonia Mundi in 1996.
Their second record "Les voies de l'Oyapock" was created after a 3-week residency in the Amazon in August 2018, meeting the Teko and Wayampi Amerindians located a day's journey by canoe on the Oyapock River, on the border between Brazil and Guyana. Extensive work of sound collection and music workshops had allowed them to fully immerse themselves in local cultures, in the life and sounds of the forest and the river.
Always faithful to Productions du Mouflon, their new opus "ICI" stands out from the previous ones with a new form of psychedelism, a few moments of noisy trances and a sure groove.
No Tongues: the "new folk of the 20s"? To follow!
L'album "ICI" avec la présence de quelques sons divers comme le son de la bruine sur un velux, les abeilles de Patrick, une horloge parlante, un enfant qui fait Grrr, un déchargement de ferraille, un TGV, des mélodies populaires, les clochettes d'un troupeau ... entre autres!
No Tongues avec Alan Regardin (trompette et autres objets sonores), Ronan Courty (contrebasse et synthétiseur), Matthieu Prual ( saxophones et clarinette) et Ronan Prual (contrebasse et percussions)
& des invités pour ce troisième album: Linda Olàh, Isabel Sörling, Elsa Corre et Loup Uberto.
"ICI" : sortie du CD le 25 novembre 2022
un post à propos d'ICI sur le Drame de Jean-Jacques Birgé
& sur l'émission "Epsilonia" (Radio Libertaire): 2 heures à écouter en compagnie des musiques de No Tongues et leurs ami(e)s
-_I_-
11/11/2021
Eclectic musical news
A few issues from these days and this past year...
from minimalism to psyche-fuzzy, fieldworks to story telling, film score and medieval ambiant.
REVOLVER New compositions by Kate Moore on Unsounds' dutch label
cool and unfurling melodies for violin (Anna McMichael), harp (Genevieve Huppert), cello (Rowena MacNeish), dble bass (Kirsty McCahon) and percussion (Bob Scott) - october 2021
-----------------------------------------------------------
alternative psyche-fuzzy and dreaming songs with the Estonian singer Triinu Tammsalu (guitar & vocal), Juliette Sedes (Violin), Brent Olds (bass) and Justin Dagot & Emmanuel Demangeon (drums) - december 2020
-----------------------------------------------------------
OCTOBER SOUNDS by Laura Cannell & Kate Ellis with Adrian Crowley, Milène Larsson & Chris Watson
incredible nocturnal forest recorded by Chris Watson, a new and specially written chilling New York based story from
Adrian Crowley and a trio for a retelling of a
Swedish folk tale - October 2021
-----------------------------------------------------------
FOSCADH , a movie score by Sin Fang, the Icelandic musician and member of the band Seabear
the film’s plot: a man alone after the death of his overprotective parents, suddenly forced to navigate life on his own. movie' details & a music's review on a closer listen - december 2021
-----------------------------------------------------------
SEN by the Slovak composer Adrián Demoč
using a medieval instrumentation (cornetto muto, viola da gamba, organ, gittern, plectrum lute and gothic harp), 3 peacefull pieces under the influence of Morton Feldman - november 2021
-----------------------------------------------------------
The new LP "Didone" is a work articulated around the voice(s), the reconfiguration and recombination of
identities, where every specific sense of belonging melts into an
indistinct swarming of possibilities - march 2021
With Giulia Zaniboni (voice), Dan Kinzelman (tenor sax, flute), Luca Perciballi (electric guitar and acoustic guitar), Glauco Salvo (electric guitar, banjo), Simone Sferruzza & Andrea Grillini (drums)
..*_I-o-I_*..
17/12/2019
Onde Rotation
Dans ce flux continu d'ondes qui nous environne,
A ce stade, un autre type de message et d'information sonores devrait pouvoir nous être révélé ...
un travail d’expérimentation à partir d’une pratique indissociée des arts visuels et de la musique.
À partir de dispositifs installés, son travail propose des situations d'écoute d'amplification sonore et visuelle
à travers la réalisation de parcours ou d’espaces d’immersion.
Il se produit régulièrement en concert en solo mais aussi avec Jac Berrocal, David Fenech, Samon Takahashi
et bien d'autres.
Il est par ailleurs un des "4 fantastics" de l'émission Epsilonia
05/04/2018
In a wandering world
Editing : Alban Barré
16/03/2018
Obsolete
j'aimerai, pour ma part, convoquer un autre Jean-Jacques qui a fixé les beautés de la femme mêlées aux plaisirs opiacés, les fulgurances de la nuit, et sa passion pour la musique (plus particulièrement les Rolling Stones) mais aussi la dureté d'univers visionnaires parano proches de ceux de William Burroughs, sans oublier quelques évocations de Mai 68,
je veux parler de Jean-Jacques Schuhl qui publie en 1972 chez Gallimard un court premier récit devenu culte intitulé "Rose Poussière"
"Rose Poussière" dont la lecture, pour moi, a toujours été associée à l'écoute de ces autres figures de l'époque que sont "La fille de l'ombre" (Zelda?) et sa "Chrysler rose", séminal opus de Dashiell Hedayat, hétéronyme de l'écrivain Jack-Alain Léger, avec son disque "Obsolete", LP culte de ces early 70s, réalisé avec le groupe Gong au meilleur de sa forme.
est-ce à dire qu'une poussière rose, au travers de son existence, deviendrait obsolète?
27/02/2018
Normil Hawaiians
Normil Hawaiians is an english band formed in 1982 who have their first "More wealth than money" album re-issued this last december.
to re-discover.
Described by the press upon its release in 1982 as an "absolutely mesmerising double album travelling through progressive rock, via industrial folk to freaky art-punk whilst sounding delightfully coherent" and "a huge slab of mindblowing dark psychedelia" the album was critically acknowledged for its peculiarly British kosmische.
label source: upset! the rythm
"hmm – now where were we?"
"returned..."?
...
Travelling west
& "goin down ..."
12/01/2018
France

According the compositions with the architectural suroundings, Yann Gourdon plays amplified hurdy-gurdies with the band France, a trio composed with Matthieu Tilly on drums & Jérémie Sauvage on electric bass guitar.

"as musician, composer and sound artist, I consider vibratory fields and perception as a medium. My work focuses on the observation of acoustic phenomena in dynamic relation with the environment - architecture / landscape." Yann Gourdon
more infos on Yann Gourdon as sound artist: here
to listen to this amazing obsessed live piece by France
in Paris last september 2017 at La Maroquinerie
thanks to NiloNilaz channel
25/10/2017
San Francisco

"San Francisco" (1968) is a movie directed by the experimental film-maker Anthony Stern, born in Cambridge, England in 1944.
To be seen as a psychedelic explosion of iconic imagery seen from the perspective of this English director, at the time of Flower Power, anti-Vietnam protest and counterculture.
As Syd Barrett was a friend of Anthony Stern, the soundtrack is an amazing unreleased version of Pink Floyd’s "Interstellar Overdrive" .
"Anthony Stern était l’un des secrets les mieux gardés de la cinématographie anglaise. La Cinémathèque française lui offre sa première rétrospective. Camarade de classe de Syd Barrett et de David Gilmour, assistant de Peter Whitehead, Anthony Stern a réalisé certains des plus beaux poèmes documentaires des années 60 et 70, à la fois sensuels, endiablés et railleurs. Son sens du rythme hors du commun continue de dynamiser ses films récents, montage des rushes tournés en 16mm dans l’Afghanistan de 1971, ou festival de Jazz à Cuba. Aujourd’hui célèbre en tant que maître-verrier, Anthony Stern nous offre aussi des images totalement inédites de Mick Jagger et autres icônes musicales."
in program of a retrospective in 2008 by French Cinemathéque in Paris
11/09/2017
Souffle Continu records
"Souffle Continu" est avant tout une boutique de disques bien connue créée par Théo Jarrier & Bernard Ducayron à Paris: un haut lieu de diffusion des musiques improvisées, avant-gardes en tous genres, free-jazz, ambient, musiques électroniques et excentriques inclassables.
Ils créent leur propre label "Souffle Continu records" en 2014.
Celui-ci consiste principalement en rééditions de catalogues des années 70, et plus particulièrement du label culte Futura label créé en 1969 par Gérard Terrones.
"Souffle Continu" is basically a famous record shop managed by Théo Jarrier & Bernard Ducayron in Paris.
They created their own record label "Souffle Continu records" in 2014.
It consists of a lot of famous re-issues from the 70s catalogues,
particularly from the legendary and cult Futura label which was created by Gérard Terrones in 1969.

Dans le plus pur esprit des années 70, traversant les musiques psychédéliques, le free jazz, le rock oblique, la musique électronique et industrielle, ces rééditions rassemblent de nombreux artistes français, tous ouverts à l'expérimentation:
Barney Wilen, Cohelmec Ensemble, Heldon & Richard Pinhas, Jac Berrocal, Emmanuelle Parrenin, Horde Catalytique pour la fin, Patrick Gauthier, Red Noise, le guitariste Jean-François Pauvros en duo avec Gaby Bizien, Mahjun, Jean Guérin, Bernard Vitet & Jean-Jacques Birgé & Francis Gorgé (les trois membres de l'inclassable "Un drame musical instantané") ... et bien d'autres.
Crossing the psychedelic aera, the free-jazz, the hybrid rock & the electronic and pre-industrial music...
to be short, the pure atmospheric spirit of the 70s,
these re-issues collect different french artists and musicians who were "open-minded" to experimental processes as Barney Wilen, Cohelmec Ensemble, Heldon & Richard Pinhas, Jac Berrocal, Emmanuelle Parrenin, Horde Catalytique pour la fin, Patrick Gauthier, Red Noise, the famous guitar player Jean-François Pauvros with Gaby Bizien, Mahjun, Jean Guérin, Bernard Vitet & Jean-Jacques Birgé & Francis Gorgé (all these three musicians founders & members of "Un drame musical instantané") and others...
3 nouveautés cet automne / 3 new issues this autumn
"No Man's Land" & "Pays noir" - Jean François Pauvros et Gaby Bizien - 1976
"La nuit est au courant" - Jac Berrocal - 1990
"La musique n'est que de l'air en vibration, elle est présente tout autour de nous et cela en permanence... Cependant, il est possible à travers une démarche artistique, d'appréhender des sons et de tenter de les travailler ou pas, à l'aide d'outils, d'ustensiles, d'instruments et d'en faire quelque chose qui pourrait révéler de l'émotion. La musique peut être aussi un langage universel, peut donc s'écrire et se lire, s'improviser ou se transmettre par tradition orale. Il faut toutefois garder en mémoire que la musique n’est pas seulement un art, mais aussi une image de la transformation du monde et de soi-même. Dans sa pratique, la musique doit permettre une ouverture à la perception du son, à la joie pure de l’art et de la vie elle-même."
Théo Jarrier in Dmute blog
Jean-François Pauvros & Gaby Bizien in 1976
for the "No man's land" LP
"A kind of French no wave ahead of its time!" (Philippe Robert).
une interview intérressante de Théo Jarrier (en français) sur "Le son du grisli"
&
quelques musiques de la collection à écouter:
Heldon - 1976
Gorgé & Birgé - 1974
Majhun - 1973
ENJOY!
and thanks to Théo and Bernard to make us re-discover all these jewels
"Souffle Continu records" soundcloud
28/06/2017
Why are we sleeping?

"Why are we sleeping?"
the well known song from the debut album of Soft Machine (1968), when Kevin Ayers was its bass player.
Here, later in 1970, live at the Tavern with the young Mike Oldfield and the great Lol Coxhill on saxophone...
30/09/2016
Concerto mécanique pour la folie

"Concerto mécanique pour la folie" - ou "la folle mécamorphose" - est un film de 1963 faisant partie du fonds Eric Duvivier. Ce fonds est constitué de films réalisés en partenariat avec des laboratoires médicaux dont le laboratoire Sandoz.

avec Jacques Igelin (Higelin) et Dominique Grange
Jacques Higelin est un chanteur français et Dominique Grange, chanteuse et comédienne, est connue pour sa participation active aux événements de Mai 68 en France lui faisant abandonner la chanson de variétés au profit de textes libertaires et contestataires.
Collaboration artistique : Erró
avec la voix de François Dufrêne
Les musiques utilisées sont malheureusement inconnues et non génériquées.
La maladie mentale par rapport à l'action d'un monde mécanisé. Illustration très libre et sur le mode symbolique de ce qu'on peut appeler "l'aliénation de l'homme par sa propre production, la machine" et qui lui ôte la possibilité de distinguer ce qui est objectif de ce qui est subjectif. Mécanisé à son tour, l'être humain cherche à fuir ce monde qui l'accable. Se pose alors le problème de sa difficile adaptation à la nouvelle situation technique créée.
"Concerto mécanique pour la folie" fut projeté en France en 1967 dans les salles "Art et Essais" au sein d'une compilation de 4 films intitulée "Hallucinations" puis est sorti en salle sous cette forme en 1971.
Ce film est aujourd'hui régulièrement associé à l'univers de l'artiste Erró.
17/07/2016
Bath tube concert

Psychedelia & Krautrock
Tangerine Dream filmed in a 1969's concert - "the bath tube" concert - in Berlin at the St. George Fountain in the courtyard of a restaurant on Potsdamer Strasse.
The fountain now sits in Hindemithplatz, as the restaurant was torn down years ago, and the area is now a generic looking shopping district.
with Edgar Froese (1944/2015), guitar & Klaus Schulze, drums & "Happy" Dieter on bass. No one seems to know who "Happy" Dieter was.
This fragment was part of a programme about krautrock by WDR, the west german broadcasting televised way back in 2007.
20/06/2016
Octopus
The LP album was released in january 1970.
And "Octopus" EP, released in november 1969 is known as the only single of Syd.

Lyrics
Trip, trip to a dream dragon, hide your wings in a ghost tower
Sails cackling at every plate we break
Cracked by scattered needles the little minute gong coughs and clears his throat
Madam you see before you stand, hey ho, never be still
The old original favorite grand, grasshoppers green Herbarian band
And the tune they play is "In Us Confide"
So trip to heave and ho, up down, to and fro', you have no word
Please leave us here, close our eyes to the octopus ride!
Isn't it good to be lost in the wood
Isn't it bad so quiet there, in the wood
Meant even less to me than I thought
With a honey plough of yellow prickly seeds
Clover honey pots and mystic shining feed
Well, the madcap laughed at the man on the border, hey ho, huff the Talbot
"Cheat" he cried shouting kangaroo, it's true in their tree they cried
Please leave us here, close our eyes to the octopus ride!
Please leave us here, close our eyes to the octopus ride!
The madcap laughed at the man on the border, hey ho, huff the Talbot
The winds they blew and the leaves did wag
They'll never put me in their bag, the seas will reach and always seep
So high you go, so low you creep, the wind it blows in tropical heat
The drones they throng on mossy seats, the squeaking door will always squeak
Two up, two down we'll never meet, so merrily trip forgo my side
Please leave us here, close our eyes to the octopus ride!"
In France, the single, very rare, gained a picture sleeve, which had the drawing of an octopus on it.
28/10/2015
La vieille grille
Probably one of the earlier performance of Gong in 1968 at the club "La vieille grille" in Paris (France).
Gong was formed in 1967 by Daevid Allen, who, after he was founding Soft Machine in 1966, was denied to entry again to the United Kingdom because of a visa complication.
with Daevid Allen: guitar and vocals
Gilli Smyth & Ziska Baum: vocals
Loren Standlee: flute
& the unknow pretty woman in the audience could be the french singer Marie Laforêt?
01/09/2015
Mescaline et musique
Et il inventorie les sons à chercher pour illustrer le film "Images du monde visionnaire", un film pédagogique réalisé par Eric Duvivier et Michaux lui-même produit en 1963 par la compagnie pharmaceutique suisse Sandoz et interdit par la censure à sa sortie.
20/06/2015
Prisoners Go Go band
Prisoners Go Go Band - Live! At the Butchery with Special Guests On Fire!
Yunus Momoniat : basse, voix, cordes, synthétiseur, percussions, piano, bandes
Igbal Momoniat : batterie, voix, synthétiseur, percussions, radio
Neil Goedhals : guitare, synthétiseur, batterie, voix, orgue, saxophone
Lp - Cheep Records - South Africa - 1982
Lp - S-S Records - Usa - 2011
"Prisoners Go Go Band" sont à Johnny Clegg ce que The Door and The Window sont aux Clash et "Live! At the Butchery with Special Guests On Fire!" aurait du résonner jusqu'à nous bien avant, condamné comme d'autres à l'ultra confidentialité pour raisons tant pécuniaires que politiques, partageant la tombe du Panthéon des génies oubliés du do-it-yourself-post-punk-pop à tendance expérimentale semi-improvisée tels Performing Ferret Band, The Wildings ou autre Udder Milk Decay.
Enfin rééditée, cette perle de l'underground Sud-Africain mérite le titre de (re)découverte de ces 10 dernières années (j'exagère à peine).
Evacuons d'entrée l'exotisme facile et ethnocentré : la musique de "Live! At the Butchery with Special Guests On Fire!" n'a rien d'exotique et l'urbanité rêche de Johannesburg ne semble pas si loin du Londres ou du Berlin de ces années. Au lieu d'une Margaret Thatcher ou de néo-nazis d'outre Rhin en ligne de mire, c'est à mots couverts, formulations poétiques et allusions subtiles propres à toute création underground sous dictature (on pense au tropicalisme brésilien, au rock tchécoslovaque, au punk en Rda, etc.) que les titres ou les (rares) paroles visent un certain John dans "The South Africans" (Le premier ministre durant les émeutes de Soweto John Vorster?), les abus des personnels pénitentiaires dans "Talking to the warden's wife", le quasi esclavagisme des mineurs dans "Gold and bars" ou encore militent aux côté des ouvriers de la viande dans "Meatworkers strike a light" (référence à la grève gigantesque qui paralysa un an le pays en 1980).
De multiples références sautent aux oreilles telles This Heat, Faust, Can, Dome, The Decayes, mais aussi l'esthétique lo-fi / low budget de LAFMS, le meilleur du post-punk DIY anglais et quelques touches d'improvisation à la Incus ou Bead Records ; le name dropping tentant surtout ici d'affilier "Prisoners Go Go Band" à une famille à laquelle ils méritent d'appartenir puisqu'à l'écoute ces influences à peine esquissées sont vite dévorées par l'invention d'un son, presque sale, qui leur est propre.
Certains témoins de l'époque attestent de la volonté du trio d'écorcher leur son à la limite de la saturation, de travailler par effacement jusqu'à un substrat "résiduel" ensuite amplifié, tel que le décrit Neil Goedhals, l'Afrikaner de service, dans un entretien, avouant l'influence de la réflexion de John Cage sur la nature du bruit ainsi appliquée au rock par le groupe comme l'eût fait Penny Rimbaud aux premières heures de Crass.
Musique radicale donc, comme les conditions qui entouraient le trio mixte lorsqu'il expérimentait caché 6 ans durant pour accoucher finalement d'un album enregistré en 1981 et sorti très discrètement en 1982. Non seulement la mixité raciale était passible de moult emmerdements mais le simple fait de faire de la musique "dégénérée" titillait les censeurs et la jouer en public difficilement envisageable. Quelques formations expérimentales "blanches" anti-apartheid existaient tant bien que mal, comme Happy Ships, Kalahari Surfers ou les pionniers du prog-psyché Freedom's Children mais, aucune à ma connaissance, mixte. Il va sans dire que la diffusion dans de telles conditions a pu être un souci et que les distributeurs et les radios ne se sont pas rués dans cette aventure malgré elle subversive.
On sait grâce au web, copié-collé ici sans vergogne, que Neil Goedhals, artiste sans concession faisait se catapulter Dada et le conceptualisme dans ses œuvres visuelles, qu'il fût à l'origine du groupe art-rock KOOS avec Kendell Geers et surtout qu'il se suicida comme un ultime acte de dé-création en août 1990, moins d'un an avant l'abolition de l'apartheid. On sait que les deux frères Yunus et Igbal Momoniat vivaient à Lenasia, le township exclusivement indien au sud de Soweto et à 35 kilomètres de chez Neil Goedhals. On sait que tous trois furent étudiants à WITS (Witwatersrand University), université qui avait la particularité durant l'apartheid d'accueillir également des étudiants noirs en nombre limité et qui a formé l'élite noire du pays (dont Nelson Mandela) et qu'elle fût la première déségréguée. On sait que pour la première fois 300 étudiants blancs de WITS défilèrent dans le centre-ville pour protester contre la répression meurtrière à l'encontre des écoliers de Soweto. On devine que Goedhals et les frères Momoniat s'y soient rencontrés comme on suppose que l'ancien activiste Ismail Momoniat, aujourd'hui figure importante du gouvernement soit un parent de ces derniers. On sait que la communauté indienne a été d'une importance décisive dans la lutte contre le régime de P. W. Botha. On sait encore que Yunus est aujourd'hui un journaliste politique influent, fidèle au Mail & Guardian, anciennement The Weekly Mail, premier hebdo anti-apartheid, mais de l'autre frère, Igbal, on perd la trace dans les années 90 au Zimbabwe où il exerçait semble-t-il le non moins digne métier d'ingénieur du son.
Ajoutons que d'après certaines sources, moins de 100 copies ont circulé, et vous l'aurez compris, outre l'excellence musicale, cet ovni compile tous les atouts de l'objet de culte, voire l'étendard d'une révolte après-coup, que l'heureuse initiative du label S-S Records rend désormais accessible au monde libre.
Samon Takahashi - juin 2015
Acheter la réédition ICI
Prisoners Go Go Band - Live! At the Butchery with Special Guests On Fire!




























