Avec des archives du XXéme siècle de Palix, une dérive sonore avec des cloches, une guitare électrique, le cimetière Staglieno di Genova, des extraits du film ”Le salon de musique” de Satyajit Ray, Kirsten Flagstad, Jean Sibelius, le ferry Guerveur, le film ”Au bord de la mer bleue” de Boris Barnet, le ”Carmen” de Georges Bizet, Throbbing Gristle, David Coulter au didgeridoo, un muezzin du Caire, Kinok , la tour de contrôle de l’aéroport de Dallas, une chasse en Sologne, le Ballet du Fargistan et des voix hongroises, Kovacs Peter Gerzson, le métro Vorosmarty Ter à Budapest, Vincent Segal, ”La Gioconda” avec Maria Callas, Holger Czukay, un hommage bruitiste à Jacques Tati, la ”Casa di Giulietta” di Verona, des chevaux, une vente aux enchères, Heiner Goebbels, Alfred Harth, une émeute à Berlin en 1981, un hommage aux ”universaux” d’Abélard, un Katajjaq Inuit, Ladislas Novàk, des chorales, des violons gitans, un chant sicilien,
et le téléférique de Riederalp en Suisse.
With 20th-century Palix' archives, a sound drift with bells, an electric guitar, the Staglieno Cemetery in Genoa, excerpts from the film "Jalsaghar" by Satyajit Ray, Kirsten Flagstad, Jean Sibelius, the Guerveur ferry, the film "By the Bluest of Seas" by Boris Barnet, Georges Bizet's "Carmen", Throbbing Gristle, David Coulter with a didgeridoo, a muezzin from Cairo, Kinok, the Dallas airport control tower, a hunt in Sologne, the "Ballet du Fargistan" and Hungarian voices, Kovacs Peter Gerzson, the Vorosmarty Ter metro station in Budapest, Vincent Segal, "La Gioconda" with Maria Callas, Holger Czukay, a noise tribute to Jacques Tati, "Giulietta's House" in Verona, horses, an auction, Heiner Goebbels, Alfred Harth, a riot in Berlin in1981, a tribute to Abelard's "universals", an Inuit Katajjaq, Ladislas Novàk, choirs, gypsy violins, a Sicilian song,
and the Riederalp cable car in Switzerland.
mix, production & music by Palix (1980/2007)
00’00” : Bells and fire (pour ”Plague songs” concert by David Coulter - 2007) 02’01” : A new R’n’R object 05’43” : Staglieno (pour le film éponyme de Palix - 1986) 08’16” : Aztex 1 (pour ”Waterproof”, une chor. de Daniel Larrieu - 1986) 18’02” : Le Guerveur (in CD ”Film” label Signature 2003) 21’32” : Mayouchka (pour une chorégraphie - 1986) 25’52” : Savana didje (avec David Coulter) 30’07” : Kinok (pour le film éponyme de Bob Kohn) 32’01” : Twin traque (pour des amis - 1990) 35’42” : Fargistan remix (pour ”Qui se cachera du feu…”, une chor. de Brigitte Farges - 1990) 39’37” : La Gioconda (pour Radio Nova - 1982) 47’12” : Hommage à Jacques Tati (pour une chorégraphie de Dominique Boivin) 50’24” : La Casa di Giulietta (pour mémoire - 1987) 53’09” : Horses (pour Radio Nova - 1983) 55’44” : Les universaux (pour ”Bonté divine” chor. de Pascale Houbin et Dominique Boivin - 2003)
"Al compas de Cuba" (1961) est un film documentaire dont la réalisation est attribuée à Mario Gallo?
Comme un panorama des racines essentielles de la musique cubaine: le premier morceau est un danzón.Un tambour européen s'insinue dans des rythmes afro-cubains.Observez
également les mouvements des danseurs qui sont européens pour la partie
haute des corps, et plutôt africains pour le bas des corps.
On peut aussi entendre le danzón interprété pour des danseurs dans des
lieux publics en plein air, notamment dans des villes mexicaines comme
Mérida et Veracruz, deux régions qui ont entretenu des liens étroits
avec Cuba.
Puis, une rumba.
Ensuite, un extrait d'un office d'une santeria.
Et pour finir, la musique de la société secrète Abakuá.
Dans
la deuxième séquence du film, à 1 min 46, chantant et dansant une
rumba-guaguancó, un mouchoir blanc à la main, apparaît le grand
sonero/rumbero, Esteban Carlos Embales Moline. A noter aussi le commentaire musical du compositeur italien Egisto Macchi?
Plusieurs musiques jamais publiées auparavant ressurgissent 40 ans plus tard. Thierry Azam, compositeur sonore et artiste photographe, et Alain Michon, homme du mode sonore devant l'éternel, soit tous deux sous le paytronyme de Pray-Pax,membres actifs du collectif pluridisciplinaire "Lolita", articulé autour de la scène de la danse contemporaine dans les années 80, publient 40 ans plus tard, une quinzaine de compositions expérimentales (collages, électroacoustique, spoken word, ambiances concrètes, new wave de cette époque, post pop-rock avant l'heure, etc...) qui accompagnaient les spectacles.
Several previously unpublished musical pieces resurface 40 years later.Thierry Azam, sound composer and photographer, and Alain Michon, a man of eternal sound, both members (Pray-Pax) of the multidisciplinary collective "Lolita" which focused on the contemporary dance scene in the 1980s, have published, 40 years later, sixteen experimental compositions (collages, electroacoustics, spoken word, concrete atmospheres, new wave of that era, post-pop-rock before its time, etc...) which were the soundtracks of the shows.
"The Lolita years" sur le label Zel Zele voit sa sortie officielle le 24 octobre. Un grand voyage au siècle dernier avec ces pièces pleines d'humour et d'espièglerie qui nous rappellent ces années-là.
Sortie officielle du vinyl le 24 octobre 2025, en attendant le livre mémoire sur le collectif attendu cet bhiver avec moult archives de cette aventure "Lolita".
"The Lolita years"on the Zel Zele label will see its official release on October 24th.An amazing journey through time with these humorous and playful pieces that remind us of those last century' years.
The vinyl will be officially released on October 24, 2025, waiting for the collective's memory book, expected for this winter, features a wealth of archives from this "Lolita" adventure.
en préambule,
quelques mots et termes relatifs à la danse, inusités ou oubliés aujourd’hui:
almée, n. f. danseuse égyptienne lors de festivités, dont les danses sont accompagnées de chants. baler, v. danser, remuer, s’agiter bayadère, n. f. femme indienne dont la profession est de danser devant les temples ou pagodes. guinguer, v.i. danser, faire la fête. memphitique, n.f. Se disait, dans l’Egypte antique, d’une danse guerrière qui s’exécutait au son d’instruments militaires. robardie, s. f., danse accompagnée de chants sous la feuillée, dans la verdure. saillaresse, n.f. danseuse sauterelle, s. f., sorte de danse. sauteresse, s. f., danseuse. treschement, s. m., danse. trescherie, s. f., danse. trescheur, s. m., danseur. treschier, v. n., danser. tribalery, s. m., sorte de danse. tricotee, s. f., danse involontaire sous les coups que l’on reçoit. triolet, s. m., sorte de danse. tripudier v. t. mot forgé du latin. Danser, sauter de joie. Willis : Jeunes filles condamnées, d'après une légende de Bohême, à sortir de leurs tombeaux, après leur mort, et à danser toute la nuit.
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Tout comme au XVIIIeme siècle, aujourd’hui, les différents
styles de danse se conjuguent fréquemment avec des genres musicaux de
toutes sortes.
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Allemande : Danse à deux temps et à doubles croches en nombre très considérable.
Areito : Danse des esclaves des colonies sud-américaines (principalement Colombie et Panama) accompagnée de chants qui servaient à mémoriser les personnages et les événements les plus importants de leur histoire. C’est de là que viendrait, entre autres, la Cumbia colombienne, elle-même originaire des Bantous de Guinée Equatoriale.
Aussi nom du célèbre et incontournable label de disques "Areito" de musiques cubaines et afro-cubaines.
Bacchanale : Danse bruyante et tumultueuse. Au plur. Fêtes que les anciens célébraient en l'honneur de Bacchus.
Bachata : Genre musical de la République Dominicaine (années 60) qui puise ses origines dans le Boléro. Si les pas de la danse sont simples, les danseurs devront cependant s'efforcer de bouger leurs hanches avec sensualité comme pour la plupart des danses latines.
Bagatelle : Petit morceau de ton intime, sans forme précise, que l’on trouve déjà dans l’oeuvre de Couperin. ”L’intérêt musical de cette bagatelle est dans la mobilité perpétuelle des rythmes” Romain Rolland, ”Beethoven,” 1928.
Balboa : La Balboa est une danse swing née dans les années 1920 sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le "Rendez-vous". Cette danse est issue du Charleston et a été conçue pour prendre moins d'espace sur les planchers de danse.
Ballade : Un air de danse au Moyen-âge.
Barcarolle : Chant de râtelier italien ou gondolier Vénitien au rythme berceur.
Bergamasque : Danse et air de danse en usage au XVIIIe siècle.
Biguine : Danse née aux Antilles françaises connue depuis plus longtemps que l’époque de l’émancipation des esclaves en 1848. Arrivée en métropole dans les annéees 1920, elle se danse avec succès au ”Bal colonial de la rue Blomet” à Paris et se popularise avec les musiciens Stelio, Ernest Léardée, Al Lirvat et bien d’autres.
Bikutsi : Le bikutsi est une musique et une danse traditionnelle de l'ethnie Beti du Cameroun, destinée à guérir les maux, calmer la douleur de la perte d’un être cher, soulager la souffrance. Etymologiquement, le mot bikutsi signifie "battre la terre".
Ce nom indique donc que la danse doit être accompagnée par des frappements de pieds sur le sol.
Expression d'une révolte des femmes le bikutsi est né en réaction à une société Beti fondamentalement patriarcale et phallocratique.
A l'origine joué par un orchestre de balafon et basé sur un rythme à 6/8, le bikutsi se modernise dans les années 70 avec l'introduction d'instruments modernes, notament les guitares et les percussions.
Boléro : Danse solo espagnole en mesure 3/4, modérément rapide. Les castagnettes qui accompagnent scandent le rythme: une croche, deux doubles-croches et quatre croches. Boléro son
Boston : Valse lente américaine.
Bourrée : Danse française ancienne très alerte en mesure 4/4. Originaire d'Auvergne, cette danse populaire aurait été introduite à la fin du XVIème siècle à la cour par Marguerite de Valois (la reine Margot).
Branle : Les branles sont une famille de danses d'Europe populaires et collectives, de tradition ancienne remontant à la fin du moyen-âge et toujours pratiquée de nos jours dans certaines régions. Les danseurs forment un rond, parfois une chaîne, se tiennent généralement par la main et balancent les bras au tempo de la danse. Les pas de base, également nommés branle, sont simples et faciles, et alternent à gauche et à droite, d'où le nom de branle.
Breakdance : expr. am. Le breakdance est un style de danse développé à New York dans les années 1960, caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Des archives montrent qu'une forme de breakdance était dansée en Afrique, au Nigeria dans les années 50.
Carole : subst.fem. Danse médiévale.
Cake-Walk : expr. am. A l’origine, danse des esclaves du Sud des Etats-Unis. Parfois, les colons conciliants assistaient à ces rendez-vous et récompensaient les meilleurs danseurs par un gâteau, d'où le nom de cake-walk. Progressivement le banjo puis le piano vont accompagner les chants. Cette danse, plus rapide que le Charleston, deviendra le Ragtime.
Canarie : Danse de la Renaissance décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) et par Livio Lupi da Caravaggio (1607). En forme de gigue aux figures étranges, elle serait originaire des Îles Canaries.
Cha-cha-cha : Le Cha-cha-cha se danse sur un rythme à 4 temps. C’est un style créé par le musicien cubain Enrique Jorrin qui, estimant les difficultés à danser le Mambo, décida de créer des rythmes plus simples en 2/4 avec "La Engañadora" en 1948.
Charleston : Danse d’origine américaine plus rapide que le fox-trot. Aurait pris naissance parmi les Noirs de la ville du même nom en Caroline du Sud au début du XXéme siècle et aurait eu tendance à se ralentir au fil des années pour mieux s’introduire dans la ”haute société”.
Chorée : Danse de Saint Guy.
Conga : Danse populaire urbaine d’origine africaine, très en vogue au au milieu du XIXème siècle. C'est la danse "reine" du Carnaval cubain. <<>>
Contradanza : Genre musical et danse , version cubaine de la Contredanse.
Contredanse : Danse à figures du milieu du XVIème siècle, d’origine anglaise, dansée en couples disposés en colonnes. La version française, en carré, devient populaire au début du XIXème siècle en se diffusant et se pratiquant dans les bals populaires de Paris.
Courante : Danse baroque française souvent précédée d’un allemande et suivie par une sarabande.
Cumbia : Style musical et danse originaire de Colombie, et populaire tout autour de la mer des Caraïbes, ainsi qu’au Pérou et en Argentine. La danse, très sensuelle, est une synthèse des rythmes hérités des trois cultures qui composent la population colombienne, c'est à dire indigène, africaine et espagnole.
Czardas ou Csárdás : Danse hongroise autrefois en vogue dans la haute société, mais toujours exécutée par les paysans (fêtes des moissons, mariages). Commence souvent par une introduction lente et pathétique avant de s’emporter à vive allure. Le mot csárdá désigne une auberge de la Puszta (steppe ou prairie typique du Bassin carpatique).
Danzón : Danse cubaine proche de la Contradanza-Habanera. A Matanzas, vers la fin des années 1870, Miguel Faílde Pérez va chercher à rendre sa musique plus dansante que la Contradanza et donne naissance au Danzón. La musique, plus lente, permet aux couple de danser de manière plus proche, en position fermée, avec des mouvements de hanches plus sinueux.
Ecossaise : Originellement, danse écossaise en 3/2 ou 3/4.
Fandango : Danse traditionnelle espagnole de couple, d’origine Andalouse.
Farandole : Danse populaire provençale, en forme de course rythmée sur un allegro, exécutée par une file de danseurs. Si son nom n'est attesté qu'à partir du XVIIIème siècle, elle a été représentée depuis la préhistoire par des gravures rupestres puis au cours de l'Antiquité sur des céramiques ou des fresques. Danse des rites agraires, elle était à la fois une danse de la vie et de la mort.
Le nom farandole n'est pas attesté avant le XVIIIe siècle et n'est passé dans le ”Dictionnaire de l'Académie” qu'en 1835 . Il est cité pour la première fois par Schmidlin, en 1776, sous la forme de farandoule, puis dans le ”Rapport de Lefébure”, en 1793, sous sa graphie française actuelle farandole.
Nicolas Poussin, La danse de la vie humaine
Flamenco : Danse créée par le peuple andalou datant du XVIIIe siècle. La musique et la danse flamenco ont d'abord eu des influences grecques et romaines puis indiennes, maures et juives. Selon les critères d'expressions mélodiques et des traditions culturelles, on peut compter jusqu'à 50 types de danses flamenco, appellées ”palos”. Les claquements des mains pour accompagner le chant s'appellent ”palmas”, et la danse se nomme ”el baile”. La percussion, en plus des ”palmas” polyrythmiques, se fait souvent avec les pieds: le ”zapateado”, une sorte de claquettes inspirée de la danse de groupe de type traditionnel dite ”chacarera”, toujours pratiquée dans certains pays d'Amérique latine. Comme percussion, les castagnettes, héritage de l'antiquité romaine, sont encore parfois utilisées, suivies du mouvement des poignets. Les mains et les doigts proposent aussi des figures très travaillées et expressives appelées ”floreos”.
Folia : La Folia, également appelée Follia (en italien) ou Folies d'Espagne, est une danse apparue au XVe siècle probablement au Portugal dont le thème a servi pour des variations à plus de 150 compositeurs, de Lully à Sergueï Rachmaninov.
Des poètes écrivent des textes sur ce thème, tels Diego Sánchez de Badajoz et Gil Vicente chez qui La Folia est associée à des personnages populaires, bergers ou paysans en général, occupés à danser et à chanter avec énergie” (d'où son nom de folia, qui signifie à la fois "amusement débridé" et "folie" en portugais).
Forlàna : Danse italienne, originaire au xviie siècle des bals du Frioul, stylisée dans le ”Tombeau de Couperin” de Maurice Ravel. Elle était dansée par un ou deux couples, avec des gestes heurtés et avait comme réputation sa légèreté licencieuse.
Forro : Originaire du Nordeste au Brésil, c’est la musique des bals de village. De style caribéenne, la musique est principalement jouée par l’accordéon et des percussions. Ce genre musical provient d'un mélange du tambour indien des précolombiens et de l'accordéon des colons européens. Les instruments traditionnels du forró sont le triangle, l'accordéon et un gros tambour plat appellé zabumba.
Fox-trot : Danse binaire apparue aux Etats-Unis parmi la population noire au début du XXème siècle. Elle comporte principalement trois figures: la marche, les pas courus et les pas glissés.
Gaillarde : Danse de couple à trois temps (en mesure 3/2, 3/8 ou 6/8) apparue en Lombardie vers 1480.
Gavotte : Vieille danse populaire française d’allure modérée, devenue danse de salon au XVIéme siècle.
Gigue : Danse vive et gaie d’origine anglaise.
Guajira : Genre musical originaire de la région orientale de Cuba, et danse aux rythmes très cadencés. Mais la Guajira cubaine puise ses racines également en Espagne puisque la Guajira espagnole, ou Punto Guajiro, existait au 18ème siècle et s'était répandue dans les îles Canaries avec l'usage de la guitare et du timple (instrument similaire au cuatro mais avec 5 cordes) que l'on retrouve dans la musique cubaine. La guajira la plus connue est très certainement ”Guantanamera” chantée en 1928 sur les ondes d’une radio de Guantanamo par Joseito Fernàndez.
Gymnopédie : Danse pratiquée par de jeunes danseurs nus à Sparte, destinée à renforcer le moral spartiate après la défaite d’Hysiai. Inspiré par ces danses de l’Antiquité grecque, Erik Satie a composé en 1888 trois pièces atypiques pour piano intitulées ”Gymnopédies” devenues célèbres.
Habanera : Danse issue de la contradanza, née dans les années 1830 à La Havane (Cuba). C’est le compositeur basque espagnol Sébastien de Yradier y Salaverri (1809-1865) qui fait venir cette danse de la capitale de Cuba jusqu’en France où elle devient à la mode. En 1863, il écrit "El Arreglito" ("Le Petit Arrangement") qui rencontre succès quand la soprano Mila Traveli l’interprète au Théâtre Impérial Italien de Paris. Quand Georges Bizet écrit son opéra Carmen (1875), il n’hésite pas à reprendre la mélodie de ”El Arreglito” pour ”L’amour est un oiseau rebelle”, la célèbre habañera qui sert d’entrée à son héroïne au premier acte.
Hora : Danse traditionnelle collective, typique des folklores des Balkans, de Roumanie et Moldavie dont la spécificité est un grand cercle ouvert ou fermé.
Hopak : Danse traditionnelle ukrainienne.
Hula : un type de danse accompagné de chant qui s'est développé dans les îles hawaïennes chez les Polynésiens.
Jitterburg ou Lindy Hop : Danse de rue qui s'est développée dans la communauté noire-américaine de Harlem à New York vers la fin des années 1920, en parallèle avec le jazz et plus particulièrement la musique swing.
Jive : Descendant du Lindy Hop, cette danse est devenue populaire en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale par la musique swing de Benny Goodman et Glenn Miller, ce après avoir d'abord conquis l'Ouest, puis les médias du Nouveau Monde, en 1940, sous le nom de Jitterbug.
Jota : Danse espagnole (aragonaise) apparentée au fandango. Elle date du XIIème siècle et elle aurait été inventée par le troubadour arabe Aben-Jot de Valence. Selon la légende, le roi Muley Tarik du royaume de Valence a appris qu'un Arabe nommé Aben-Jot a enragé le peuple avec une chanson et une danse d'un personnage profane, qu'il avait lui-même inventé. Tarik, poussé par son fanatisme religieux, décréta son expulsion du royaume de Valence. Cet arabe s'est réfugié à Calatayud, où ce style de chant et de danse a été popularisé. En hommage à Aben-Jot, les habitants de Calatayud ont pris pour ce genre le nom de Jota.
Kalamaïka : Danse favorite des Hongrois, d'un mouvement animé et en mesure à 3/4. Elle est composée de deux parties, chacune de quatre mesures avec des reprises.Le deuxième duo pour violon de Béla Bartók porte le nom de cette danse.
Kehraus : Ancienne danse d'invention allemande avec laquelle on terminait parfois les bals.
Krakowiak : Danse née à Cracovie en Pologne. Rapide et syncopée à deux temps, elle est connue pour imiter les mimiques du cheval.
Ländler : Danse traditionnelle allemande populaire à la fin du XVIIIème siècle qui se danse en rond. Elle arrive en France sous le nom d’Allemande, proche du Menuet.
Lindy Hop : Danse née dans les années 1920 dans la communauté afro-américaine de Harlem. Elle est issue du mélange de plusieurs danses : le Charleston, les Claquettes pour les jeux de jambes, le Foxtrot pour les rythmiques, le Jazz Roots pour son style.
Loure : Danse paysanne française du XVIIe siècle à 6/4 au mouvement modéré .
Maclotte : mot wallon Danse : ”vous y dansiez petite fille, y danseriez vous mère-grand? C’est la maclât qui sautille. Toutes les cloches sonneront”Guillaume Apollinaire
Madison : Le madison est une danse en ligne, créée à la fin des années 1950 aux États-Unis et popularisée au début des années 1960. Il s'agit d'une danse sans contact qui se pratique en ligne, seul ou en couple.
Makossa : Musique et danse camerounaise. Ce genre est issu d'une danse traditionnelle sawa, l'Ambas-Bay, avec des influences significatives de jazz, de musique antillaise, de musique latine, de highlife et de rumba. Ce style musical urbain fait partie des quatre rythmes principaux au Cameroun avec le bikutsi, le mangambeu et l'assiko.
Le makossa a été principalement popularisé en France par Manu Dibango.
Mambo : Genre musical cubain et style de danse. Le Mambo est une danse rapide originaire de l’île de Cuba, proche du Danzón, qui commence au second mouvement de la musique, comme le Boléro. C'est aussi, comme le Bolero, une danse très sensuelle en raison du mouvement des hanches des danseurs. Le mot ”mambo” vient des Bantous du Congo et signifie ”conversation avec les dieux”. En 1937, Orestes Lopez compose avec Cachao un chanson appelée ”Mambo”. Et à partir de 1947, Pérez Prado enregistre ”Que rico el mambo” puis rencontre le chanteur Beny Moré avec lequel il crée les célèbres ”Mambo N°5” et ”Mambo N°8”. En France c’est Brigitte Bardot qui popularise le Mambo dans le film ”Et Dieu créa la femme”.
Matassins : Nom qu'on donnait autrefois à certains danseurs, qui portaient des corselets, des morions dorés, des sonnettes aux jambes et l'épée à la main avec un bouclier. Nom de cette danse ridicule qu'ils dansaient.
Mazurka : Danse nationale polonaise qui connut une très grande vogue dans les salons européens au XIXème siècle. Menuet : Danse traditionnelle de la musique baroque, à trois temps et à mouvement modéré, gracieuse et noble. Ce type de danse pourrait avoir pour origine le branle du Poitou. C’était une des danses préférées de Louis XIV et de sa cour.
Mérengué : Danse d’origine controversée, jouée en Haïti et République Dominicaine depuis le XVIIIème siècle. On raconte qu’un personnage de la révolution haïtienne de 1791 fut accueilli chez lui pour célébrer la victoire; le malheureux ayant une jambe de bois se mit à danser avec la foule qui se mit à l'imiter et à danser d'une manière qui resta dans le temps et évolua pour donner le pas de base du merengue.
Moonwalk : Un des mouvements de breakdance d’un clip de Michaël Jackson où il semble avancer alors qu’en réalité il recule.
Musette : Danse pastorale française des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais la musette est tout d’abord un instrument à vent analogue à la cornemuse et comportant un sac en peau de mouton ou de chèvre, une anche, un ou plusieurs tuyaux et un soufflet que le joueur tient sous son bras.
musette berrichonne
One-step : Danse à deux temps d’origine américaine à la mode en Europe après la première guerre mondiale.
Passacaille : Danse d’origine italienne ou espagnole bâtie sur un ostinato varié et proche de la chaconne.
Passamezzo : Proche de la Pavane, danse de la Renaissance italienne de rythme binaire.
Passe-pied : Vieille danse bretonne d’allure rapide, qui s’apparente au menuet.
Passodoble ou Passo doble : Danse espagnole à deux temps exécutée sur une musique plutôt martiale généralement jouée pour les corridas.
Pastourelle : Nom donné à une des figures de la contredanse française. On nommait anciennement Pastourelle, une sorte de comédie spirituelle et religieuse qui était exécutée autrefois dans plusieurs églises aux laudes de Noël. Ces comédies furent abrogées par la faculté de théologie de Paris.
Pavane : Danse de cour lente et majestueuse, dansée par des trios disposés en cortège, très en vogue en Europe aux XVI et XVIIèmes siècles. Son nom viendrait de Padoue en Italie dont elle serait originaire ou, selon d'autres sources, elle dériverait de l’espagnol pavo qui signifie ”paon” ou bien du verbe se pavaner car cette action se fait avec lenteur. ”Ce nom de Pavane lui fut donné parce que les figurants faisoient, en se regardant, une espèce de roue à la manière des paons; l'homme se servoit pour cette roue, de sa cape et de son épée qu'il gardoit dans cette danse, et c'est par allusion à la vanité de cette attitude qu'on a fait le verbe réciproque se pavaner” Jean-Jacques Rousseau - Dictionnaire de musique - 1768
Plinn : Danse traditionnelle du centre Bretagne
Polacca : Sorte de polonaise.
Polka : Danse d’origine tchèque ou polonaise, en vogue au XIXème siècle. Elle a tous les signes du type original, des allures vives, brusques, tumultueuses, rudes, mais gaies et souvent voluptueuses.
Polonaise : Danse à mouvement de marche lente et solennelle populaire aux XVII et XVIIIèmes siècles.
Quadrille : Danse d'un caractère très gai, d'un mouvement vif, dont la mélodie est de 2/4, et qui a deux reprises de huit mesures chacune. On appelle aussi quadrille un groupe de quatre danseurs et de quatre danseuses qui figure dans les ballets et les grands bals, et qui se distingue des autres groupes par un costume particulier.
Rabardie : Danse bruyante printanière accompagnée de chants sous la feuillée. Ranchera : Style musical du Mexique, devenu populaire à l’époque de la Révolution Mexicaine avec ses héros comme Emiliano Zapata et Pancho Villa. La ranchera la plus célèbre est sans aucun doute ”Cielito lindo”. Similaire au Zapatero espagnol, la Ranchera est une danse en 3/4 plutôt folklorique.
Redowa : Danse à trois temps d’origine tchèque ayant beaucoup d'analogie avec la Mazurka, et elle en a les mêmes proportions. C'est sur le troisième temps que doit porter la mélodie.
Rigaudon ou Rigodon : Danse provençale apparentée à la bourrée.
Rock’n’Roll : Le Rock à 4 temps, le Rock à 6 temps inspiré du Swing des années 30, le Boogie Woogie, héritier du Jive, le Bebop, le Rock acrobatique...
"Let's Rock!"Elvis Presley
Rumba : Danse d’origine populaire cubaine comme la habanera ou la guajira. Vers 1930, le son cubain est renommé rhumba aux États-Unis, sous l'impulsion de Xavier Cugat, et la rumba devient une danse de salon. Le verbe ”danser” se dit "rumbiar" dans la tradition cubaine.
Sabotière : Sorte de danse paysanne qui s’exécute avec des gens chaussés de sabots qu’on frappe au sol.
Saltarella : Vieille danse joyeuse italienne rapide en mesure 3/8 dont les origines remontent au saltatio des Latins. De la même famille que la tarentelle.
Saltatio : Sous ce même titre, en Grèce et en Italie, les anciens comprenaient plusieurs sortes d’exercices qui n’avaient guère de rapports entre eux: les danses religieuses, les danses gymnastique et guerrières, les danses mimiques, les danses corybantes… Plus de précisions ici.
Sarabande : Vieille danse espagnole accompagnée de castagnettes et de tambours de basque, apparue en Espagne à la fin du XVIème siècle.
Sardane : Danse populaire catalane (6/8) dans laquelle plusieurs personnes se donnent la main et évoluent en cercle.
Séguedille ou Séquidille : Danse espagnole rapide d’origine andalouse; ses pas empruntent ceux du Fandango et de la jota aragonaise. cf. l’aria ”près des remparts de Séville” dans ”Carmen” de Georges Bizet.
Shimmy : Danse qui trouve ses fondements aux Etats-Unis dans la danse noire de la fin du XIXème siècle et doit son nom (chemise) à son mouvement caractéristique: les danseurs se secouant comme s’ils voulaient faire glisser leur chemise le long du corps. En adoptant le rythme de cette danse, Erwin Schullhoff composa ses variations jazz: ”kitten on the keys”.
NB: The definition of shimmy is when a woman with big enough breasts shakes her torso along with her breasts and shoulders from side to side causing her breasts to shake in erotic motion.The word shimmy was a word most used during the 1920s when shimmying was more popular.
Sicilienne : Vieille danse italienne en 6/8 ou 12/8
Sirtaki : Danse grecque popularisée hors de son pays par le film ”Zorba le grec” réalisé par Michael Cacoyannis (1965).
Swing : Les origines de la danse swing remontent aux années 1920, avec le Charleston. La musique swing est un courant du jazz dont le côté ternaire (en 8/12) donne un côté rebondissant (swing signifie "balancer"). Le swing en danse de couple est caractérisé par un guidage du corps face à face, en parallèle sans contrepoids ni guidage avec les bras. Beaucoup de danses swing incluent un "bounce" qui est une sorte de rebond dans le sol.
https://www.youtube.com/watch?v=RoNw068t8n4
Tango : Le Tango est une danse sociale et un genre ”rioplatense”, c’est à dire du Rio de la Plata, dans les faubourgs de Buenos Aires en Argentine, née à la fin du XIX e siècle et qui fut introduite en Europe, comme danse moderne, en 1911.
Tarentelle : Danse traditionnelle napolitaine très rapide. La tarentelle, selon les croyances, était une danse permettant de guérir un malade souffrant d'une morsure de tarentule. Si la tarentule est impressionnante, le venin injecté lors de la morsure inflige à peine plus de souffrances qu'une piqure de frelon. En revanche, une autre araignée peuple cette même région de Tarente, Latrodectus tredecimguttatus. Bien plus petite et plus dangereuse, sa morsure peut provoquer des lésions et perturbations psychologiques et physiques assez importantes. La thérapie par tarentelle pourrait donc venir de la morsure de cette araignée.
Quelques tarentelles célèbres ont été composées par Rossini, Chopin, Schubert, Saint-Saëns, Glinka, Fauré, Bizet, Debussy, Chostakovitch …
Terpsichoréen : Digne de la muse de la danse Terpsichore
Tourdion ou Tordion: Danse de couple rapide, légèrement sautée, constituant l'un des éléments de la basse danse. En vogue en France au début du XVIème siècle, le tourdion disparaît avant la fin du siècle.
Tricotets : Ancienne danse très vive du XVIIIème siècle, ainsi nommée parce que le mouvement du pied y est aussi prompt que l'est celui de la main en tricotant.
Tripudiant : Dansant.
Twist : Danse des années 60 qui consiste à tortiller en rythme son bassin (et son arrière-train), les bras à demi pliés accompagnant le mouvement, avec alternativement une jambe tendue et l'autre en flexion, voire décollée du sol. Le point de départ de la vague twist est le morceau "The Twist", composé et enregistré par Hank Ballard en 1959.
quelques belles archives avec "the twist"
Tyrolienne : Danse apparentée au ”Ländler” dont il est une imitation française.
Vallenato : Style musical provenant de la partie côtière du Nord Est de la Colombie sur la mer des Caraïbes, et plus précisément de la région de Valledupar (les paysans de cette région disaient qu’ils provenaient de la Vallée : ”Soy del Valle nato”) . Ce genre musical se propage donc au Venezuela et au Panama. Dans les années 1960/70 le Vallenato qui se danse lentement corps contre corps est en concurrence avec le Merengue de la République Dominicaine, et la Salsa qui se diffuse dans toutes la Caraïbe et aux Etats-Unis.
Valse : Danse en trois temps, plus rapide qu’à l’origine. La valse vient de l'allemand ”Walzer” qui signifie ”tourner en cercle”. Elle a gagné ses lettres de noblesse dans les années 1780 à Vienne et s'est ensuite répandue en Occident.
Vignone : Ancienne danse française. Féminin de l’ancien français vignon (vigneron) … danse des vignerons.
Villanelle : Sorte de danse rustique dont l’air doit être gai, marqué, d’une mesure très sensible.
Volte ou Volta : Ancienne danse hors d’usage, du genre de la gaillarde, et dont l’air était écrit en mesures 3/4.
Xacara : Ancien air de danse ou de ballade espagnole à l'origine de la tonadilla, opéra-comique espagnol, court et à effectif réduit.
Zapatéado : Danse espagnole qui s'exécute sur un air à 3/8, et qui présente quelque analogie avec la sabotière.
Zorongo : Danse gitane d’Andalousie accompagnée par un tambour de Basque et des guitares.
Zouc : Danse et musique originaire des Antilles françaises.
Zumbarella : Danse d'origine ancienne. C’est aussi la musique typique de Castiglione Messer Marino, une province d'Italie centrale dans les Abruzzes. Cette danse semble remonter au saltatio, qui fut très populaire chez les Latins avant la conquête romaine. C'est une danse de bergers et de paysans.
with "Bola de Nieve", Celeste Mendoza, Septeto Nacional Ignacio Piñeiro, Quinteto Instrumental de Música Moderna, Orquesta Chappotin, Emilio O"Farrill, Comparsa
del Cocuyé, Conjunto Folklórico Nacional & many others.
An excerpt of the amazing movie "Latino bar" - 1990 - directed by the mexican movie-maker Paul Leduc with a scenario inspired by the novel "Santa" by Federico Gamboa (1903).
This movie without any speaking voices, describe, in a mugginess air and a threatened despair, the destiny of a black prostitute and a drifting lover, with a splendid musical score
including Beny More, Tabu Ley Rochereau, José Antonio Mendez and other latin music.
RETOUR AU LATINO BAR
par Alain Ménil extrait d'un texte publié par la revue d'ethnologie "Tanyaba" - 1993 -
"... L'esprit de cette musique, ou l'esprit du lieu : tel est ce blues tropical qui envahit l'atmosphère, et qu'il est pourtant si difficile d'en reconnaître la présence, que nous sommes le plus souvent enclin à en refuser la manifestation, ou à en dénier l'existence, lorsque nous nous heurtons à quelques uns de ses signes. Le blues n'est pas réductible à un genre musical, à un lieu, à un moment de l'histoire. Il est le nom moderne d'un antique malaise, il est la voix qui cherche à guérir en s'épanchant, il est cette impossible adhésion à ce qui est et qui va, quand cela nous passe de toutes façons, et que nous n'avons plus la force ou le goût de nous en emparer. Pour sûr, en parlant de blues, l'on songera à d'autres rythmes, à d'autres sonorités, de guitares et d'harmonica, de cordes triturées et qu'un hoquet de la voix accompagne : voix du Sud profond des Etats-Unis, figurant la désolation d'une âme dans la monotonie d'un décor et d'une mélodie. Blues encore rural d'une voix ayant emprunté les chemins vicinaux pour trouver la grand-route, voix d'un blues qui ne se sera pleinement urbanisée qu'en remontant peu à peu vers le Nord, avant de se fondre dans les grandes métropoles à un jazz plus évolué. Tout cela est juste, et vrai, et l'on dira que le blues dont on parle à propos des Tropiques, est tout différent : qu'il est trop rural pour être citadin, que son insertion urbaine est de toutes façons trop récente, trop précaire. Ce n'est pas encore le blues des solitaires : le solitaire appartient à la grande ville moderne, à la métropole développée et industrielle. C'est le blues d'une communauté en mal de racines communes, c'est le blues de l'esseulé dont la condition première est de se sentir privé de tout le reste, même de ce qui lui tient compagnie. Blues du déracinement qui n'a pas encore fait souche, blues de ce qui s'est arraché à un cadre que l'on a continué d'emmener par devers soi, sans parvenir pour autant à l'accrocher. Du reste, serait-il connu et reconnu qu'il ne serait pas pour autant partagé : ce blues est celui qui saisit l'individu au bon milieu de sa communauté, et l'empêche de s'y souder, de s'y fondre, comme de s'unir à sa terre. C'est celui qu'aura saisi magnifiquement Paul Leduc, dans son très beau, et très méconnu Latino bar. Mais c'est qu'au fond, ce blues n'est ni de la ville ni de la campagne : des faubourgs, peut-être, là où se tiennent ceux qui s'en viennent d'ailleurs, ou qui en repartiront vite, voix de va et vient propres à ceux qui s'accrochent faiblement et fragilement à un univers instable et inhospitalier. Non, le blues n'est expression authentique que de l'âme, et d'une âme inconfortablement installée dans le mitan des choses et des êtres. C'est pourquoi tout l'esprit de cette musique s'en détourne, faute de pouvoir y asseoir sa confiance. Aussi ne lui reste-t-il qu'à se retourner bien vite vers le corps, et à défaut d'être toujours assuré de persuader celui dont la proximité avec le nôtre permettrait de réchauffer la faible confiance que nous avons en toute chose, à confier au seul des corps que nous pouvons le mieux appréhender, le nôtre, l'unique espoir qui soit à notre mesure : se sentir vivant, et de se sentir en vie, tirer joie et contentement. Alors le remède peut venir : à condition d'avoir préparé l'esprit, et disposé le corps à cette redécouverte. Le son ainsi n'avance qu'en promettant en effet une guérison, par delà les mots attristants qu'il fait entendre. Car c'est au rythme seul qu'il a confié le soin de nous guérir, ou plus modestement, qu'il propose d'endormir la douleur qui nous retenait au bord de toutes ces images d'un passé et d'un lieu abandonnés, car c'est bien en effet la douleur qu'ils suscitaient en nous qui nous interdisait en même temps de nous en approcher véritablement. Alors oui, doucement peut reprendre le chant sans fin des criquets, et le suave cadencement de l'impair. Mais il y faut les notes qu'un piano, une flûte et un archet asthmatiques savent faire entendre lorsqu'ils ont consenti à l'esprit du blues, qui n'est d'aucun lieu, pour les avoir tous parcourus."
"Tarantella" is a 1940 short film directed by Mary Ellen Bute (1906-1983), an american pionner of animated experimental movies. She was the creator of some of the first electronically generated film images. She worked on this short with Norman Mc Laren and Ted Nemeth. The piano accompaniment is by Edwin Gerschefski.
"By 1940, Mary Ellen Bute’s abstractions were
shown at select theaters nationwide. Her 'seeing-sound' film,
co-animated with Norman McLaren, demonstrates an ability to visualize
music in a tradition sympathetic to modernist painting. Squiggling
lines, expanding and contracting circles, and dynamic color fields frame
Bute as a 'designer of kinetic abstractions.” Bruce Posner
Mary Ellen Bute est une pionnière du film d'animation expérimental. Elle réalise quatorze courts-métrages abstraits et musicaux en compagnie de Ted Nemeth qui l'aide à réaliser les effets spéciaux. Après avoir expérimenté la peinture pour ses films elle fait la rencontre de Leon Theremin, scientifique Russe, connu pour son instrument de musique électronique, le thérémine. En 1932, ils collaborent pour la création d'un instrument permettant de générer des signaux et diffuser une forme lumineuse, le but étant pour Mary Ellen Bute de se substituer au dessin et de pouvoir de façon électronique générer des formes pour son travail d'artiste. Elle fait la rencontre du compositeur Joseph Schillinger qui lui enseigne ses théories de composition basées sur les mathématiques, afin de les transposer dans son œuvre filmique.
"Tarantella" features
rich reds and blues that Bute uses to signify a lighter mood, while her
syncopated spirals, shards, lines and squiggles dance exuberantly to
Gerschefski’s modern beat.
"Mambo to Hip Hop" is a 2006 Henry Chalfant 's documentary around the South Bronx area and its musical activity between the 40s and the 80s. It features well known figures in salsa — Ray
Barretto, Willie Colon, Eddie Palmieri, footage of Tito Puente and
Machito, as well as key figures in hip hop including Afrika Bambaataa,
Grandmaster Caz, and DJ Charlie Chase. Yet this is not a film about the
stars but about a neighborhood.
"Mambo to Hip Hop" est un documentaire de 2006 réalisé par Henry Chalfant autour du quartier South Bronx à New-York et de son activité musicale entre les années 40 et 80. Y figurent des personnalités et artistes bien connus de la salsa - Ray Barretto, Willie Colon, Eddie Palmieri, des images de Tito Puente et Machito, ainsi que des personnalités clés du hip hop, notamment Afrika Bambaataa, Grandmaster Caz et DJ Charlie Chase.Ce film est principalement l'histoire de ce quartier au travers de son activité musicale.
From the late 1940s through the 1960s the Melrose, Mott Haven, Longwood
and Hunts Point areas of the South Bronx were “a hotbed of Latin music.” Hundreds of Latino musicians grew
up in or moved to this area from East Harlem or directly from Puerto
Rico and Cuba. From the late 1950s to the early ‘70s, a deadly
combination of factors – public and private disinvestment; official
“urban renewal” and “planned shrinkage” policies; loss of small
manufacturing to cheaper labor states; loss of live audiences to
television; drugs and street gangs – had eroded the infrastructure and
begun the decline of the South Bronx community. Ultimately, the result
was what came to be known as “the burning of the Bronx”. But what
stands out in this story is the resilience of this community and how
music and dance , particuliary the Hip-Hop wave, supported
that resilience and helped the community rebuild.
De la fin des années 1940 aux années 1960, les quartiers de Melrose, Mott Haven, Longwood et Hunts Point du South Bronx étaient un haut lieu de musique latine.Des centaines de musiciens latinos avaient grandi ou déménagé dans ces qaurtiers depuis East Harlem ou directement depuis Porto Rico et Cuba.De la fin des années 1950 au début des années 1970, différents facteurs nocifs - désinvestissement public et privé, politiques officielles de "renouvellement urbain", perte des petites activités industrielles au profit d'États où la main-d'œuvre était moins chère,perte d'audiences en direct à la télévision,drogue et gangs - ont érodé l'infrastructure et commencé le déclin de la communauté du sud du Bronx.pour finir avec ce qu'on a appelé "l'incendie du Bronx".Mais ce qui ressort de cette histoire, c'est comment la musique et la danse, en particulier la vague Hip-Hop, ont soutenu la résilience de cette communauté en l'aidant à se reconstruire.
You can see this movie in a better quality directly on the Folkstreams website
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Henry Chalfant is also best known for his photography and film documentation
of the urban youth culture. His photographs ofNew York’s subway paintings record hundreds of ephemeral artworks that have long since
vanished.
Henry Chalfant est également très connu pour ses photographies et ses films documentaires sur la culture urbaine des jeunes.Ses remarquables photographies des graffitis et peintures du métro de New York recensent des centaines d'œuvres d'art éphémères qui ont disparues depuis longtemps.
"O Porto de Santos" is a 1978's movie directed by Aloysio Raulino (1947-2013) , one of a most famous cinematographers in Brasil during the second part of the XXth century. A portrait of this great harbour of Santos, close to São Paulo, describing the workers' lifes in a poetic manner.
"Comment
nier le mélange de désarroi et de bonheur ressenti à la vue des dockers
du plus grand port brésilien filmés par Raulino dans un tel climat de
confiance, à celle de la jeune prostituée des quartiers populaires de
Santos, ou encore à celle de la danse érotique du bandit " Escorregão",
qui, d’après le directeur lui-même, avait menacé l’équipe au cas où
celle-ci se refuserait à le filmer ? Comment ne pas constater une
affinité avec le regard à la fois objectif et poétique des premiers
documentaristes d’avant-garde, Vertov, Cavalcanti, Ivens, et pourquoi
pas le Vigo de "À propos de Nice" (1930) – film face auquel "Porto de Santos" se pose comme une sorte de double en négatif : station balnéaire de l’élite française versus dockers brésiliens en grève ?"source: La symphonie des pauvres
O curta, de 1978, mostra a história do porto, as atividades dos seus trabalhadores e o movimento de tudo o que circundava esse local à época da filmagem. Além de ser interessante ver as imagens do fim dos anos 70 – uma época em que Santos também representava uma força política importante na luta contra a ditadura militar -, o filme é obrigatório para entender como chegamos até aqui.
"Carmen Amaya, c'est la grêle sur les vitres, un cri d'hirondelle, un
cigare noir fumé par une femme rêveuse, un tonnerre d'applaudissements." Jean Cocteau
Fameuse danseuse de flamenco, Carmen Amaya (1913-1963) révolutionna la danse flamenca par ses fameux "zapateados", martèlements de pieds qu'elle exécutait à une vitesse prodigieuse.