La contralto (et chef d'orchestre) Nathalie Stutzmann et le contre-ténor Philippe Jaroussky chantent le fameux duo de Cornelia et de Sesto "Son nata a lagrimar" extrait de l'opéra de Haendel "Jules César", composé en 1723.
Une pure merveille.
"Confluence" est une pièce (pour orgue à tuyaux et voix) de Dylan Kerr qui explore les relations entre le temps, l’architecture, l’air et le souffle. Elle se déploie par des intervalles d’orgue qui s’amplifient lentement et se mêlent à la voix non amplifiée: le chant harmonique renforce les partiels qui résonnent dans l’espace, formant une masse sonore vibrante et pulsante. Publiée chez l'excellent label Discreet Editions, cette œuvre explorant les micro tonalités est puissamment extatique.
Ce travail de l'artiste d'origine irlandaise Dylan Kerr se situe à la croisée de la performance et du son. Une pratique profondément ancrée dans le lieu de jeu donne naissance à des œuvres qui explorent les résonances uniques selon les différents environnements pour explorer des phénomènes psychoacoustiques tels que les battements, les interférences et l'interaction entre la voix et l'espace.
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"Un point et un flux. La confluence de deux courants. Deux sources de souffle. Multidimensionnel et en perpétuelle fluctuation. Immobile mais jamais statique. S’ouvrant sur une perception partagée du temps et de l’espace. Bruit, bruits. Corps. Les octaves éveillent l’harmonie. Lignes horizontales gravées dans l’espace infini. Surfaces scintillantes et profondeurs océaniques. Des formants vocaux finement ciselés donnent naissance à des notes pédales harmoniques ou à des balayages harmoniques. Un espace dans l’espace. Des harmoniques cristallines révèlent ce qui est latent ou implicite dans le spectre harmonique de l’orgue. Du grave à l’aigu. Du grave à l’aigu. Pulsations microtonales. Vestiges fantomatiques. Cloches à l’horizon." - Rebecca Lane
"Confluence" (for pipe organ and voice) is a work by the irish vocalist and composer Dylan Kerr threaded by relationships between time, architecture, air, and breath. It unfolds through slowly growing organ intervals that meet and merge with the unamplified voice, progressively forming denser clusters of pitches that create complex interference patterns. As voice and organ weave in and out of one another, overtone singing reinforces the partials resonating in the space, forming one breathing, pulsating mass of sound. Kerr’s work is a dialogue between the body, the voice, and space, exploring what is inscribed in a location's history and resonance, and how these elements are transduced and embodied through their performance. Published by the amazing label Discreet Editions.
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Depuis 2004, Èlg & la Chimie, désormais installé à Bruxelles, dessine des spirales sonores concentriques faites de tuyaux musicaux et d'entrailles. Son dernier opus "Immense éboulis rouge" est publié chez Murailles Music. Il y tisse des ponts improbables entre musique concrète et fragments de chansons françaises, entre incantations tribales électroniques cryptiques et danses de poupées russes dans Pluton. Quand il n'est pas en français, le langage se réduit au babillage étrange d'un vieil homme, d'un enfant, d'un revenant poussiéreux, d'un barde épileptique, d'un messager paisible…Des voix sont là sans maquillage, intelligibles, fragiles, martiales ou murmurées, elles incarnent des textes elliptiques, sous influence de Henri Michaux ou de Brigitte Fontaine, sortes d'arc-en-ciel radioactif surplombant continuellement des images mentales hallucinées.
Since 2004, Èlg & la Chimie, based now in Brussels, has drawn concentric sound spirals made of musical pipes and entrails. His last opus "Immense éboulis rouge" is now published at Murailles Music. He builds improbable bridges between concrete music and french song debris, between cryptic electronic tribal incantations and russian doll dancing in Plutonia. When not in french, language is reduced to alien babble of an old man, a child, a dusty revenant, an epileptic bard, a peaceful messenger...
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"Alpha" is the score of the eponymous movie directed by Jan-Willem van Ewijk about the changing nature of masculinity in our society. It slowly strips a father and son of their modern Western privileges, their technology, their personal grievances and their egos, leaving them naked in the face of nature. The film may start in the noisy and cluttered environment of a ski resort, but the story culminates on the silent, frozen and unforgiving snowfields and rock-faces of the high Alps. Composed by Ella van der Woude with Alphorn, synthetisers, organ and piano. Magnificent!
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"Gleann Ciùin" est un album composé de musiques d'orgue de Claire M Singer. Extatique!
"Gleann Ciùin" is the second album in a trilogy that explores two narratives: my journeys across the vast landscapes and weathered peaks of the Cairngorms in Aberdeenshire, and my exploration of the rich, resonant tones of pipe organs, contemplating the weight of history and the timeless beauty of these majestic instruments." Claire M Singer
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A signaler la publication d'un livre offrant la traduction du Hörspiel "La Machine" (1968) traduit par Valentin Decoppet et Camille Bloomfield aux éditions Le Nouvel Attila. (cf article dans Libération du 8 & 9 novembre 2025)
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Le compositeur André Hodeir, après avoir écrit en 1950 une piéce pour orchestre de jazz et soprano intitulée "Jazz cantata" avec une partie vocale intégralement écrite selon la technique du scat. Pour cette pièce, Hodeir avait inventé une langue imaginaire, n’ayant pas trouvé de texte à sa convenance. Le projet d’Anna Livia Plurabelle, cantate de 53 minutes pour vingt-trois musiciens et deux voix de femmes solistes (contralto et soprano), voit le jour par pure coïncidence grâce à l'ingénieur du son Michel Philippot.
« Michel Philippot, que je connaissais depuis longtemps, était devenu le responsable des commandes à France musique. Il m’a contacté en me disant : « Je voudrais que vous fassiez une pièce d’une longueur comprise entre quarante et soixante minutes, que nous pourrions faire concourir pour le prix Italia » André Hodeir
Pour Jean-Robert Masson, l’usage que Joyce fait des allitérations, des mots contractés, du découpage rythmique de la phrase, en d’autres termes de ce caractère syncopé propre au jazz justifie en effet l’entreprise joycienne d’Hodeir.
Ellinoa (mezzo-soprano), Chloé Cailleton (contralto) et l'Orchestre National de Jazz sous la direction de Patrice Caratini interprètent "Anna Livia Plurabelle "dans sa version originale franco-anglaise de 1966, pour 21 instrumentistes et 2 voix.
Le disque LP de la version originale, avec un formidable casting!
§!--Kóax Kóax Kóax!
La compilation sonore "La circonférence des oiseaux" de Samon Takahashi emprunte le titre aux poèmes médiévaux du poète soufi Farid-Al-Din Attar (XIIéme siècle). Elle tente avec des exemples sonores fusionnés par des analogies de tons, de forme ou de texture, de dessiner une histoire complète de la musique, de la migration circulaire, sans début ni fin. Une belle série de miniatures musicales évoquant les chants d'oiseaux.
The Samon Takahashi's audio compilation "La circonférence des oiseaux" (The Circumference Of The birds), borrows the title to the poems by the sufi poet Farid-Al-Din Attar (XIIth century). It attempts with sound examples merged by tone analogies, of shape or texture, to draw a comprehensive history of music, of circular migration, without a beginning or an end. A beautiful series of musical miniatures evoking birdsong.
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avec des extraits d’oeuvres de : Walter Marchetti, John Zorn, Maurizio Kagel, Jim French & Diamanda Galas, Tamia, Simon Wickham Smith, Manon Anne Gillis, Jean Dubuffet, Demetrio Stratos, Phil Minton, Toshi Tsuchitori, Mia Zabelska, Malcolm Goldstein, Polly Bradfield, Takehisha Kosugi, Sakis Papadimitriou, Michel Deneuve, Philippe Capdenat, The bombay ducks, Nana Vasconcelos, Marion Brown, Henri Chopin, Ricardo Mandolini, Philippe Mion, Dick Raaijmakers, Mathias Spahlinger, Zoltan Poncrasz, Masaaki Takano, William Mattews, Yoji Yuasa, J.D.Robb, Bruce Ditmas, Roberto Columbo, Pierre Courbois, Nicolas Collins, Michel Waisvisz, Ivo Malec, John Pfeiffer, Bernard Parmegiani, Patrick Kosk, Costin Miereanu, Vinko Globokar, Lol Coxhill, Raymond Boni, Maurice Horsthuis, Stephen Wittwer, Radu Malfatti, Evan Parker, Paul Lytton, Joseph Celli et Samon Takahashi lui-même. Soit une cinquantaine d'artistes cités dans ce "catalogue" de singuliers chants d'oiseaux!
& des musiques traditionnelles de nombreux pays: Éthiopie, Amazonie, Mongolie, Chine, Mexique, Togo, Guyana, Congo et Iles Salomon.
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Près de 2 siècles après que Robert Schumann ait composé ”Carnaval” (1835), voilà une relecture tout autant espiègle que l’original. Alessandro Bosetti a en effet (re)composé cette pièce qui présentait 21 chapitres tous associés à un masque de carnaval. Ici pour ”Carnaval 2”, tous les personnages ont été effacés, malgré le fait que le pianiste Reinier von Houdt en porte un pour son exécution chaque fois différent pour chacune des parties. La nouvelle musique naît de petits fragments prélevés dans la partition originale et prolifère d’elle-même, s’étend, flotte, roule ou voltige. La seule courtoisie du compositeur à l’égard de l’interprète est d’avoir créé entre chaque chapitre, des interludes électroacoustiques volontairement ennuyeux qu’il a appelés Paraventi (écrans) afin que l’interprète ait le temps de se retirer derrière eux pour changer de masque.
Nearly two centuries after Robert Schumann composed "Carnival" (1835), here is a reinterpretation that is just as mischievous as the original.Alessandro Bosetti (re)composed this piece, which contains 21 chapters, each associated with a carnival mask. Here, for ”Carnaval 2”, all the characters have been erased, despite the fact that pianist Reinier von Houdt wears a different one for each part. The new music is born from small fragments taken from the original score and proliferates on its own, expanding, floating, rolling, or fluttering. The only courtesy of the composer to the performer is to have created deliberately boring electroacoustic interludes between each chapter, which he called Paraventi (screens), so that the performer has time to retreat behind them to change masks.
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"City Walk" is a movie by Bill Morrison. Shot in New-York in 1999 with the music of Michael Gordon, it was a part of the opera "The Carbon Copy Building" produced by "Bang On A Can" with words by Ben Katchor, sung by Theo Bleckmann? or Katie Geissinger?
all other works on "beyond the coda" by Bill Morrison
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