" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

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10/08/2026

Son nata a lagrimar


La contralto (et chef d'orchestre) Nathalie Stutzmann et le contre-ténor Philippe Jaroussky chantent le fameux duo de Cornelia et de Sesto "Son nata a lagrimar" extrait de l'opéra de Haendel "Jules César", composé en 1723.

Une pure merveille.


Contralto (and conductor) Nathalie Stutzmann and countertenor Philippe Jaroussky sing Cornelia and Sesto's famous duet "Son nata a lagrimar" from Handel's opera "Jules César", composed in 1723. 
 
A pure marvel.


 
 
 
et aussi, avec ces deux artistes (dans des rôles différents) un splendide "Stabat Mater"  de Pergolese
 
and also, with these two artists (in different roles) an amazing Pergoles's "Stabat Mater" 
 
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06/12/2025

Confluence

 

"Confluence" est une pièce (pour orgue à tuyaux et voix) de Dylan Kerr qui explore les relations entre le temps, l’architecture, l’air et le souffle. Elle se déploie par des intervalles d’orgue qui s’amplifient lentement et se mêlent à la voix non amplifiée: le chant harmonique renforce les partiels qui résonnent dans l’espace, formant une masse sonore vibrante et pulsante. Publiée chez l'excellent label Discreet Editions, cette œuvre explorant les micro tonalités est puissamment extatique.

Ce travail de l'artiste d'origine irlandaise Dylan Kerr se situe à la croisée de la performance et du son. Une  pratique profondément ancrée dans le lieu de jeu donne naissance à des œuvres qui explorent les résonances uniques selon les différents environnements pour explorer des phénomènes psychoacoustiques tels que les battements, les interférences et l'interaction entre la voix et l'espace.

*** 

"Un point et un flux. La confluence de deux courants. Deux sources de souffle. Multidimensionnel et en perpétuelle fluctuation. Immobile mais jamais statique. S’ouvrant sur une perception partagée du temps et de l’espace. Bruit, bruits. Corps. Les octaves éveillent l’harmonie. Lignes horizontales gravées dans l’espace infini. Surfaces scintillantes et profondeurs océaniques. Des formants vocaux finement ciselés donnent naissance à des notes pédales harmoniques ou à des balayages harmoniques. Un espace dans l’espace. Des harmoniques cristallines révèlent ce qui est latent ou implicite dans le spectre harmonique de l’orgue. Du grave à l’aigu. Du grave à l’aigu. Pulsations microtonales. Vestiges fantomatiques. Cloches à l’horizon." - Rebecca Lane 

 


"Confluence" (for pipe organ and voice) is a work by the irish vocalist and composer Dylan Kerr threaded by relationships between time, architecture, air, and breath. It unfolds through slowly growing organ intervals that meet and merge with the unamplified voice, progressively forming denser clusters of pitches that create complex interference patterns. As voice and organ weave in and out of one another, overtone singing reinforces the partials resonating in the space, forming one breathing, pulsating mass of sound. Kerr’s work is a dialogue between the body, the voice, and space, exploring what is inscribed in a location's history and resonance, and how these elements are transduced and embodied through their performance. Published by the amazing label Discreet Editions. 

 

 

 

other music by Dylan Kerr 

 

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21/11/2025

Musique encore!


Depuis 2004, Èlg & la Chimie, désormais installé à Bruxelles, dessine des spirales sonores concentriques faites de tuyaux musicaux et d'entrailles. Son dernier opus "Immense éboulis rouge" est publié chez Murailles MusicIl y tisse des ponts improbables entre musique concrète et fragments de chansons françaises, entre incantations tribales électroniques cryptiques et danses de poupées russes dans Pluton. Quand il n'est pas en français, le langage se réduit au babillage étrange d'un vieil homme, d'un enfant, d'un revenant poussiéreux, d'un barde épileptique, d'un messager paisible…Des voix sont là sans maquillage, intelligibles, fragiles, martiales ou murmurées, elles incarnent des textes elliptiques, sous influence de Henri Michaux ou de Brigitte Fontaine, sortes d'arc-en-ciel radioactif surplombant continuellement des images mentales hallucinées.

Since 2004, Èlg & la Chimie, based now in Brussels, has drawn concentric sound spirals made of musical pipes and entrails. His last opus "Immense éboulis rouge" is now published at Murailles MusicHe builds improbable bridges between concrete music and french song debris, between cryptic electronic tribal incantations and russian doll dancing in Plutonia. When not in french, language is reduced to alien babble of an old man, a child, a dusty revenant, an epileptic bard, a peaceful messenger... 

 

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 "Alpha" est la bande musicale du film éponyme réalisé par Jan-Willem van Ewijk. Elle est composée par Ella van der Woude. Ce film évoque une histoire qui se déroule en montagne, ce qui explicite la présence de trompe alpine au côté des synthétiseurs, orgue et piano. Un père et un fils se dépouillent de leurs privilèges jusqu'à se retrouver nus devant la nature. Somptueux!

"Alpha" is the score of the eponymous movie directed by Jan-Willem van Ewijk about the changing nature of masculinity in our society. It slowly strips a father and son of their modern Western privileges, their technology, their personal grievances and their egos, leaving them naked in the face of nature. The film may start in the noisy and cluttered environment of a ski resort, but the story culminates on the silent, frozen and unforgiving snowfields and rock-faces of the high Alps. Composed by Ella van der Woude with Alphorn, synthetisers, organ and piano. Magnificent!

 

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"Gleann Ciùin" est un album composé de musiques d'orgue de Claire M Singer. Extatique! 

"Gleann Ciùin" is the second album in a trilogy that explores two narratives: my journeys across the vast landscapes and weathered peaks of the Cairngorms in Aberdeenshire, and my exploration of the rich, resonant tones of pipe organs, contemplating the weight of history and the timeless beauty of these majestic instruments." Claire M Singer

 

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18/11/2025

Tagstimmen

 
Georges Perec créa dès 1968 six Hörspiele (pièces radiophoniques en langue allemande) pour la radio Saarländischer Rundfunk, désormais mis en ligne de manière permanente en coopération avec l’Association Georges Perec de Paris. C’est le traducteur allemand de Perec, l’auteur sarrois Eugen Helmlé (1927 – 2000), qui incita l'auteur Français à écrire pour la radio à la fin des années 1960. 
 
Presque tous les Hörspiele de Georges Perec sont nés de cette collaboration étroite entre les deux amis des bords de Seine et de Sarre. Les pièces que Perec créa alors pour la radio sont tantôt joyeuses, tantôt grotesques, tantôt strictement formelles tout en étant ingénieuses et critiques à l’égard de la société, souvent écrites et produites selon les règles de l’OuLiPo ( Ouvroir de littérature potentielle), qui fait de la langue elle-même (principalement allemande) un acteur. La musique est également un élément important du travail radiophonique, avec la participation du compositeur français Philippe Drogoz, qui est aussi l'auteur de la bande-son du formidable film "Un homme qui dort".
 
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Georges Perec schuf 1968 sechs Hörspiele in deutscher Sprache für den Saarländischer Rundfunk, die heute in Zusammenarbeit mit der Association Georges Perec in Paris dauerhaft online verfügbar sind. Es war Perecs deutscher Übersetzer, der aus dem Saarland stammende Autor Eugen Helmlé (1927–2000), der den französischen Schriftsteller Ende der 1960er-Jahre zum Schreiben für den Rundfunk ermutigte. 
Fast alle Hörspiele von Georges Perec entstanden aus dieser engen Zusammenarbeit der beiden Freunde von Seine und Saar. Die Hörspiele, die Perec damals für den Rundfunk verfasste, waren abwechselnd heiter, grotesk und streng formal, aber stets geistreich und gesellschaftskritisch. Sie wurden oft nach den Regeln des OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle) geschrieben und produziert, das die Sprache selbst (vor allem das Deutsche) zum Akteur macht. Auch die Musik spielte eine wichtige Rolle in seiner Radioarbeit, unter Beteiligung des französischen Komponisten Philippe Drogoz, der auch den Soundtrack für den bemerkenswerten Film "Un homme qui dort" (Ein Mann schläft) schrieb. 
 
  
Un document dirigé par Emmanuel Zwenger et Hans Hartje explore les relations de Perec avec le son: Vol. 15 : Sonographies perecquiennes (Janvier 2024 
 
Je recommande particulièrement l'écoute du Hörspiel "Tagstimmen" (1971). Aussi cette pièce ludique intitulée "Konzertstück" (1974), musicale et divertissante, qui repose essentiellement sur le rapport formel entre la langue et la musique, et qui m'évoque certains travaux de Stockhausen de la même époque.
 
Ich empfehle besonders das Hörspiel "Tagstimmen" (1971). Ebenfalls empfehlenswert ist das spielerische und unterhaltsame "Konzertstück" (1974), das im Wesentlichen auf dem formalen Verhältnis von Sprache und Musik basiert und mich an bestimmte Werke Stockhausen aus derselben Zeit erinnert. 
 
Enjoy!  
 
*** 

A signaler la publication d'un livre offrant  la traduction du Hörspiel "La Machine" (1968) traduit par Valentin Decoppet et Camille Bloomfield aux éditions Le Nouvel Attila. (cf article dans Libération du 8 & 9 novembre 2025) 

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06/11/2025

Anna Livia Plurabelle


 Anna Livia Plurabelle est un personnage du chapitre 11 de "Finnegans wake", une singulière œuvre littéraire de James Joyce, publiée en 1939. Réputé comme étant un texte difficile, voire illisible et intraduisible, ce livre mêle plusieurs langues, inventées ou non.

Le compositeur André Hodeir, après avoir écrit en 1950 une piéce pour orchestre de jazz et soprano intitulée "Jazz cantata" avec une partie vocale intégralement écrite selon la technique du scat.  Pour cette pièce, Hodeir avait inventé une langue imaginaire, n’ayant pas trouvé de texte à sa convenance. Le projet d’Anna Livia Plurabelle, cantate de 53 minutes pour vingt-trois musiciens et deux voix de femmes solistes (contralto et soprano), voit le jour par pure coïncidence grâce à l'ingénieur du son Michel Philippot.

« Michel Philippot, que je connaissais depuis longtemps, était devenu le responsable des commandes à France musique. Il m’a contacté en me disant : « Je voudrais que vous fassiez une pièce d’une longueur comprise entre quarante et soixante minutes, que nous pourrions faire concourir pour le prix Italia » André Hodeir

Pour Jean-Robert Masson, l’usage que Joyce fait des allitérations, des mots contractés, du découpage rythmique de la phrase, en d’autres termes de ce caractère syncopé propre au jazz  justifie en effet l’entreprise joycienne d’Hodeir. 

Anna Livia Plurabelle in Croppies Memorial Park - Dublin - pic William Murphy
 

Ellinoa (mezzo-soprano), Chloé Cailleton (contralto) et l'Orchestre National de Jazz sous la direction de Patrice Caratini interprètent "Anna Livia Plurabelle "dans sa version originale franco-anglaise de 1966, pour 21 instrumentistes et 2 voix.   

Le disque LP de la version originale, avec un formidable casting! 

 

§!--Kóax Kóax Kóax!

20/10/2025

The Lolita Years

 
 
Plusieurs musiques jamais publiées auparavant ressurgissent 40 ans plus tard. Thierry Azam, compositeur sonore et artiste photographe, et Alain Michon, homme du mode sonore devant l'éternel, soit tous deux sous le paytronyme de Pray-Pax, membres actifs du collectif pluridisciplinaire "Lolita", articulé autour de la scène de la danse contemporaine dans les années 80, publient 40 ans plus tard, une quinzaine de compositions expérimentales (collages, électroacoustique, spoken word, ambiances concrètes, new wave de cette époque, post pop-rock avant l'heure, etc...) qui accompagnaient  les spectacles. 
 
Several previously unpublished musical pieces resurface 40 years later. Thierry Azam, sound composer and photographer, and Alain Michon, a man of eternal sound, both members (Pray-Pax) of the multidisciplinary collective "Lolita" which focused on the contemporary dance scene in the 1980s, have published, 40 years later, sixteen experimental compositions (collages, electroacoustics, spoken word, concrete atmospheres, new wave of that era, post-pop-rock before its time, etc...) which were the soundtracks of the shows.
 

 
"The Lolita years" sur le label Zel Zele voit sa sortie officielle le 24 octobre. Un grand voyage au siècle dernier avec ces pièces pleines d'humour et d'espièglerie qui nous rappellent ces années-là. 
Sortie officielle du vinyl le 24 octobre 2025, en attendant le livre mémoire sur le collectif attendu cet bhiver avec moult archives de cette aventure "Lolita"
 
"The Lolita years" on the Zel Zele label will see its official release on October 24th. An amazing journey through time with these humorous and playful pieces that remind us of those last century' years. The vinyl will be officially released on October 24, 2025, waiting for the collective's memory book, expected for this winter, features a wealth of archives from this "Lolita" adventure.
 
 

 
& the video with Marcia Barcellos singing for "Can't" 
 
!(_-_)! 
 

11/10/2025

La circonférence des oiseaux

La compilation sonore "La circonférence des oiseaux" de Samon Takahashi emprunte le titre aux poèmes médiévaux du poète soufi Farid-Al-Din Attar (XIIéme siècle). Elle tente avec des exemples sonores fusionnés par des analogies de tons, de forme ou de texture, de dessiner une histoire complète de la musique, de la migration circulaire, sans début ni fin. Une belle série de miniatures musicales évoquant les chants d'oiseaux.


The Samon Takahashi's audio compilation "La circonférence des oiseaux" (The Circumference Of The birds), borrows the title to the poems by the sufi poet Farid-Al-Din Attar (XIIth century). It attempts with sound examples merged by tone analogies, of shape or texture, to draw a comprehensive history of music, of circular migration, without a beginning or an end. A beautiful series of musical miniatures evoking birdsong. 

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avec des extraits d’oeuvres de : Walter Marchetti, John Zorn, Maurizio Kagel, Jim French & Diamanda Galas, Tamia, Simon Wickham Smith, Manon Anne Gillis, Jean Dubuffet, Demetrio Stratos, Phil Minton, Toshi Tsuchitori, Mia Zabelska, Malcolm Goldstein, Polly Bradfield, Takehisha Kosugi, Sakis Papadimitriou, Michel Deneuve, Philippe Capdenat, The bombay ducks, Nana Vasconcelos, Marion Brown, Henri Chopin, Ricardo Mandolini, Philippe Mion, Dick Raaijmakers, Mathias Spahlinger, Zoltan Poncrasz, Masaaki Takano, William Mattews, Yoji Yuasa, J.D.Robb, Bruce Ditmas, Roberto Columbo, Pierre Courbois, Nicolas Collins, Michel Waisvisz, Ivo Malec, John Pfeiffer, Bernard Parmegiani, Patrick Kosk, Costin Miereanu, Vinko Globokar, Lol Coxhill, Raymond Boni, Maurice Horsthuis, Stephen Wittwer, Radu Malfatti, Evan Parker, Paul Lytton, Joseph Celli et Samon Takahashi lui-même. Soit une cinquantaine d'artistes cités dans ce "catalogue" de singuliers chants d'oiseaux!

& des musiques traditionnelles de nombreux pays: Éthiopie, Amazonie, Mongolie, Chine, Mexique, Togo, Guyana, Congo et Iles Salomon.  

 

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04/10/2025

4 new music recently found

"ZERO,999..." est un projet de Riccardo La Foresta, percussionniste et artiste sonore italien, qui s'est consacré à la création du Drummophone, un aérophone obtenu à partir d'un kit de batterie. Il crée des drones (bourdons), des mélodies ancestrales et des rythmes complexes, éloignant radicalement l'usage classique de l'instrument de la percussion traditionnelle et questionnant son rôle comme instrument de percussion. Dans cet album, il rassemble des fragments de performances live et d'installations in situ réalisées au cours de la dernière décennie. 
 
"ZERO, 999..." est conçu comme une suite musicale où le son et le temps se transmettent simultanément à différents ordres d'échelle : un seul coup de tambour est un bourdon ralenti mille fois, un bourdon d'une heure est un bref tic-tac dans l'horloge du temps géologique. 

"ZERO,999..."  is a project by Riccardo La Foresta, an italian percussionist and sound artist who dedicated to to the creation of the Drummophone, an aerian instrument obtained from drums that creates drones, ancestral melodies and complex beats drastically distancing the instrument from traditional drumming, and questioning the role of the drum as a percussive instrument. In this album he collects fragments of live performances and site-specific installations conducted over the last decade.
 
"ZERO, 999..." is conceived as a musical suite where sound and time are communicated simultaneously at different orders of scale, a single strike of a drum is a drone if slowed down one thousand times, an hour-long drone is a brief tick in the clock of geological time.

 

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"Adjust" est le premier album du Anzû Quartet, ensemble dédié à la nouvelle musique contemporaine pour cordes. Créé en 2020 par des interprètes renommés basés à New York, cet ensemble reçoit régulièrement des commandes et interprète de nouvelles œuvres pour quatuor à cordes. Olivia De Prato (violin), Ashley Bathgate (violoncelle), Ken Thomson (clarinette & composition pour la pièce "uneasy" ) et  Karl Larson (piano) ont été salués par la critique et les musiciens du monde entier.
 

 
 
"Adjust" is the first album by the Anzû Quartet, an ensemble dedicated to new contemporary music for strings. Formed in 2020 by New York City' renowned performers, the quartet is actively commissioned and is performing new works for string quartet. Olivia De Prato (violin), Ashley Bathgate (cello), Ken Thomson (clarinet & composition of "uneasy" piece) and Karl Larson (piano) have been lauded by critics and musicians worldwide.

 

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"Songs for the Lost" sont composées par Ed Williams pendant une saison d'hiver à Bâle en Suisse où il étudie. 

"Ces chansons reflètent des périodes de tourment personnel, exacerbées par les bouleversements du monde extérieur. C'est devenu un processus d'orientation au milieu de cette désorientation, en me tournant vers mes propres instruments, ma voix, mes pensées, tout en m'enracinant dans le terreau d'autres chansons du passé." Ed Williams
 

 
 "Songs for the Lost" is a collection of short songs written by Ed Williams over the past year and recorded at the HSM Basel during occasional free winter nights when he was a student there.
 
"They reflect times of personal turmoil exacerbated by the turmoil out in the world. It became a process of orienting myself within the disorientation by turning inwards to my own instruments, my voice, my thoughts, while rooting myself in the soil of other songs from the past." Ed Williams 
 
 

& don't miss another post around Ed Williams' works 

 

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Près de 2 siècles après que Robert Schumann ait composé ”Carnaval” (1835), voilà une relecture tout autant espiègle que l’original. Alessandro Bosetti a en effet (re)composé cette pièce qui présentait 21 chapitres tous associés à un masque de carnaval. Ici pour ”Carnaval 2”, tous les personnages ont été effacés, malgré le fait que le pianiste Reinier von Houdt en porte un pour son exécution chaque fois différent pour chacune des parties. La nouvelle musique naît de petits fragments prélevés dans la partition originale et prolifère d’elle-même, s’étend, flotte, roule ou voltige. La seule courtoisie du compositeur à l’égard de l’interprète est d’avoir créé entre chaque chapitre, des interludes électroacoustiques volontairement ennuyeux qu’il a appelés Paraventi (écrans) afin que l’interprète ait le temps de se retirer derrière eux pour changer de masque. 

Nearly two centuries after Robert Schumann composed "Carnival" (1835), here is a reinterpretation that is just as mischievous as the original.Alessandro Bosetti (re)composed this piece, which contains 21 chapters, each associated with a carnival mask. Here, for ”Carnaval 2”, all the characters have been erased, despite the fact that pianist Reinier von Houdt wears a different one for each part. The new music is born from small fragments taken from the original score and proliferates on its own, expanding, floating, rolling, or fluttering. The only courtesy of the composer to the performer is to have created deliberately boring electroacoustic interludes between each chapter, which he called Paraventi (screens), so that the performer has time to retreat behind them to change masks. 

 

 

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30/09/2025

TPNY Memory

 

"T.P.NY Memory"

a 2013's musical piece by  Jean Jacques Palix
on a three acts' libretto by Leyli Daryoush

L'atelier de la création - France Culture

Avec :
Eve Couturier, narrator in french language
Niaz Nawab, soprane in farsi language
Karima Nayt, mezzo in english language
Carol Robinson, bass clarinet
Vincent Segal, cello
Jean Jacques Palix, composition, electronic

Composée sous forme de Hörspiel, la pièce de Jean Jacques Palix, par son instrumentation et sa mise en ondes, s'appuie sur le jeu des trois langues - français, anglais et persan (farsi) - présentes dans l'écriture du livret original de Leyli Daryoush.
Dans chacune des trois villes où se situe l'action - Téhéran, Paris, New-York -  se joue la réminiscence flottante  d'une  jeune femme iranienne  – protagoniste du récit - qui  se heurte à une racine originelle; elle observe la souffrance muette de la mère, elle affronte la vérité de l’amant par le trou d’une serrure ; elle découvre le secret troublé dans le roman égaré du père.
Engloutie dans les fils du temps et de l’espace, la mémoire voyageuse traverse l’histoire de sa propre vie pour y trouver un territoire apatride, un plateau vide où s’éparpillent les vestiges d’un passé illusoire.
 
La pièce s'inscrit, par son récit en trois actes,  dans  une réflexion postmoderne  liée aux questions du déracinement et  de l'exil , de la solitude et de la nostalgie.
 
***
 
Composed by Palix in the form of a Hörspiel, through its instrumentation and staging, "TPNY memory" draws on the interplay of three languages — French, English, and Farsi — present in the original libretto by Leyli Daryoush. 
In each of the three cities where the action takes place — Tehran, Paris, New York — the floating reminiscence of a young Iranian woman —the protagonist of the story— plays out as she encounters an original root; she observes her mother's silent suffering, she confronts her lover's truth through a keyhole; she discovers the troubled secret in her father's lost novel. Engulfed in the threads of time and space, the traveling memory crosses her own's history of life to find a stateless territory, an empty set scattered with the vestiges of an illusory past. 
 
The play, through its three-act narrative, is part of a postmodern reflection linked to the questions of uprooting and exile, solitude and nostalgia.



PROLOGUE
Les prophétesses du temps
ACTE UN
Paris: L'exil (perte du jardin idyllique pour l’univers béton d’un appartement parisien.)
ACTE DEUX
Téhéran: La Lune (rencontre amoureuse et bassidjis qui débarquent avec les matraques, fuite de tout le monde.)
Paris: La Porte (monologue devant une porte de salle de bains. Drogue et fumée derrière cette porte.)
New York: La Table  (oubli de tout et fuite en avant. Traces de la mémoire dans le marc du café.)
ACTE TROIS
Paris: Le Téléphone (Père qui n’a existé qu’à travers une voix de téléphone.)
New York: Le Roman (Découverte du roman du père, roman qui révèle la vérité de l’histoire à venir.)


La première diffusion de cette pièce a eu lieu le jeudi 2 mai 2013 sur France Culture.
Ce projet a bénéficié du soutien de l'association Beaumarchais-SACD et des éditions Radio France.

to listen to  >>>here<<<
 
 
ce post était initialement publié en avril 2013 
 
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18/09/2025

Momente

 "Je ne vis pas d'histoire, je ne vis que des moments."  Karlheinz Stockhausen à propos de "Momente"

"Momente" est une pièce pour soprano solo, 4 choeurs et treize instrumentistes composée par Karlheinz Stockhausen en 1962 et révisée en 1965.

Dans une production de Pierre Schaeffer et du Groupe de Recherches Musicales du service de la recherche de l'ORTF, réalisé par Gérard Patris, ce film retrace avec brio une répétition de la version du 16 octobre 1965 à Donaueschingen avec la sublime et espiègle soprano Martina Arroyo et l'Orchestre et les Choeurs du West Deutcher Rundfunk, sous la direction de Stockhausen lui-même.
On y voit également Stockhausen exposer ses idées sur la pièce et aussi diverses considérations sur son travail et sa vie.

Ce film fait partie du formidable coffret de DVDs  "Les grandes répétitions".
"Momente": une vraie merveille à tous points de vue et d'ouïe. 
 
 
"Momente"  is a piece for solo soprano, four choirs, and thirteen instrumentalists, composed by Karlheinz Stockhausen in 1962 and revised in 1965. In a production by Pierre Schaeffer and the Groupe de Recherches Musicales of the ORTF research department, directed by Gérard Patris, this film brilliantly retraces a rehearsal of the version on October 16, 1965, in Donaueschingen with the sublime and playful soprano Martina Arroyo and the Orchestra and Choir of the West Deutscher Rundfunk, conducted by Stockhausen himself. It also shows Stockhausen expounding on his ideas on the piece and various reflections on his work and life. This film is part of the wonderful DVD set "Les grandes répétitions" (Great Rehearsals). "Momente" is a true marvel from every point of view and aural perspective.
 
 


et à Paris, une fin d'année (en décembre 2013) bien occupée par un "week-end  Stockhausen" à la Philharmonie de Paris: "Mantra", une splendide interprétation de "Gruppen" (pièce de 1958 pour 3 orchestres),  le "Klavierstück" remarquablement interprété par Pierre-Laurent Aymard, et aussi le dimanche 31 janvier, au Musée de la Cité de la Musique, un "Concert-promenade" au cours duquel j'ai exécuté "Stockhausen remix"
 
& in Paris, a busy week in december 2013  with a "Stockhausen weekend" at the Philharmonie de Paris: "Mantra", a splendid interpretation of "Gruppen" (a 1958 piece for 3 orchestras), the "Klavierstück" remarkably interpreted by Pierre-Laurent Aymard, and also on Sunday January 31, at the Musée de la Cité de la Musique, a "Concert-promenade" during which I performed "Stockhausen remix".

 
!_°_!  

11/09/2025

My heart's in the Highlands

Un pur bijou composé par Arvo Pärt: pour fêter ses 90 ans aujourd'hui

 
My heart's in the Highlands, my heart is not here,
My heart's in the Highlands a-chasing the deer -
A-chasing the wild deer, and following the roe; (=ree)
My heart's in the Highlands, wherever I go.

Farewell to the Highlands, farewell to the North
The birth place of Valour, the country of Worth;
Wherever I wander, wherever I rove,
The hills of the Highlands for ever I love.

Farewell to the mountains high cover'd with snow;
Farewell to the straths and green valleys below; (=breed dal)
Farewell to the forrests and wild-hanging woods;
Farwell to the torrents and loud-pouring floods.

My heart's in the Highlands, my heart is not here,
My heart's in the Highlands a-chasing the deer
Chasing the wild deer, and following the roe;
My heart's in the Highlands, whereever I go.
 
 

"My Heart's in the Highlands" est un poème de 1789 du poéte écossais Robert Burns (1759-1796)

interprété par la soprano danoise Else Torp avec Christopher Bowers à l'orgue
 
 

http://www.lassociationfragile.com/christian-rizzo/choregraphe/php/christian-rizzo-choregraphe-fr.php 
merci à Christian Rizzo de me l'avoir fait découvrir dans sa pièce "Ad Noctum"
 
post initialement publié en juin 2016    -   &#-_-% .....................................

08/06/2025

City walk


"City Walk" is a movie by Bill Morrison. Shot in New-York in 1999 with the music of Michael Gordon, it was a part of the opera "The Carbon Copy Building" produced by "Bang On A Can" with words by Ben Katchor, sung by Theo Bleckmann? or Katie Geissinger?

all other works on "beyond the coda" by Bill Morrison

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