" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

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10/08/2026

Son nata a lagrimar


La contralto (et chef d'orchestre) Nathalie Stutzmann et le contre-ténor Philippe Jaroussky chantent le fameux duo de Cornelia et de Sesto "Son nata a lagrimar" extrait de l'opéra de Haendel "Jules César", composé en 1723.

Une pure merveille.


Contralto (and conductor) Nathalie Stutzmann and countertenor Philippe Jaroussky sing Cornelia and Sesto's famous duet "Son nata a lagrimar" from Handel's opera "Jules César", composed in 1723. 
 
A pure marvel.


 
 
 
et aussi, avec ces deux artistes (dans des rôles différents) un splendide "Stabat Mater"  de Pergolese
 
and also, with these two artists (in different roles) an amazing Pergoles's "Stabat Mater" 
 
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01/06/2026

New works with strings


“Songs of Erosion” is a project by Clara Levy (violin) & Victor Guaita Igual (viola) revisiting the 13th-century Spanish songbook “Cantigas de Santa María” through the lens of erosion. Rejecting a historicist interpretation, Clara Levy and Victor Guaita Igual develop a set of instructions inspired by geological processes. These serve as a basis for approaching pitch and rhythmic material, shaping it into new compositions. 

More about these pieces published by the amazing label Discreet Music 

Composed and performed by Clara Levy (violin) and Victor Guaita Igual (viola). Recorded by Clara de Asís at Fundación Cerezales Antonino y Cinia, León, Spain. The music is shaped by the acoustics of its spaces.  
The 
digital bonus track "La Quebrantada" is performed by Clara Levy, Victor Guaita Igual and Clara de Asis (synthesizer). 

 

“Songs of Erosion” est un projet de Clara Levy (violon) et Victor Guaita Igual (alto) qui revisite le recueil de chants espagnols du XIIIe siècle "Cantigas de Santa María" à travers le prisme de l’érosion. Rejetant une interprétation historiciste, Clara Levy et Victor Guaita Igual élaborent un ensemble d’instructions inspirées des processus géologiques. Celles-ci servent de base à leur approche des hauteurs et des rythmes, qu’ils transforment en de nouvelles compositions. 

 Plus d’informations sur ces pièces publiées par l’excellent label  Discreet Music mené par Clara de Asis. Ces piéces sont composées et interprétées par Clara Levy et Victor Guaita Igual et enregistrées par Clara de Asís à la Fundación Cerezales Antonino y Cinia, à León, en Espagne. ces musiques influencées par l’acoustique des lieux. Le titre bonus numérique "La Quebrantada" est interprété par Clara Levy, Victor Guaita Igual et Clara de Asís (synthétiseur).
 
 

 

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On "Vil’na" (means: free), Natalia Tsupryk assembles a stark, deeply personal cycle of pieces that blur chamber minimalism and folk memory into a quietly devastating portrait of wartime Ukraine. "Vil’na" unfolds like a sequence of elegies attentive to the textures of place and loss.  

“Anti-Drone Nets” frames the album’s atmosphere with slow, tensile string layers, its title referencing the makeshift mesh canopies now stretching across the streets of frontline cities. Elsewhere, the composer turns fragments of lived reality into strange beauty.  At the centre sits “posiy maty zhyto”, a traditional wedding song from Mykolaiv region reimagined here as a meditative folk lament... "Vil’na" maintains an elegiac tone: an ode to lost friends and interrupted lives without slipping into sentimentality...This work is an incomplete elegy whose pain runs even deeper because the end is still unwritten.  

This text was written by Gianmarco in a recent edition of Ukrainian Field Notes.

Sur "Vil’na" (qui signifie libre), Natalia Tsupryk compose un cycle de pièces dépouillées et profondément personnelles, mêlant minimalisme de chambre et mémoire populaire pour dresser un portrait d'une beauté silencieuse et bouleversante de l'Ukraine en guerre. "Vil’na"  se déploie comme une suite d'élégies attentives aux textures du lieu et à la douleur de la perte. "Anti-Drone Nets" imprègne l'album de lentes et tendues nappes de cordes, son titre faisant référence aux filets de fortune qui s'étendent désormais dans les rues des villes en première ligne. Ailleurs, la compositrice transforme des fragments de réalité vécue en une étrange beauté. Au centre trône "posiy maty zhyto", un chant de mariage traditionnel de la région de Mykolaïv, réinventé ici en une complainte folklorique méditative… "Vil’na" conserve une tonalité élégiaque : une ode aux amis disparus et aux vies interrompues, sans jamais tomber dans le sentimentalisme, une élégie inachevée, dont la douleur est d'autant plus vive que la fin reste à écrire. 

more informations on the blog  "A closer listen"  

 

 

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01/11/2025

Minimal music

 

 
"Tehran Dust" est une oeuvre de Klaus Lang paru en 2022 chez "Another timbre". Trois œuvres de chambre avec deux arrangements de pièces de musique ancienne de Johannes Ockeghem et Pierre de la Rue. Interprétées par le Trio Amos : Sylvie Lacroix (flûte), Krassimir Sterev (accordéon), Michael Moser (violoncelle), et Klaus Lang (orgue). 
 
"Il y a quelques jours, j'ai entendu une pièce improvisée utilisant des instruments et des motifs traditionnels de la musique iranienne, mêlés à des éléments de musiques non iraniennes. Un genre musical très en vogue, appelé « musique du monde », est composé de courtes unités musicales utilisant toutes le même modèle formel traditionnel et assemblées pour former une suite potentiellement infinie." 
Klaus Lang 2011 
 
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"Tehran Dust" is an 2022's opus by Klaus Lang  published on "Another timbre". Three chamber works with arrangements of early music pieces by Johannes Ockeghem and Pierre de la Rue. Performed by Trio Amos : Sylvie Lacroix, flute - Krassimir Sterev, accordion - Michael Moser, cello and with Klaus Lang, organ.
 
"A couple of days ago I heard an improvised piece of music using traditional instruments and patterns taken from traditional iranian music mixed together with some elements of other types of non iranian music. A very fashionable type of music called „world music“. Short musical units that all use the same traditional formal model were stitched together to form a potentiall endless sucession."  
Klaus Lang 2011 
 
 
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"Motor tapes"  est un album de 2024 de Sarah Hennies (née en 1979), compositrice et percussionniste américaine basée à New York. Elle est connue pour son travail de compositrice pour ensembles acoustiques. Elle contribue également à l'improvisation, au cinéma et à la performance. Elle s'intéresse à diverses questions musicales, sociopolitiques et psychologiques, notamment les identités queer et trans, la psychoacoustique et les conditions sociales et neurologiques qui sous-tendent la pensée créative. 
 
"La pièce "Clock Dies"  a été la première où je me suis dit : “Voyons si je peux faire de la musique de chambre.” Clock Dies est donc une composition intégrale ; bien sûr, il y a beaucoup de répétitions, une forme avec des sections et des climax, des événements qui se produisent."   Sarah Hennies 2024
  
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 "Motor tapes" is a 2024's album by Sarah Hennies (b. 1979), an american composer and percussionist based in NYC. She is known for her work as an acoustic group composer. She also contributes to improvisation, film, and performance art. She is concerned with a variety of musical, sociopolitical, and psychological issues including queer & trans-identity, psychoacoustics, and the social and neurological conditions underlying creative thought.
 
"The piece "Clock Dies" was the first piece I made where I thought, “Let’s see if I can make chamber music.” So Clock Dies is through-composed; of course there’s lots of repetition, there’s a form with sections and climaxes—things happen."  
Sarah Hennies 2024  
 
 
 
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"Blanca", un cycle de huit compositions pour alto solo composé par Julia Eckhardt, inspiré par des promenades dans la campagne espagnole. 
 
"En novembre 2022, j'ai passé un mois en résidence d'artiste à Centro Negra, dans la petite ville de Blanca, au sud-est de l'Espagne. J'ai suivi un protocole quotidien de promenade sans but précis, qui m'a conduite dans les vastes collines majestueuses et légèrement intimidantes qui entourent la ville. Chaque jour, après un temps déterminé, je m'arrêtais pour réaliser un enregistrement de terrain et une photo de détail. À mon retour à Centro Negra, j'enregistrais une improvisation à l'alto, faisant écho à l'énergie de ces lieux accidentels." Julia Eckhardt  
  
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"Blanca", a cycle of 8 compositions for solo viola  composed by Julia Eckhardt, inspired by walks in rural Spain. 
 
"In November 2022, I spent a month as an artist in residency at Centro Negra in the small town of Blanca in the South-East of Spain. I undertook a daily protocol of walking without plan or destination which took me into the wide, majestic, and slightly intimidating hills outside the town. Each day, after a set amount of time I stopped to make a field recording and a detail photo, and upon my return to Centro Negra, recorded an improvisation on the viola echoing the energy of that accidental place." Julia Eckhardt

extraits de l'album "Blanca"
 
 
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04/10/2025

4 new music recently found

"ZERO,999..." est un projet de Riccardo La Foresta, percussionniste et artiste sonore italien, qui s'est consacré à la création du Drummophone, un aérophone obtenu à partir d'un kit de batterie. Il crée des drones (bourdons), des mélodies ancestrales et des rythmes complexes, éloignant radicalement l'usage classique de l'instrument de la percussion traditionnelle et questionnant son rôle comme instrument de percussion. Dans cet album, il rassemble des fragments de performances live et d'installations in situ réalisées au cours de la dernière décennie. 
 
"ZERO, 999..." est conçu comme une suite musicale où le son et le temps se transmettent simultanément à différents ordres d'échelle : un seul coup de tambour est un bourdon ralenti mille fois, un bourdon d'une heure est un bref tic-tac dans l'horloge du temps géologique. 

"ZERO,999..."  is a project by Riccardo La Foresta, an italian percussionist and sound artist who dedicated to to the creation of the Drummophone, an aerian instrument obtained from drums that creates drones, ancestral melodies and complex beats drastically distancing the instrument from traditional drumming, and questioning the role of the drum as a percussive instrument. In this album he collects fragments of live performances and site-specific installations conducted over the last decade.
 
"ZERO, 999..." is conceived as a musical suite where sound and time are communicated simultaneously at different orders of scale, a single strike of a drum is a drone if slowed down one thousand times, an hour-long drone is a brief tick in the clock of geological time.

 

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"Adjust" est le premier album du Anzû Quartet, ensemble dédié à la nouvelle musique contemporaine pour cordes. Créé en 2020 par des interprètes renommés basés à New York, cet ensemble reçoit régulièrement des commandes et interprète de nouvelles œuvres pour quatuor à cordes. Olivia De Prato (violin), Ashley Bathgate (violoncelle), Ken Thomson (clarinette & composition pour la pièce "uneasy" ) et  Karl Larson (piano) ont été salués par la critique et les musiciens du monde entier.
 

 
 
"Adjust" is the first album by the Anzû Quartet, an ensemble dedicated to new contemporary music for strings. Formed in 2020 by New York City' renowned performers, the quartet is actively commissioned and is performing new works for string quartet. Olivia De Prato (violin), Ashley Bathgate (cello), Ken Thomson (clarinet & composition of "uneasy" piece) and Karl Larson (piano) have been lauded by critics and musicians worldwide.

 

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"Songs for the Lost" sont composées par Ed Williams pendant une saison d'hiver à Bâle en Suisse où il étudie. 

"Ces chansons reflètent des périodes de tourment personnel, exacerbées par les bouleversements du monde extérieur. C'est devenu un processus d'orientation au milieu de cette désorientation, en me tournant vers mes propres instruments, ma voix, mes pensées, tout en m'enracinant dans le terreau d'autres chansons du passé." Ed Williams
 

 
 "Songs for the Lost" is a collection of short songs written by Ed Williams over the past year and recorded at the HSM Basel during occasional free winter nights when he was a student there.
 
"They reflect times of personal turmoil exacerbated by the turmoil out in the world. It became a process of orienting myself within the disorientation by turning inwards to my own instruments, my voice, my thoughts, while rooting myself in the soil of other songs from the past." Ed Williams 
 
 

& don't miss another post around Ed Williams' works 

 

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Près de 2 siècles après que Robert Schumann ait composé ”Carnaval” (1835), voilà une relecture tout autant espiègle que l’original. Alessandro Bosetti a en effet (re)composé cette pièce qui présentait 21 chapitres tous associés à un masque de carnaval. Ici pour ”Carnaval 2”, tous les personnages ont été effacés, malgré le fait que le pianiste Reinier von Houdt en porte un pour son exécution chaque fois différent pour chacune des parties. La nouvelle musique naît de petits fragments prélevés dans la partition originale et prolifère d’elle-même, s’étend, flotte, roule ou voltige. La seule courtoisie du compositeur à l’égard de l’interprète est d’avoir créé entre chaque chapitre, des interludes électroacoustiques volontairement ennuyeux qu’il a appelés Paraventi (écrans) afin que l’interprète ait le temps de se retirer derrière eux pour changer de masque. 

Nearly two centuries after Robert Schumann composed "Carnival" (1835), here is a reinterpretation that is just as mischievous as the original.Alessandro Bosetti (re)composed this piece, which contains 21 chapters, each associated with a carnival mask. Here, for ”Carnaval 2”, all the characters have been erased, despite the fact that pianist Reinier von Houdt wears a different one for each part. The new music is born from small fragments taken from the original score and proliferates on its own, expanding, floating, rolling, or fluttering. The only courtesy of the composer to the performer is to have created deliberately boring electroacoustic interludes between each chapter, which he called Paraventi (screens), so that the performer has time to retreat behind them to change masks. 

 

 

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30/09/2025

TPNY Memory

 

"T.P.NY Memory"

a 2013's musical piece by  Jean Jacques Palix
on a three acts' libretto by Leyli Daryoush

L'atelier de la création - France Culture

Avec :
Eve Couturier, narrator in french language
Niaz Nawab, soprane in farsi language
Karima Nayt, mezzo in english language
Carol Robinson, bass clarinet
Vincent Segal, cello
Jean Jacques Palix, composition, electronic

Composée sous forme de Hörspiel, la pièce de Jean Jacques Palix, par son instrumentation et sa mise en ondes, s'appuie sur le jeu des trois langues - français, anglais et persan (farsi) - présentes dans l'écriture du livret original de Leyli Daryoush.
Dans chacune des trois villes où se situe l'action - Téhéran, Paris, New-York -  se joue la réminiscence flottante  d'une  jeune femme iranienne  – protagoniste du récit - qui  se heurte à une racine originelle; elle observe la souffrance muette de la mère, elle affronte la vérité de l’amant par le trou d’une serrure ; elle découvre le secret troublé dans le roman égaré du père.
Engloutie dans les fils du temps et de l’espace, la mémoire voyageuse traverse l’histoire de sa propre vie pour y trouver un territoire apatride, un plateau vide où s’éparpillent les vestiges d’un passé illusoire.
 
La pièce s'inscrit, par son récit en trois actes,  dans  une réflexion postmoderne  liée aux questions du déracinement et  de l'exil , de la solitude et de la nostalgie.
 
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Composed by Palix in the form of a Hörspiel, through its instrumentation and staging, "TPNY memory" draws on the interplay of three languages — French, English, and Farsi — present in the original libretto by Leyli Daryoush. 
In each of the three cities where the action takes place — Tehran, Paris, New York — the floating reminiscence of a young Iranian woman —the protagonist of the story— plays out as she encounters an original root; she observes her mother's silent suffering, she confronts her lover's truth through a keyhole; she discovers the troubled secret in her father's lost novel. Engulfed in the threads of time and space, the traveling memory crosses her own's history of life to find a stateless territory, an empty set scattered with the vestiges of an illusory past. 
 
The play, through its three-act narrative, is part of a postmodern reflection linked to the questions of uprooting and exile, solitude and nostalgia.



PROLOGUE
Les prophétesses du temps
ACTE UN
Paris: L'exil (perte du jardin idyllique pour l’univers béton d’un appartement parisien.)
ACTE DEUX
Téhéran: La Lune (rencontre amoureuse et bassidjis qui débarquent avec les matraques, fuite de tout le monde.)
Paris: La Porte (monologue devant une porte de salle de bains. Drogue et fumée derrière cette porte.)
New York: La Table  (oubli de tout et fuite en avant. Traces de la mémoire dans le marc du café.)
ACTE TROIS
Paris: Le Téléphone (Père qui n’a existé qu’à travers une voix de téléphone.)
New York: Le Roman (Découverte du roman du père, roman qui révèle la vérité de l’histoire à venir.)


La première diffusion de cette pièce a eu lieu le jeudi 2 mai 2013 sur France Culture.
Ce projet a bénéficié du soutien de l'association Beaumarchais-SACD et des éditions Radio France.

to listen to  >>>here<<<
 
 
ce post était initialement publié en avril 2013 
 
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15/08/2025

Paul Metzger


Toujours un intense plaisir d'écouter Paul Metzger et son banjo préparé.

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extrait d'une interview réalisée par Philippe Delvosalle en 2013

Tes premiers enregistrements mentionnent un banjo à 21 cordes ; les derniers un banjo à 23 cordes… Cela veut dire que l’instrument continue à évoluer ? Et aussi,  j’imagine, que l’instrument n’a pas « sauté » en un seul bond de 4 ou 5 cordes à 21 ? Y a-t-il eu plusieurs banjos, plusieurs prototypes le long de la ligne du temps de ce processus de transformation ? Y a-t-il aussi eu des voies sans issues ? Des moments où tu devais reculer un peu pour redémarrer dans une autre direction ?

Le banjo que je joue actuellement est mon troisième. À chaque fois, je prends des idées des banjos précédents et les applique au nouveau, tout en cherchant à améliorer au passage toute une série de petits détails. Mon premier banjo avait en bout de course 11 cordes : 4 cordes principales et 7 cordes sympathiques. Puis, j’ai au l’idée de rajouter des cordes le long du corps du banjo mais perdu pas mal de temps à trouver un moyen de le faire. Une idée était d’utiliser des chevilles récupérées d’une vieille cithare – mais celles-ci se sont révélées si difficile à accorder ! C’était donc une voie sans issue… Mais, en même temps, c’est tellement agréable de se retrouver là: de faire ce boulot, d’imaginer des solutions, de les tester, d’entendre de nouveaux sons et de découvrir de nouvelles façons de jouer… « Voie sans issue » est peut-être une expression un peu rude…

l'interview compète

live in Tempere - 2010

 


Excerpt from an interview conducted by Philippe Delvosalle in 2013 
 
Your first recordings mentioned a 21-string banjo; your latest ones a 23-string banjo… Does this mean that the instrument continues to evolve? And also, I imagine, that the instrument hasn't "jumped" in a single step from 4 or 5 strings to 21? Were there several banjos, several prototypes along the timeline of this transformation process? Were there also paths without challenges? Times when you had to back off a bit to start again in a different direction? 
 
The banjo I'm playing now is my third. Each time, I take the ideas from the previous banjos and apply them to the new one, while seeking to improve a whole series of small details along the way. My first banjo ultimately had 11 strings: 4 main strings and 7 sympathetic strings. Then I had the idea of adding strings along the body of the banjo but wasted a lot of time figuring out how to do it. One idea was to use pegs salvaged from an old zither – but these proved so difficult to tune! So it was a dead end… But, at the same time, it’s so nice to be there: doing this work, imagining solutions, testing them, hearing new sounds and discovering new ways of playing… “Dead end” is perhaps a bit of a crude expression…

 


et un film sur ses singuliers instruments qu'il fabrique... Étonnant!

and a movie about the unique instruments he builds... Amazing! 

 

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04/07/2025

3 eclectic musical news

 

 

Figure phare de la musique actuelle québécoise,  René Lussier souligne ses 50 ans de carrière avec "Fiat Lux" , mais aussi et surtout une amitié créative avec le batteur Robbie Kuster. Le disque est sorti en juin 2025 sur Circum Disc.

Si les allumettes aux têtes siamoises figurant sur la pochette sont une idée de René Lussier, le crédit du titre (Fiat Lux, de la locution latine « que la lumière soit ») revient au musicien et ami Robert Marcel Lepage qui a perçu l’effet explosif de leur rencontre. Quand leur créativité se frotte, la lumière vient. Cette image décrit parfaitement Lussier et Kuster, qui collaborent depuis 2018. Entre improvisation et composition, les deux créateurs complices se sont donné un mot d’ordre: essayer! Une musique s’amusant à brouiller les pistes avec un instrumentarium éclectique: guitare, basse, batterie, égoïne, orgue à clou, archet sur cymbales, guimbarde, brosse à dent électrique et daxophone, cet indomptable instrument de la famille des idiophones à friction créé par Hans Reichel

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For quite 50 years René Lussier, located in Montreal (Canada), is activating music in several fields as heavy rock, progressive experiences, improvisation, free, modern composition ... mainly as a guitar player. He was a founder member with Jean Derome of the famous label "Ambiances Magnétiques" .

"Fiat Lux" is a duo with the drummer Robbie Kuster. The CD was issued a few days ago by Circum Disc. A playground of contemporary music that blurs the lines between improvisation and composition,  with an ecclectic instrumentarium: guitar, bass, drums, musical saw, and nail organ, cymbal bows, jaw harp, electric toothbrush and daxophone - the daxophone, invented by the experimental musician and luthier Hans Reichel, is an electric wooden experimental musical instrument of the friction idiophones category. 

 

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Zeynep Toraman est une compositrice et chercheuse originaire d'Istanbul qui vit et travaille à Berlin. Ses recherches, fondées sur la pratique, explorent les interactions entre textes (au sens large du terme) dans le cadre plus large de compositions musicales.
Curieusement, son dernier opus,
"A lifetime of annotations", évoque les travaux produits par le label suisse Discreet Editions qui mettent en valeur les artistes explorant les interactions entre musique contemporaine et anciennes traditions, "A lifetime of annotations" produit par le label texan Sawyer editions contient deux œuvres qui explorent la matérialité du répertoire orchestral du XIXe siècle, ré-imaginée à travers le prisme d'un lent mouvement (mahlérien) : une longue mélodie, une complainte, un soupir, un instant en voie de disparition - explorations fractales de lignes mélodiques trouvées ou inventées, la répétition comme structure, l'accumulation comme geste, visions extatiques d’harmonies empilées qui nous évoquent quantité d’images apaisantes.
Les deux pièces pour  instruments à cordes sont interprétées par des musiciennes confirmées comme les violonistes Biliana Voutchkova et Clara Levy (présente également sur le label suisse) et la violoncelliste Judith Hamann.  

D'autres pièces de Zeynep Toraman de 2013 :  "In a dark house"  à retrouver ICI.

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Zeynep Toraman is a composer from Istanbul who lives and works in Berlin. Her practice-based research explores the interactions between texts (in the broadest sense of the term) within the broader framework of musical compositions. Curiously, her latest opus, "A lifetime of annotations" evokes the works produced by the Swiss label Discreet Editions, which showcase artists exploring the interactions between contemporary music and ancient traditions. "A Lifetime of Annotations" produced by the Texas-based label Sawyer editions, contains two works that explore the materiality of 19th-century orchestral repertoire, reimagined through the prism of a (Mahlerian) slow movement: a long melody, a lament, a sigh, a vanishing moment—fractal explorations of found or invented melodic lines, repetition as structure, accumulation as gesture, ecstatic visions of stacked harmonies which evoke a host of soothing images. The two pieces for string instruments are performed by established musicians such as violinists Biliana Voutchkova and Clara Levy (also featured on the Swiss label) and cellist Judith Hamann. 
 
Zeynep Toraman' 2013 works included on the CD "In a Dark House" can be found HERE.



 

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L'album "Denial" du quartet russe Silence Quartet, sorti en juin 2025 sur le label Kotä Records, est une œuvre conceptuelle multi-genres. Le mot DENIAL dans le contexte de l'album reflète non seulement son sens littéral, mais aussi une condition humaine particulière : l'auto-illusion devient le seul moyen de faire face à la désillusion d'une réalité nécrocapitaliste ambiante. À la croisée de l'art sonore, de l'électronique et de la musique académique contemporaine, la musique a été enregistrée exclusivement de nuit. Nombre de ses choix sonores et compositionnels sont influencés par les œuvres de Xenakis, Cage, Stockhausen, Ligeti et Reich. 
 
"Si le Silence Quartet est loin d'être silencieux, son nom même révèle une vérité effrayante : dans de nombreux endroits, les citoyens sont incapables de s'exprimer, par peur des réactions. Les signaux contenus dans « Rave » sont rapidement étouffés ; la machinerie trébuche à nouveau et redémarre. Les cloches des églises sonnent longtemps après le départ des fidèles. Ici, l'ambiance et l'émotion expriment ce que les mots ne peuvent exprimer. Ironiquement, si l'album aborde le déni, il est clair que ces musiciens incarnent l'inverse."  
extrait d'une chronique de Richard Allen pour "a closer listen"
 
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The june 2025' album "Denial" by the Russian Silence Quartet, published by the label Kotä Records, is a conceptual, multi-genre work. The word DENIAL in the album’s context reflects not only its literal meaning, but also a particular human condition — when self-deception becomes the only way to cope with the disillusionment of a surrounding necrocapitalist reality. At the intersection of sound art, electronica, and contemporary academic music, the music was recorded exclusively at night.
 Many of its sonic and compositional choices are influenced by the works of Xenakis, Cage, Stockhausen, Ligeti, and Reich.

"While Silence Quartet is anything but silent, their very name speaks a frightening truth; in many locations, citizens are unable to speak out, afraid of the response.  The signals embedded in “Rave” are quickly squashed; the machinery stumbles again and restarts.  Church bells ring long after the worshippers have left.  Here, mood and emotion convey what words cannot.  Ironically, while the album addresses denial, it’s clear that these musicians embody the opposite."  excerpt of a Richard Allen's review for "a closer listen"
 


 

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01/06/2025

Miniatures


Musiques composées par Palix dans les années 90s. Certaines d’entre elles ont été spécialement créées pour des spectacles chorégraphiques ou des films documentaires.

Music composed by Palix in the 1990s with some of them specially composed for choreographic performances and documentary films.

PART 2

 01 - Candide @ 0'00"
02 - Vince @ 3’21”
03 - La bocca @ 4’42”
04 - Agrégat N°10 @ 7’30”
05 - Orguetud @ 9’05”
06 - Ophios 4 @ 10’28”
07 - Britt dogs @ 12’47”
08 - Canterel @ 16’54”
09 - Yorgos @ 19’03”
10 - Catwilla @ 22’35”
11 - Epic @ 26’11”
12 - Ossa @ 26’43”
13 - Real 2 @ 30’33”
14 - Ecchymoses-final (2008) @ 33’46”
 

TOTAL TIME = 37’00”
Dans ”Yorgos” (09) le violoncelle est joué par Vincent Segal.

 


 

PART 1

01 - Izun @ 0’00”
02 - Agrégat N°1 @ 1’56”
03 - Accordm 2 @ 2’40”
04 - Real 1 @ 5’17”
05 - Agrégat N°5 @ 7’57”
06 - Agrégat N°4 @ 9’17”
07 - Aube @ 10’19”
08 - Blaff @ 12’26”
09 - Afric blues @ 16’57”
10 - La route (2010) @ 18’54”
11 - LPAD @ 19’56”
 

TOTAL TIME = 24’06”

 

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20/04/2025

Few discoveries

 

With words spoken in Arabic, Armenian, and English, Mary Kouyoumdjian's "2 Suitcases" is in dedication to her parents' immigration story, as they settled in San Francisco from the Lebanese Civil War with only their 1 year old son and two suitcases. The piece was commissioned by the Los Angeles New Music Ensemble and later arranged for Eighth Blackbird.  


& to listen to "Silent Cranes" with the Kronos Quartet

"Silent Cranes" is inspired by the Armenian folk song “Groung (Crane)” in which the singer calls out to the migratory bird, begging for word from their homeland, only to have the crane respond with silence and fly away. Composed in memory of the Armenian Genocide.

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In the early 2000s, Tokyo's SuperDeluxe was a meeting point for many experimental musicians, both international and Japanese. This duo sprung from a live collaboration at the venue in 2006, where Machida was experimenting with processed steel pan and Lyall was largely performing using a tabletop guitar setup with a range of electronics.

"Premeditation" is Cal Lyall : 5-string banjo
  &  Yoshio Machida : steelpans, gamelan, metal slit drums 

 

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Nyokabi Kariũki, born in 1998, is a Kenyan composer and performer based between New York,
Maryland and Nairobi. Her sonic imagination is ever-evolving, with compositions ranging from
classical contemporary to choral music, film, experimental pop; and further includes explorations into
sound art, electronics, and (East) African musical traditions.
 

"This record "Premeditation" was written after an extended period of illness (long COVID) in 2021, reflecting on how being sick suddenly gave an urgency to my understanding of the body I live in...To want to share a painful story is to also find curious ways to protect yourself as you do so: looking towards methali (Swahili proverbs) to nourish the lyrics; asking text-to-speech to say phrases you struggle to repeat; recording stream-of-consciousness voice notes so that you don’t have to sit long in thoughts; and to find, in sound — from field recordings, to dreamy improvisations by musical friends — a way to express visceral feelings and noisy thoughts." NK words

with

Nyokabi Kariuki - voices & clarinet
Yaz Lancaster - violin & voice 
Michael Denis Ó Callaghan - trumpet
Chris O’Leary - drums
Ian Fales - double bass


 

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