" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

29/10/2019

Electric Rockin' Chair


For all electric guitar' lovers, this new release on "Opaque Dynamo" label 
with Vinyl edition of this enigmatic artefact: 
a real mind-distorter for all zealots of primitive electric guitar fury 
and utter expression of instinctive command, a tantalizing charge of impenetrable origin, 
deeply infused in savage fire and filled with unruly beauty.

The recording offers two massive instrumental pieces like resonant monoliths, 
fully urban and in (most likely) unusual open-chord tuning.

Co-produced by Opaque Dynamo (FR) / Cardinal Fuzz (UK) / Feeding Tube Records (USA)
featuring Junk Nurse (voice and guitar)
All tracks recorded on October 2017.
Taped on analog 2-track recorder.

ENJOY!

https://opaquedynamo.bandcamp.com/album/h-pital-de-la-conception-the-electric-rockin-chair


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26/10/2019

A good example?



"Love is a good example" is a 1993's piece by Robert Ashley,
recorded & published in 1995 on "A confederacy of dances, vol.2" on Einstein Records.
The free spoken word soundtrack was added to public domain footage from 1946, a private family collection found at the Prelinger archives. 




other rare Ashley' works on "beyond the coda"


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17/10/2019

Silent portrait of New-York


A silent portrait of New-York city in 3 parts, 
as a tribute to the great history of the photography art,
directed by the american experimental film-maker Peter Hutton in the eighties.

A contemplative and sensuous eyes on the city 
by a landscape's emotional black and white painter.



”… The experience of my films is a little like daydreaming. It might just be a formal composition that takes a while to develop, 
but as soon you engage with it, you feel much more satisfied because you’re actually interacting with the work.
 It’s about taking the time to just sit down and look at things, which I don’t think is a very Western preoccupation…”
Peter Hutton - edited excerpt from Scott MacDonald - in  the website "Visions"

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as the full movie became "private", just this excerpt 
(you can switch-off the added music, as the original was silent)
 
 


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13/10/2019

Coriolis sounds

http://coriolissounds.blogspot.com/




Le travail de l'artiste Cedrick Eymenier regroupe plusieurs domaines (organisateur de festival, commissaire d'expositions, environnements sonores...) mais est principalement celui d'un photographe et d'un réalisateur de plusieurs superbes films  traitant notamment de paysages citadins contemporains regroupés sous le générique "Platform". Pour les parties sonores de cette série, il fait appel à de nombreux musiciens internationaux comme Fennesz, Vladislav Delay, Steve Roden, Akira Rabelais, Stephan Mathieu entre autres.

The work of the artist Cedrick Eymenier who investigates several artistic fields is mainly that of a photographer and a director of several movies dealing in particular with urban sites across the world grouped under the name of  "Platform". For this serie, he invites many famous musicians (Fennesz, Vladislav Delay, Steve Roden, Akira Rabelais, Stephan Mathieu ...) to create the musical score.



Musicien, Cedrick Eymenier est également producteur artistique depuis 10 ans avec son label "Coriolis Sound" qui regroupe quelques artistes sonores basés autour de Montpellier en France. Entre autres  Lugano Fell, projet expérimental mené par James S. Taylor, le projet solo  "I am a Vowel" , et le trio "Cats Hats Gown"  dont il est un des membres.

Eymenier is also involved in music for 10 years  with his label "Coriolis Sound" which includes some sound artists located  around Montpellier in France. These includes Lugano Fell, an experimental project led by James S. Taylor, the solo project "I am a Vowel", and the trio "Cats Hats Gown" of which he is a member.


Trois nouveaux opus sortent cet automne:
3 new issues this autumn:



"perpetual sunset" by CATS HATS GOWNS





"eigenstate" by 16:9

 


"io" I AM A VOWEL
 



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10/10/2019

M… comme…

 


Machicotage : n.m.  C'est ainsi qu'on appelle, dans le plain-chant, certaines additions et compositions de notes qui remplissent, par une marche diatonique, les intervalles de tierces et autres. 

Madrigal : n.m.  Par transformation du madrigal en musique, pièce de poésie renfermant, en un petit nombre de vers, une pensée ingénieuse et galante. Par extension, paroles de galanterie qu’on adresse aux femmes.

Magadiser : verbe.  C’était, dans la musique Grecque ancienne, chanter à l’octave comme faisaient naturellement les voix de femmes et d’hommes mêlées ensemble.

Mandore : n.f.  Instrument de musique ancien à cordes proche du luth et de la mandoline, et qui se joue avec un plectre ou un médiator.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Manichordion : n.m. Sorte d’épinette à soixante dix cordes enveloppées d’étoffe, souvent appelé épinette sourde.

Marcato : Terme italien qui signifie ”avec des accents”, notes bien marquées.

Marivauder : v.i. S’exprimer avec affectation et préciosité. Echanger des propos, notamment dans le domaine amoureux, d’une galanterie délicate et recherchée. cf Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

Matité : Effet contraire de la réverbération, la matité absolue implique l’absence totale de réflexions d’un signal sonore. Une salle est jugée ”mate” lorsque beaucoup de matériaux absorbants empêchent la diffusion des ondes réfléchies.

Matraca :  Enorme crécelle,. en usage en Espagne, et surtout au Mexique, pendant la semaine-sainte. Elle remplace les cloches. C'est une roue de plusieurs palmes de diamètre, dont la circonférence est armée de marteaux de bois mobile, de sorte qu'en tournant la roue, ces petits marteaux frappent quelques petits morceaux de bois plantés comme des dents dans la circonférence de la roue.

Maxime : n. f. Terme de plain-chant. Note qui valait deux carrées ou quatre rondes.

Mêlé-cass(e) :  subst.masc. populaire  Voix éraillée (”cassée”) par l’abus d’alcool.

Mélisme : subst. masc. Pour les chanteurs, ornementation mélodique émise en dehors de l’appui de la syllabe. L’adjectif mélismatique s’oppose à syllabique qui implique une seule note par syllabe.

Mélodéon : Variété des orgues expressifs perfectionnés en 1849, aux Etats-Unis d'Amérique, par Austin.

Mélodina :  n.m.  Instrument à clavier, avec lames vibrantes et à souflet. Construit en 1850, par Fourneaux.

Mélographe : n.m.  Construit par Jules Carpentier pour l’Exposition Internationale d’Electricité de Paris en 1880, le mélographe était une sorte  d’enregistreur-télégraphique relié à un ensemble de capteurs électriques disposés sous les touches d’un clavier (piano ou orgue). Cela permettait de capter le jeu sous forme de traits sur une bande de papier au défilement continu qui devenait alors la matrice pour un carton perforé qui serait joué par le mélotrope.



Mélomane : subs.masc.  Amateur de musique, personne qui aime beaucoup la musique. vx dilettante 

Mélopée : subst.fém. 
1. [Dans l'Antiq. gr.] Ensemble des règles de composition du chant; p. méton., déclamation notée avec accompagnement musical.
2. Récitatif ou déclamation lyrique. Contrairement à la mélodie, qui est un individu musical pur, la mélopée est liée indissolublement à la parole. Elle reçoit de cette dernière la vie qu'elle ne contient pas par elle-même, la mélopée étant une déclamation notée. Elle ne se conçoit pas sans un commentaire instrumental qui la complète.
3. Chant monotone, de caractère souvent mélancolique.

Méloplats :  Sobriquet que l'on donnait en 1820 aux partisans de la méthode du méloplaste, système d'enseignement musical inventé par le célèbre Pierre Galin.

Mélophare :  subst. masc. XIXe  Pupitre éclairé par dessous sur lequel on fixe des partitions de musique transparentes pour jouer la nuit en plein air.

Mélophone :  n.m. Le mélophone a été inventé par l’horloger Pierre Charles Leclerc en 1837. En forme de guitare et contenant un double soufflet, c’est un instrument à anches libres qu’on actionne par des boutons le long du manche.



Mélotrope : n.m.  Appareil servant à reproduire la musique enregistrée par un mélographe.


Méloplaste : subst. masc.  Méthode raisonnée de musique consistant en un tableau représentant une portée de musique sur laquelle le professeur indique avec une baguette les sons à l'élève.

Ménestrel : n. m.   Nom, dans l'âge féodal, des poètes et musiciens qui allaient de châteaux en châteaux, chantant des vers et récitant des fabliaux. Il y avait le ménestrel poète et improvisateur, puis le ménestrel chantant, enfin le ménestrel joueur d'instrument.

Merline : orgue à cylindre qui sert à siffler les merles et les bouvreuils.

Métromètre : Appareil inventé par Oms-Embray, en 1732, et destiné à battre la mesure et les temps en musique. C’est le Métronome primitif.

Mirliton : argot populaire.  Instrument populaire ou enfantin, dit flûte à l'oignon, fait d'un tube de roseau fermé aux deux bouts par une pellicule de baudruche, ou une peau d'oignon et percé latéralement, près des deux extrémités, de deux ouvertures opposées, sur l'une desquelles on appuie ses lèvres en chantant sans paroles. Voix. ”Jouer du mirliton”, c'est parler ou chanter du nez, produire des sons de canard.

Misophonie : littéralement ”haine du son”,  trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun pouvant déclencher colére et anxiété.

Monaut : adj. m. Qui n'a qu'une oreille. Se dit aussi bien d’un animal que d’un homme.

Monodie : n.f. désigne une mélodie accompagnée d’accords, se distinguant des polyphonies de la fin du Moyen-Age

Montre :  n.f.   Jeu d’orgue de la famille des principaux placé sur la façade de l’instrument.

Mordant :  n.m. Terme de musique. Trille qui n'est pas achevé ; agrément qui consiste en deux ou plusieurs petites notes placées immédiatement avant une note quelconque.

Morendo : Extinction progressive d’un son.

Motet : n. m. Morceau de musique sur des paroles religieuses latines destiné à être exécuté à l'église, sans faire partie du service divin. ”Laurenzani fait de beaux motets” LA BRUYÈRE.

Motus











Mouche :  n.f. Bourdon de vielle, corde servant de pédale.

Mullerphone :  n.m.  Basson-contrebasse à anche, avec pavillon en cuivre, inventé par Muller en 1855.

Murex : Mollusque à coquille, attribuée, comme trompette nautique, aux tritons, par les poètes anciens.

Musiquette : argot   Petite musique. ”Musique est à musiquette ce qu'un vin divin est à la piquette.”

Mutir



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lexique (en cours) de mots rares, anciens, parfois inusités ou méconnus, 
tous relatifs au monde du sonore et du musical : A B C D E F G H I J K L

sources : CNRTL /  ”Orchésographie” de Toinot Arbeau (1589) / ”Dictionnaire de musique” - 1768 - Jean-Jacques Rousseau / ”Sommets de la musique” par C.HÖWELER - 1958 - éditions Daphné, Gand, Belgique / ”La gazette musicale” / Petit dictionnaire des mots rares et anciens / Dictionnaire historique de l’ancien françois par Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye / ”Pour tout l’or des mots” de Claude Gagnière - Bouquins/Robert Laffont - 1997 / Dictionnaire des mots rares et anciens de la langue française / Dictionnaire de musique, Léon et Marie Escudier (1872) / Emile Gouget ”Metronimo” argot musical  (1892) / ”La puce à l’oreille” Claude Duneton - ed. Stock 1978 / "Petit dictionnaire des mots rares" de Thierry Prellier

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09/10/2019

An untitled film


David Gladwell, editor for some of Lindsay Anderson' movies, directed this short, using a 200 frames by seconds technical to depicte beautiful pastoral scenes.
An amazing slow speed pictures with strange music composed by the British electronic music pioneer Ernest Berk  who founded a private experimental studio in the late 50s to provide electronic music for the Modern Ballet Group.

A British Film Institute production from 1964.

to look at with full screen

26/09/2019

Tombeaux

http://beyond-the-coda.blogspot.fr/2011/11/paul-metzger.html

Comme toujours, un concert de Paul Metzger nous laisse dans un état de stupéfaction et de bonheur intense. Ses improvisations sur banjo modifié (23 cordes) ou guitare, témoins d'une large culture musicale et d'une technicité sans nom, nous empêchent toute autre écoute pendant plusieurs heures.
Ici, un extrait d'un concert donné à Charleroi en Belgique, trois jours après celui qu'il a donné à Paris aux Nautes en décembre 2013.

As often, a Paul Metzger’s concert let us in a state of stupefaction and intense happiness. His improvisations on modified banjo (23 strings) or guitar, witnesses of a large musical culture and an unnamed technicality, prevent us from listening for several hours.
Here, an excerpt from a concert he gave in Charleroi, Belgium, three days after the one he gave in Paris to the Nautes in December 2013.

Amazing!




"In 1979, Paul Metzger drilled a few innocent holes into a Yamaha acoustic guitar. A self taught musician with 5 years of playing behind him, Metzger was growing tired of the conventions of the instrument. This lobotomy was the first of many surgeries that would follow in years to come. Strings were added, subtracted, added again; the frets of the neck were disemboweled and retrofitted with a sarod like metal fingerboard plate; paint was splattered over it, a rejigged music box was affixed to the guitar's belly, a crash cymbal mounted to its bottom. On the face of it, the instrument took on the look of a piece of tramp art. "
Published by Miguel Capon for "13 questions" on "Prepared guitars" 

 

A signaler son disque  "Tombeaux" chez Nero's Neptune, dans lequel l'une des trois pièces est une adaptation d'une pièce de Debussy.

In his ”Tombeaux” CD published by Nero’s Neptune, one of the three pieces is an adaptation of a Debussy’s piece.


                          more to listen to


25/09/2019

One for violin solo

"One for violin solo" , a Nam June Paik's piece from his classic Fluxus compositions - 1962


Nam June Paik's "One for Violin", 
performed during Neo-Dada in der Musik, Kammerspiele, Düsseldorf, June 16, 1962 
 
 
original picture of this performance - courtesy of MOMA

 

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16/09/2019

Jean Raine, acousticons et sonotones

"Il faut que je survive à ma tendre jeunesse pour que je sache enfin que le surréalisme fut
il fut mort bien longtemps mais laisse des adresses à présent où les morts ne se sont pas complus"


Jean Raine (1927-1986) est un peintre, poète, écrivain et cinéaste belge.


Il rencontre Pierre Alechinsky au milieu des années 40 et grâce à leur amitié, il participe en tant que poète et cinéaste à l’aventure du groupe CoBrA. Il rédige notament les commentaires du film "Perséphone", 
le seul film CoBrA réalisé par Luc de Heusch. 
Il publie des textes dans plusieurs numéros de la revue 
et organise Le Festival du film expérimental et abstrait lors de la deuxième exposition d’art expérimental CoBrA au palais des beaux-arts de Liège en 1951. 



Très intéressé par le surréalisme, il rencontre à Bruxelles René Magritte, puis à Paris,
il rend visite à André Breton 
qui lui fait connaître le docteur Pierre Mabille
avec lequel il réalise son premier film documentaire sur le Test du Village.

Il est l'ami de Marcel Broodthaers, Théodore Kœnig, Kenneth Anger.

En tant qu'ancien patient de l'Institut de psychiatrie de l’hôpital Brugmann, Jean Raine fait partie des fondateurs du "Club Antonin Artaud" en 1962. En proposant comme thérapie la pratique d’une discipline artistique, ce club s’inscrit dans le courant de la déshospitalisation psychiatrique.


https://jeanraine.com/


De nombreux documents sonores et visuels à consulter sur son site
Jean Raine documents

Et entre autres, en 1949, un texte sur le son au cinéma: Acousticons et sonotones

12/09/2019

Daniel Johnston


Daniel Johnston is an american singer, songwriter and visual artist who rose to underground fame in the ’80s.
At the age of 58, he flyed away after a heart attack.

http://www.hihowareyou.com/


Born in Sacramento in 1961, he collaborated with number of artists like Jad Fair (a founding member of Half Japanese, who've also done Daniel's songs), the Butthole Surfers, Bongwater/Shimmydisc guru Kramer, and members of Sonic Youth. He gained considerable notoriety in the last twenty years as an outsider and produced lot of homemade lo-fi cassettes & CDs including his songs, playing guitar, piano and organ.


"When I was a kid, probably nine, I used to bang around on the piano, making up horror movie themes. When I got a bit older, I'd be mowing my lawn and I'd make up songs and sing them. No one could hear me 'cause of the lawn mower."


 

"Daniel Johnston, a super hero in Paris" is a lo-fi movie directed in 2007 by the french artist  Olivier Nourisson in Paris when Daniel Johnston was presenting his drawings in a personal exhibition.