" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

22/03/2023

y... tenemos sabor

 

"y... tenemos sabor" est un documentaire de 1967 réalisé par Sara Gomez (1942-1974). Présenté par le musicien et chanteur de rumba Alberto Zayas Govín (1908-1983), ce film décrit la musique populaire cubaine à travers les différents instruments traditionnels, qui, ajoutés les uns aux autres, vont finir par constituer l'instrumentarium basique d'un orchestre dans la grande tradition.

"... Alberto Zayas nous fait remarquer que tous les instruments originels de la musique populaire cubaine allaient par deux : claves, maracas, campanas… et étaient d’origine africaine... La guitare est une importation  espagnole mais les bongos, eux, sont cubains et les meilleurs sont faits de bois de cèdre. Le güiro, 100% cubain, est de toute évidence issu du geste de râper le yuca et le maïs. Plus étrange et tombé en désuétude : la mâchoire de cheval, à la vibration caractéristique. Moins répandue :  la marimbula qui permet de jouer des mélodies succinctes. Cajon + sanza + migration subie = marimbula… et le voyage continue puisqu’on l’appelle rhumba box en Jamaïque ! ..."    blog Serendipia


Merci à l'intéressant blog Serendipia qui nous transmet de nombreuses informations culturelles et pratiques sur l'île et la population de Cuba.

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13/03/2023

Growth

"Growth" is a movie representing the organicity and behaviour of every form of life that borns, growths and deads in its ambient, among other individuals. Some external umpredictable elements can generate, determinate and modify the course of events.
The soundscape elements represent three main aspects: the environment ambient (water), the forms' organic developement (treated piano samples) and the presence of unpredictables and isolated events.
The whole formal aspect comes from the physics of ink drop's expanding course. 

This movie and the sound score was created by the italian artist  Danio Catanuto.  


"Growth" est un film représentant l'organicité et le comportement de chaque forme de vie qui naît, croît et meurt dans son environnement. Certains éléments externes imprévisibles peuvent générer, déterminer et modifier le cours des événements. Les éléments du paysage sonore représentent trois aspects principaux : l'environnement ambiant (l'eau), le développement organique des formes (échantillons de piano traités) et la présence d'événements imprévisibles et isolés. Tout l'aspect formel vient de la physique du parcours expansif de gouttes d'encre. Ce film et la partition sonore ont été créés par l'artiste italien Danio Catanuto.

 

The formal process constituting the pictures of this movie reminds another other piece, titled "Particules dans un monde errant", by the french artist Joséphine de Saint Seine, for which I composed the music, to see HERE

Le procédé formel constituant les images de ce film me rappelle "Particules dans un monde errant", un autre film, de l'artiste Joséphine de Saint Seine, pour lequel j'ai composé la musique, à voir ICI

 



+=I+_+I=+

10/03/2023

Dastgāh Šur


 
Persian classical "dastgāh Šur" (modal system) performed by Lloyd Miller on oud with Azar Hashemi on santur on National Iranian TV in the 1970s.
The dastgāh system has been a major influence in the maquam system of arabic music.
Šur is one of the 12 dastgāh.


*I-I*

09/03/2023

Argot du sonore (2)













 

 

Un petit tour autour des mots et expressions d’argot ancien (en provenance de plusieurs dictionnaires rédigés entre 1808 et 1907) qui se rapportent au domaine du sonore, du musical et du domaine du ”parlé”, du ”dit”, de ce qu’on entendait au 19éme siècle.

Les principales sources sont les suivantes: d’Hautel, 1808 - Delvau, 1867 - Rigaud, 1881 - Virmaître, 1894 - Clémens, 1840 - Larchey, 1865 -  Halbert, 1849 - Rossignol, 1901 -

déjà publiées les lettres A & B ici

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C

Cabasser : Bavarder. Signifie aussi Tromper, et même Voler. Bavarder sans cesse à tort et à travers.
Cabasseur : Faiseur de cancans. Signifie aussi Voleur. Bavard. Cancanier ou cancanière (argot du peuple).
Cabotin : Sobriquet injurieux, qui signifie histrion, batteleur ; comédien ambulant, indigne des faveurs de Thalie. Mauvais acteur, le Rapin du Théâtre, comme le Rapin est le Cabotin de la Peinture.
Cachotter : Faire des cachoteries ; parler à voix basse et mystérieusement, à dessein de cacher des choses d’une médiocre importance.
Caisse (donner de la grosse) : Louer très-bruyamment. Allusion aux bateleurs qui attirent leur public à coups de grosse caisse.
Canard, Couac : Fausse note, note qui ne sort pas du gosier du chanteur. Quand l’émission du son commande plus d’une note, le canard prend le nom d’oie. L’autruche est un canard considérable, tout ce qu’il y a de plus fort en couacs (dans le jargon des chanteurs).
Cancanier : Bavard, indiscret. Qui colporte de faux bruits, des médisances. On dit aussi Cancaneur.
Cantonade : Partie du théâtre en dehors du décor (argot des coulisses). Parler à la cantonade. Avoir l’air de parler à quelqu’un qui est censé vous écouter, au propre et au figuré.
Caquet : Rabattre le caquet à quelqu’un. Le faire taire, soit par des menaces, des rebuffades ou des mortifications.
Caquetage : Causerie, commérage, bavardage, propos nuisibles et indiscrets. Se prend toujours en mauvaise part.
Caqueterie : Paroles superflues.
Caqueteur, caqueteuse : Qui babille qui bavarde beaucoup ; diseur de rien ; commère.
Carcasser : Tousser. ”Carcasse-donc ton dernier poumon tu ne nous emmerderas plus la nuit” (argot du peuple).
Carillon : Bruit, tapage, criaillerie, tumulte.
Faire carillon. Pour dire faire vacarme, quereller, crier, gronder, s’emporter en reproches contre quelqu’un.
Sonner à double carillon. C’est-à-dire à coups redoublés à la porte de quelqu’un qui ne veut pas ouvrir, ou qui est absent.
Cascades : Faire ses cascades. Faire des fredaines ; mener une vie irrégulière et libertine, faire des siennes. Vicissitudes, folies. Fantaisies bouffonnes, inégalités grotesques, improvisations fantasques (argot des coulisses).
Casque : Talent oratoire du saltimbanque.
Casser des emblèmes : Conter des mensonges.
Casseur : Un casseur. Terme injurieux et de mépris qui équivaut à tapageur, crâne, mauvais sujet, hâbleur, fanfaron. Tapageur, prêt à tout casser.
Causette : Causerie familière (argot du peuple), qui a eu l’honneur de prêter ce mot à George Sand. Faire la causette. Causer tout bas.
Chabanais, chabannais : Tapage, cris. Reproches violents, quelquefois mêlés de coups de poing, ”Si ce soir, en rentrant, ma femme me dit quelque chose qui me déplaise, je vais lui faire du chabanais.” — ”Quel bruit vous faites, en voila un chabanais !”
Chahuter : Faire tapage, danser le chahut. Ce verbe, qui, à proprement parler, signifie crier comme un chat-huant, vient du nom de cet oiseau autrefois appelé chahu ou cahu…
Chalouper : Danser le chahut.
Chambard : Bruit, tapage. ”Il est de tradition à l’École (Polytechnique) que, à la rentrée, les anciens démolissent les meubles des nouveaux, jettent leurs oreillers et leurs matelas par les fenêtres et dispersent leurs affaires.” C’est ce qu’on appelle faire le chambard.
Chambard (en faire) : Faire un potin infernal (argot du peuple).
Chambarder : Secouer sans précaution,  renverser, briser (argot des ouvriers qui ont servi dans l’infanterie de marine).  Faire du bruit, du chambard.
Chanter : Faire chanter quelqu’un. Locution burlesque qui signifie soutirer, censurer, rançonner quelqu’un, lui faire payer par ruse ou par force une chose qu’il ne devait pas.
Faire chanter quelqu’un. Signifie aussi le faire crier, en lui infligeant quelque châtiment.
Chanterelle (appuyer sur la) : Faire crier. Assimilation de la voix à la corde aiguë d’un instrument.
Chanteur : Celui qui fait contribuer les rivettes. Voleur spéculant sur la bienfaisance. Homme sans moralité qui prend en main la cause de la morale quand elle est outragée par des gens riches. Misérable gredin qui exerce l’art du chantage. Le prototype du chanteur est celui qui exploite les passions honteuses des émigrés de Gomorrhe, qu’il sait faire financer sous menace de révéler leurs turpitudes. Quelquefois des compères interviennent sous les espèces de faux agents des mœurs. Le nombre des chanteurs est infini, et le chantage s’exerce sur toutes les classes de la société.
Chanteur-recette : Artiste lyrique dont le nom sur l’affiche attire le public dans un théâtre.
Charivari : Bruit de chaudrons, et autres instruments.
Faire charivari. Faire du bruit, mettre le trouble et la confusion en un lieu ; criailler, gronder, quereller.
Charlataner : Éblouir par de belles paroles, tâcher d’entraîner par des discours flatteurs et artificieux, comme le font les hâbleurs et les charlatans.
Chatouille (une) : Une chansonnette. Vieux terme de goguette.
”Allons, dégoise-nous ta petite chatouille” (argot du peuple).
Chaud ! chaud ! : Exclamation du même argot du peuple signifiant : Vite ! dépêchez-vous !
Chaudron Mauvais piano qui rend des sons discordants (argot des bourgeois). Taper sur le chaudron. Jouer du piano (argot du peuple). Vieux et mauvais piano.
Chaudrons : Les gros instruments de musique de cuivre.
Chevalier du lustre : Applaudisseur gagné (argot de théâtre). On dit aussi Romain.
Chèvre : Mécontentement, colère. Gober sa chèvre, c’est s’irriter, se fâcher, poussé à bout par les plaisanteries de l’atelier ou pour toute autre cause. Cette expression est très ancienne.
Chialer : Crier.
Chibis !  : Attention !
Chiche : Il n’est pas chiche de promettre. Se dit d’un homme inconsidéré, d’un hâbleur qui promet beaucoup plus qu’il n’est en son pouvoir de tenir.
Il n’est pas chiche de paroles. Se dit d’un bavard, d’un homme qui ne peut s’empêcher de parler à tort et à travers, et continuellement.
Chiche ! : Exclamation de défi ou de menace (argot des enfants et des ouvriers).
Chique (coller sa) : Argot des enfants qui se servent surtout de cette expression au jeu dit de saute-mouton. Colle ta chique et fais le mort.
Chique (couper la) : Couper la parole, synonyme de couper le sifflet.
Chopin : Objet volé. Sac d’argent. Vol heureux et considérable. ”Quand un voleur fait de la dépense, c’est qu’il a fait un chopin.”
Choquer : En terme bachique, heurter, trinquer, faire carillon avec les verres, porter une santé.
Clabauder : Crier sans sujet, faire des commérages, se complaire à la médisance. Crier à propos de tout, et surtout à propos de rien,  comme un chien (argot des bourgeois). Signifie aussi répéter un bruit, une nouvelle, faire des cancans,  et alors il est verbe actif.
Clabaudeur : Brailleur, criard, bavard qui parle à tort et à travers.
Claquette : Bavard.
Clas clas  : Pour exprimer le bruit d’une bombe, d’un feu d’artifice, etc…
”Faire un grand clas clas.” Faire beaucoup de bruit pour rien.


 

Cliquette : Oreille. V. Esgourdes.
Cloche : On dirait qu’il sort de dessous une cloche. Se dit par ironie d’un hébété, d’un ébaubi qui a toujours l’air de ne pas comprendre ce qu’on lui dit, et d’être embarrassé des choses les plus faciles.
Clouer le bec : Imposer silence à un importun, ou à un mauvais raisonneur (argot du peuple). On dit aussi River le clou.
Cocottes (faire des) : Se livrer en chantant à des fioritures improvisées.
Coïonnerie : Dire des coïonneries. Tenir des discours grivois et facétieux. Le vulgaire, en faisant usage de ces mots, prononce couillon, couillonnade, couillonner, couillonnerie.
Complimenteur : On fait un calembour de ce mot, en mettant une réticence après les deux premières syllabes, et l’on dit à un homme qui s’épuise en longs compliments, en louanges excessives, que c’est un compli-menteur.
Composition : Une fille ou une femme de bonne composition. Malignement et en mauvaise part, fille ou femme qui prête l’oreille aux fleurettes, aux propos galants.
Compositrice : Jeune fille ou femme qui se livre au travail de la composition. Nous ne réveillerons pas ici la question tant de fois débattue du travail des femmes ; nous ne rappellerons pas les discussions qui se sont élevées particulièrement à propos de la mesure prise par la Société typographique, qui interdisait à ses membres les imprimeries où les femmes sont employées à la casse à un prix inférieur à celui fixé par le tarif accepté. Les typographes, plus moraux que les moralistes, trouvent que la place de leurs femmes et de leurs filles est plutôt au foyer domestique qu’à l’atelier de composition, où le mélange des deux sexes entraîne ses suites ordinaires... Les philanthropes qui les emploient vont les recruter dans les ouvroirs, les orphelinats ou les écoles religieuses. Ces jeunes filles, en s’initiant tant bien que mal à l’art de Gutenberg, ne manquent pas de cueillir la fine fleur du langage de l’atelier et de devenir sous ce rapport de vraies typotes comme elles se nomment entre elles. L’argot typographique ne tarde pas à se substituer à la langue maternelle; mais il en est de l’argot comme de l’ivrognerie: ce qui n’est qu’un défaut chez l’homme devient un vice chez la femme, et il peut en résulter pour elle plus d’un inconvénient... L’admission des femmes dans la typographie a eu aussi un autre résultat fâcheux: elle a fait dégénérer l’art en métier. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les ouvrages sortis des imprimeries où les femmes sont à peu près exclusivement employées.
Conférencier : Orateur en chambre, qui parle de tout sans souvent être payé pour cela. Mot nouveau, profession nouvelle. Individu qui parle sur un sujet quelconque, devant un public quelconque, dans une salle quelconque.
Conspiration du silence : Entente tacite de la presse, dans le but d’étouffer un nouveau journal sous le poids du silence, un silence plus préjudiciable que les critiques les plus acerbes. En vain pour le faire rompre, le nouveau venu passe-t-il de la flatterie aux invectives et des invectives à la provocation. Nouvelles à sensation, articles originaux, autant d’encre perdue. Les vétérans du journalisme demeurent muets ; puis, un beau jour, la feuille infortunée rend le dernier soupir sans que le public se soit seulement douté de son existence ; et un autre beau jour, les articles originaux morts-nés, légèrement démarqués, obtiennent un succès prodigieux dans la feuille d’un des conspirateurs sans délicatesse.
Cor : ”Appeler quelqu’un à cor et à cri”. C’est à-dire à tue-tête, le chercher partout en l’appelant.
Corner : Crier à tue-tête ; parler d’une manière peu décente aux oreilles de quelqu’un: ”il n’a fait que me corner cela aux oreilles”. 
Il faut lui corner les choses pour qu’il les entende. Se dit par humour d’un homme qui a l’habitude de faire répéter plusieurs fois, quoique fort souvent il ait bien entendu ce qu’on lui a dit.
Les oreilles doivent lui corner. Pour dire, doivent lui tinter. On croit vulgairement que lorsqu’une personne éprouve un tintement d’oreilles, c’est un signe certain que l’on s’entretient sur son compte.
Corner. Crier avec importunité, publier quelque chose avec éclat.


 

 

 

 

 

 

 

Couiner : Parler en larmoyant.
Couloir à airs : Chanteuse (jargon des voyous). Gosier.
Coupe sifflet : Couteau (Argot des voleurs). voir Lingre.
Crachoir (tenir le) : Pérorer. Bien jouer du crachoir, bien parler. Parler plus souvent qu’il ne faut, et quelquefois à tort et à travers; faire l’orateur.
Craque : Menterie (argot des enfants et des faubouriens).
Criailler : Quereller, brailler, crier à tort et à travers, et souvent sans raison.
Criaillerie : Crierie, clabauderie, cris importuns et répétés.
Criailleur : Qui crie, qui gronde continuellement, et sur les moindres choses.
Criard : Braillard, homme qui se met facilement en colère.
Criarde :  Sonnette. Tirer la criarde, sonner.
Criblage : Cri, appel désespéré. ”On peut les pésiguer et les tourtouser en leur bonnissant qu’ils seront escarpés s’il y a du criblage.” Vidocq.
Cribler : Crier.  Corruption du mot crier. V. Charron.
”Cribler à la chienlit ou au charron”. Crier au voleur. ”Cribler à la grive”. Avertir un camarade, en train de travailler, de l’arrivée de la police ou d’importuns quelconques.
Cribler à la grive : Crier, avertir de prendre garde.  Crier à la garde. Appeler au secours (argot des voleurs).
Cribleur : Crieur.
Cric-crac !  : Avertissement qui précède la narration par un loustic, d’une gaudriole ou d’un conte.
Crier au vinaigre : Crier après quelqu’un  (argot [du peuple). Appeler au secours.
Crin-Crin : Violon. Allusion au grincement de l’archet sur les cordes (argot du peuple). Violon de barrière (argot du peuple).
Crocher : Sonner.
Crosser : Sonner. Médire. Se crosser, se battre. Dire du mal de quelqu’un.
Crosser quelqu’un : Médire de lui avec violence,.
Crosseur : Sonneur de cloches.
Cuivres (les) : Instruments de musique en cuivre.


 

 

 

 

Bien entendu, chacun de ces mots d’argot recensés ont d’autres sens que ceux pour lesquels nous les avons consignés ici de façon non exhaustive, ayant volontairement gommé les provenances historiographiques de la plupart d’entre ces mots et expressions pour aller plus directement à leur sens relatif au sonore et au musical. Vous pouvez néanmoins trouver plus d’informations sur chacun de ces mots et expressions directement sur ce dictionnaire en ligne, établi par Charles Boutler.
En ligne, le dictionnaire d’argot français classique ARGOJI dont est tiré ce glossaire


”Le grand monde a son argot. Mais cet argot s'appelle le style”  Honoré de Balzac

à suivre ....  et aussi à noter un lexique de mots rares, anciens, parfois inusités ou méconnus, 
tous relatifs au monde du sonore et du musical : ICI

 

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02/03/2023

from Mambo to Hip-Hop

 


"Mambo to Hip Hop" is a 2006 Henry Chalfant 's documentary around the South Bronx area and its musical activity between the 40s and the 80s. It features well known figures in salsa — Ray Barretto, Willie Colon, Eddie Palmieri,  footage of Tito Puente and Machito, as well as key figures in hip hop including Afrika Bambaataa, Grandmaster Caz, and DJ Charlie Chase.  Yet this is not a film about the stars but about a neighborhood.

"Mambo to Hip Hop" est un documentaire de 2006 réalisé par Henry Chalfant autour du quartier South Bronx à New-York et de son activité musicale entre les années 40 et 80. Y figurent des personnalités et artistes bien connus de la salsa - Ray Barretto, Willie Colon, Eddie Palmieri, des images de Tito Puente et Machito, ainsi que des personnalités clés du hip hop, notamment Afrika Bambaataa, Grandmaster Caz et DJ Charlie Chase. Ce film est principalement l'histoire de ce quartier au travers de son activité musicale.

 

From the late 1940s through the 1960s the Melrose, Mott Haven, Longwood and Hunts Point areas of the South Bronx were “a hotbed of Latin music.” Hundreds of Latino musicians grew up in or moved to this area from East Harlem or directly from Puerto Rico and Cuba.  From the late 1950s to the early ‘70s, a deadly combination of factors – public and private disinvestment; official “urban renewal” and “planned shrinkage” policies; loss of small manufacturing to cheaper labor states; loss of live audiences to television; drugs and street gangs – had eroded the infrastructure and begun the decline of the South Bronx community.  Ultimately, the result was what came to be known as “the burning of the Bronx”.  But what stands out in this story is the resilience of this community and how music and dance , particuliary the Hip-Hop wave, supported that resilience and helped the community rebuild.

De la fin des années 1940 aux années 1960, les quartiers de Melrose, Mott Haven, Longwood et Hunts Point du South Bronx étaient un haut lieu de musique latine. Des centaines de musiciens latinos avaient grandi ou déménagé dans ces qaurtiers depuis East Harlem ou directement depuis Porto Rico et Cuba. De la fin des années 1950 au début des années 1970, différents facteurs nocifs - désinvestissement public et privé, politiques officielles de "renouvellement urbain", perte des petites activités industrielles au profit d'États où la main-d'œuvre était moins chère, perte d'audiences en direct à la télévision, drogue et gangs  - ont érodé l'infrastructure et commencé le déclin de la communauté du sud du Bronx. pour finir avec ce qu'on a appelé "l'incendie du Bronx". Mais ce qui ressort de cette histoire, c'est comment la musique et la danse, en particulier la vague Hip-Hop, ont soutenu la résilience de cette communauté en l'aidant à se reconstruire.

 


You can see this movie in a better quality directly on the Folkstreams website

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Henry Chalfant is also best known for his photography and film documentation of the urban youth culture. His photographs of New York’s subway paintings record hundreds of ephemeral artworks that have long since vanished.

Henry Chalfant est également très connu pour ses photographies et ses films documentaires sur la culture urbaine des jeunes. Ses remarquables photographies des graffitis et peintures du métro de New York recensent des centaines d'œuvres d'art éphémères qui ont disparues depuis longtemps.



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26/02/2023

Marseille's sunset


http://catshatsgowns.blogspot.fr/p/blog-page_15.html

Un splendide "plan séquence" d'un coucher de soleil sur le vieux port de Marseille.

Ce film "coucher de soleil" est le cinquième d'une série produite par le label Coriolis Sounds sous la direction artistique de l'artiste Cédrick Eymenier.
Différents réalisateurs y ont contribué avec les musiques de Cats Hats Gowns.
Ce film-ci a été réalisé par Fatima Bianchi en 2015.


A real amazing "plan-séquence" to catch the sunset on the harbour of Marseille (France).

This sunset is the fifth of a serie produced by Coriolis Sounds record label which is managed by the french artist Cédrick Eymenier.
The film-makers are different and all the musical scores are composed by Cats Hats Gowns.
That Marseille's  movie was shot by Fatima Bianchi in 2015.


24/02/2023

Argot du sonore (1)

 



Un petit tour autour des mots et expressions d’argot ancien (en provenance de plusieurs dictionnaires rédigés entre 1808 et 1907) qui se rapportent au domaine du sonore, du musical et du domaine du ”parlé”, du ”dit”, de ce qu’on entendait au 19éme siècle.

Rappel:
Argot: en 1628 pour dire  ”communauté des Gueux”  & à partir de 1701, langage de convention dont se servaient les gueux, les bohémiens, etc... c'est-à-dire langage particulier aux malfaiteurs, vagabonds, voleurs, assassins, repris de justice. Au 19éme siècle et aujourd'hui essentiellement langage ou vocabulaire particulier qui se crée à l'intérieur de groupes sociaux ou socio-professionnels déterminés (typographes, étudiants, artistes, faubouriens, peuple...)  et par lequel l'individu affiche son appartenance au groupe et se distingue de la masse des sujets parlants. source CNRTL

Par exemple, en préambule, plusieurs sens du mot ”musique”  !!!
Musique : d'après Delvau (1867) Ce qui reste au fond de l’auge (argot des maçons).
Par extension, Résidu d'un verre, d'un vase quelconque.
Musique : d'après Delvau (1867)  Morceaux de draps cousus les uns après les autres.
Musique : d'après Rigaud (1881) Dénonciation. Passer à la musique, être confronté avec un dénonciateur. 


A

Aboyer : Clabauder, criailler, gronder après quelqu’un, l’accabler de propos grossiers et outrageants.
Tout chien qui aboye ne mord pas. Signifie que ceux qui épanchent leur humeur en menaces et en paroles injurieuses, font souvent plus de bruit que de mal.
Aboyer à la lune : Crier, pester, tempêter inutilement et contre plus fort que soi.
Aboyeur : Terme de mépris, nom que l’on donne aux crieurs des rues, des marchés ou à la porte des théâtres forains, et généralement à ces hommes qui n’ont sans cesse à la bouche que des injures et des obscénités. Ce mot servait aussi, pendant la révolution, à désigner les esprits exaspérés que les chefs de parti mettaient en ayant, pour exciter le peuple à l’insubordination et à la révolte.
Accordéon : Chapeau Gibus (argot des faubouriens), par allusion au soufflet placé à l’intérieur de ce chapeau. Se dit aussi d’un chapeau ordinaire sur lequel on s’est assis par mégarde. Chapeau à claque, chapeau sur lequel on s’est assis avec ou sans intention.
Affaler son grelot : Se taire. Dans le peuple, on dit d’une femme bavarde qu’elle est un moulin à paroles. Quand elle bavarde trop bruyamment, on lui conseille de mettre du papier dans sa sonnette.
Ahanner, ahaner : Souffler, être essoufflé, gémir. Ce mot qui, d’après l’Académie, serait peu usité, est au contraire très usité dans les patois du Centre.
Ain ? : Espèce d’interrogation, qui équivaut à Plaît-il ? Que dites-vous ? On se sert fort communément de ce monosyllabe pour engager quelqu’un, que l’on n’a pas bien entendu ou compris, à répéter ce qu’il a dit.
Alangué : Beau parleur, bavard (patois du Centre).
Aller à Niort : Ne rien dire, se taire, garder le silence, nier (argot des voleurs).
Amphigouri : Discours ambigu et embrouillé dont les mots ne présentent aucun sens déterminé.
Appeler Azor : Siffler un acteur comme on siffle un chien (argot des comédiens, argot des coulisses).
Argoter : Parler l’argot, tenir le langage des porte-balles et des filous.
Arsouiller : Engueuler (argot des faubouriens).
Avaleur de cuivre
: Musicien qui joue du trombone à coulisse. 

 

 

 

 

 

 

B

Bahuter : Faire du vacarme (argot des Saint-Cyriens). Faire du tapage. Au XVIIe siècle, ce mot signifiait faire plus de bruit que de besogne, par allusion aux ouvriers bahuteurs ou layetiers, ”lesquels, après avoir cogné un clou, donnent plusieurs coups de marteau inutiles, avant d’en cogner un autre”.
Bahuteur : Tapageur. Se dit aussi d’un élève qui change souvent de pension.
Bahutier : Se dit d’un homme brouillon et turbulent, d’un hâbleur qui fait beaucoup de bruit et très-peu d’ouvrage.
Balayer les planches  : Jouer dans une pièce qui sert de lever de rideau (jargon des comédiens). Chanter le premier dans un concert (argot des coulisses).
Baliverner : Dire ou conter des balivernes, se jouer de quelqu’un, le berner, donner son temps à des occupations vaines et frivoles, niaiser, badauder.
Banco !  :
Exclamation de l’argot des joueurs de lansquenet qui signifie : Je tiens ! Faire banco. Tenir les enjeux.

Battante : Cloche. 
Bavette : Causerie, bavarderie, commérage.
Beuglant : Café-concert. Concert où il y a de mauvais artistes et où les spectateurs chantent avec eux. Le premier café-concert auquel on a infligé ce surnom fut le café des Folies-Dauphine, fréquenté par les étudiants. Café chantant où les spectateurs chantent en chœur avec les artistes. Les deux plus célèbres furent le Beuglant de la rue Contrescarpe et le Divan japonais de Jean Sarrazin.
Beuglante : Chanteuse de café-concert.
Beugler : Pleurer (argot du peuple).
Billevesée : Au propre, bulle que les enfants se plaisent à former dans l’eau de savon. Au figuré, contes en l’air, bagatelles, idées creuses et chimériques.
Bobinche : L’ancien théâtre Bobino. Les étudiants disaient Bobinsky (argot des étudiants).
Bocotter : Murmurer, marmotter entre ses dents, rechigner (dans l’argot du peuple). Grogner, ne pas être content.
Boniment : Conversation. Parole, récit. Avoir du boniment: avoir de la blague. Discours persuasif.
Boucan : Au propre, lieu où les sauvages font fumer leurs viandes. Au figuré: terme de mépris, lieu de débauches et de prostitution, tripot, maison sans ordre, sans tenue. 
Signifie aussi charivari, vacarme, bruit que l’on fait soit en se divertissant, soit en querellant ou en grondant quelqu’un.
 Rixe de cabaret (argot du peuple). Faire du scandale, ce que les Italiens appellent far bordello. Battre ou réprimander quelqu’un. Un boucan s’organise pour empêcher un orateur de parler ou un acteur de remplir son rôle. Les étudiants sont passés maîtres dans l’art d’organiser un boucan. Donner un boucan, gronder en élevant très fort la voix, à grand bruit.
”C’est un lieu de débauche, dans les petites rues, écarté du grand monde ; les chambres y sont obscures et malpropres, parce que les jeunes gens qui y vont, et qui ont gagné quelques faveurs, c’est-à-dire du mal, y font souvent tapage, et jettent tous les meubles par la fenêtre ; c’est pourquoi les pourvoyeuses ont grand soin de ne garnir leur académie que de quelques chaises avec quelques paillasses.”  (Le Roux, Dict. comique.)
Boucan (faire du)  : Faire du bruit, du tapage, du désordre. Agir comme des boucaniers, du mot caraïbe Bou-Kann, lieu où les Indiens de l’Amérique séchaient leurs viandes
.
Boucaner  : Faire tapage, réprimander, gronder, vespériser.
Bouffeter 
: Causer, bavarder (argot des faubouriens).
Bourdon :
On dit de quelqu’un qui parle continuellement, que c’est un bourdon perpétuel.
Bourdonner 
: Grommeler, marmonner.
Bousin, bouzin 
: Grand bruit, désordre, cabaret borgne, maison mal famée.
Bousiner
: Faire tapage, charivari, gronder, tancer quelqu’un d’une belle manière.
Bousineur
: Tapageur, faiseur de bousin.
Boyau
:  Pour dire jouer mal du violon ou d'un autre instrument à corde.
Brailler
: Criailler, clabauder. Parler d’une voix aigre et perçante, pousser de grands cris en pleurant. Chanter.
Brandillante
: Sonnette. Cloche. Par le mouvement que lui imprime le cordon, elle brandille (argot des voleurs).
Brandillante, brandilleuse 
: Sonnette. Brandilleuse enrhumée, sonnette fêlée.
Brandiller
: Mouvoir continuellement la tête, ainsi que le font la plupart des personnes avancées en âge. Ne pouvoir rester en place, se balancer sur sa chaise.
Brandilleuse 
: Sonnette (argot des voyous).
Branlante
: Sonnette.
Brisacque
: Bruit.
Brouta
: Discours dans l’argot de l’École de Saint-Cyr et du Prytanée militaire, du nom d’un ancien professeur. On dit broutasser dans le même argot et broutasseur, un bavard.
Bruit
: Faire plus de bruit, que de besogne. Voyez Bahutier.
 C’est un bon cheval de trompette, il ne s’étonne point du bruit que l’on fait. Se dit d’un homme flegmatique, indifférent et froid, qui laisse tempêter les gens sans être ému de leur impétuosité et de leur colère.

 

 

 

Bien entendu, chacun de ces mots d’argot recensés ont d’autres sens que ceux pour lesquels nous les avons consignés ici de façon non exhaustive, ayant volontairement gommé les provenances historiographiques de la plupart d’entre ces mots et expressions pour aller plus directement à leur sens relatif au sonore et au musical. Vous pouvez néanmoins trouver plus d’informations sur chacun de ces mots et expressions directement sur ce dictionnaire en ligne, établi par Charles Boutler.
En ligne, le dictionnaire d’argot français classique ARGOJI dont est tiré ce glossaire


”L’argot, c’est la langue des ténébreux”  Victor Hugo

à suivre ....

!__! 

19/02/2023

Anarchives mixtapes

 

A ré-écouter en podcasts les émissions que Samon Takahashi produit pour l'émission "Epsilonia" sur Radio Libertaire, chaque 4éme jeudi du mois: un large panorama des musiques expérimentales à travers le monde, tout autant que de captivants voyages pour nos oreilles. 


To listen to or re-listen to (podcasts)  the mix tapes that Samon Takahashi produces for the program "Epsilonia" on the french Radio Libertaire, every 4th thursday of the month: a wide panorama of experimental music around the world, as well as captivating journeys for our ears.


quelques uns des champs explorés/ some of the thematics

PLANAM - FOLKWAYS - CRAMPS RECORDS - OBSCURE RECORDS … 

GHÉDALIA TAZARTÉS - LUIGI NONO - DER PLAN - ENNIO MORRICONE - JEAN SCHARZ - MICHAEL VETTER - HENNING CHRISTIANSEN - PAULINE OLIVEROS - FRANCO BATTIATO - JORGE ANTUNES - GOL - TREVOR WISHART -  THE MNEMONISTS  - PETER REHBERG - RALPH LUNDSEN - HARRY BERTOIA - GÉRARD GRISEY - CHARLEMAGNE PALESTINE …

 MUSIQUES EXPÉRIMENTALES - ELECTROACOUSTIQUE - POST-PUNK - NOISE - CONCRETE MUSIC - FIELDWORKS - SOUND ART -  MUSIQUE CYBERNÉTIQUE - FRENCH UNDERGROUND - KRAUT POST-PUNK - MINIMALISME - PSYCHEDELIC - DANCE MUSIC - EXPERIMENTAL DUB - XMAS MUSIC … 

CANADA -  GRÉCE - VIET-NAM - USA - ITALIE - GRANDE BRETAGNE - JAPON - BRÉSIL -  BELGIQUE - CUBA - DANEMARK - PORTUGAL - LIBAN - POLOGNE - MEXIQUE - ESPAGNE - IRAN - ROUMANIE  … 

 



Tous les podcasts sur Anarchives Mixtapes et quelques uns ici:




JUST LISTEN TO, LOUDLY, & ENJOY !

 

"Epsilonia": Unpedigreed Music Since 1986. 

En direct sur Radio Libertaire tous les jeudis de 22h à minuit. 

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15/02/2023

Klaxon Pad Carnival


 

Après l’album Calques enregistré en concert, Novembre revient avec "Encore", un double disque qui sort le 17 février 2023, enregistré en studio, fruit d’une longue maturation quant à la forme, la composition et le jeu. Romain Clerc Renaud et Antonin Tri Hoang qui ont composé les différents titres ont construit une forme poétique complexe, faite de multiples allers-retours entre des thèmes simples et doux ou très véloces, entre des pièces très courtes et de grands développements. 

After the live album Calques, the french band Novembre returns with "Encore", a double studio album, the result of a long maturation in terms of form, composition and playing.
Encore is made up of multiple back-and-forths between simple and gentle themes or very fast ones between very short pieces as well large developments.

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Novembre

Antonin Tri Hoang: alto saxophone, bass clarinet

Romain Clerc-Renaud: piano, keys

Thibault Cellier: double bass

Sylvain Darrifourcq: drums



Le deuxième disque de l’album illustre une autre face de l’art du montage. Marc Baron a capté Novembre, en plein travail pour "Encore", en utilisant les matériaux et les techniques les plus variées (magnétophone, hydrophone, prise de son à la perche, ressort, boucles de bandes magnétiques). Il a ensuite construit une pièce électroacoustique avec ces matériaux qui détourne, amplifie et transforme la musique de Novembre.

The second CD of the album illustrates another side of the art of montage. Marc Baron recorded Novembre while they were working on "Encore", using the most varied materials and techniques (tape recorder, hydrophone, boom box, spring, tape loops). Then, he composed an electroacoustic piece with this material, diverting, amplifiying and transforming  Novembre’s music.


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