" – Peu importe d’où l’on vient. Il n’y a pas de tonique. Le thème et son développement ne sont qu’un mirage…
Il y a une musique toujours inattendue.
– Et les dissonances ?
– Dieu les a créées, elles aussi…"
Jaume Cabré - "Voyage d'hiver" - 2014

”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"L'écoute, c'est l'ombre de la composition"
Pascal Dusapin - 2008

 

18/03/2026

Silos

 
François Wong pratique le(s) saxophone(s). Il est improvisateur, expérimentateur, chercheur, enseignant, compositeur et co-fondateur de l'ensemble de musique improvisée de Marseille, le Grand Huit
Il s’intéresse au son dans son état vertical (creuser la matière) et dans son organisation temporelle. Il écrit des pièces acousmatiques et pense des dispositifs sonores pour instrument ou installation avec une écoute souvent immersive comme guide principal. Il aime à jouer des espaces et de leurs acoustiques respectives.
 
 
François Wong plays the saxophone(s). He is an improviser, experimenter, researcher, teacher, composer, and co-founder of the Marseille-based improvised music ensemble, Grand Huit. He explores sound in its vertical dimension (examining  its texture) and in its temporal organization. He writes acousmatic pieces and designs sound installations for instruments or installations, often using immersive listening as his primary guide. He enjoys playing with spaces and their respective acoustics.
 
*** 
 
Ici un solo au sax baryton "Silos, Sillons" où il investit un ancien silo abandonné.  

 

et là en trio avec Catherine Jauniaux et Olivier Bost en 2019

 !!  >ö<* #

06/03/2026

Sillons, l'exposition



"SILLONS"
(dis ce que...) 

Jean-Jacques Palix à la Galerie Mortier du 13 au 22 mars 2026

vernissage jeudi 12 mars de 18h à 21h
 

77 rue Amelot - Paris - 75011 
jeudi, vendredi, samedi  :  14h à 19h
dimanche 15 mars  :  15h à 18h
dimanche 22 mars :  15h à 18h sur RDV 
 
 

 
!!°-°!! 
 

05/03/2026

32éme leçon aux citoyens


Trois points de vue de trois intellectuels sur la question des élections 

HANNAH HARENDT (1906-1975)
Isoloir : « Nous voulons participer, déclarent les Conseils, nous voulons discuter et faire entendre publiquement notre voix, nous voulons avoir la possibilité de déterminer l’orientation politique de notre pays. Puisque ce pays est trop vaste et trop peuplé pour que nous puissions nous rassembler tous en vue de déterminer notre avenir, nous avons besoin d’un certain nombre de lieux politiques. L’isoloir à l’intérieur duquel nous déposons notre bulletin de vote est certainement trop étroit, car seule une personne peut s’y tenir. » (« Politique et révolution », Entretien avec Aldebert Reif pour la New York Review of Books, 12 avril 1971)

LOUISE MICHEL (1830-1905)
Suffrage universel : « Peut-on encore parler du suffrage universel sans rire ? Tous sont obligés de reconnaître que c’est une mauvaise arme ; que du reste le pouvoir en tient le manche, ce qui ne laisse guère aux bons électeurs que le choix des moyens pour être tonquinés* ou endormis. » (« Prise de possession », Éditions d’ores et déjà, [1887] 2010)
Urnes : « Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fut possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout. La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple ! Si elle gêne, on ne la suit pas. » (« Prise de possession », Éditions d’ores et déjà, [1887] 2010)
 

CORNELIUS CASTORIADIS (1922-1997)
Y : « Quand les gens votent, ils votent cyniquement. Ils ne croient pas au programme qu’on leur présente, mais ils considèrent que X ou Y est un moindre mal par rapport à ce qu’était Z dans la période précédente. » (Paru dans la revue Parcours, les cahiers du GREP Midi-Pyrénées, n° 15–16, septembre 1997)

 

Toutes ces citations sont extraites de la série des "abécédaires" de la Revue Ballast

 

* Signalons que le mot "tonquiné" n'existe pas dans la langue française, mais sans doute Louis Michel l'invente relativement à ce qui s'est passé quelques années plus tôt concernant le protectorat français (la prise de possession) sur le Tonkin: en 1883 et 1884, le premier et le deuxième traité de Hué placent l'ensemble du territoire annamite sous protectorat français : le royaume est scindé en deux territoires distincts, le protectorat d'Annam - nom qui correspond désormais non plus au pays dans son ensemble, mais à son centre seulement - et le protectorat du Tonkin. (source wikipedia)  


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