"Music is the cup that holds the wine of silence. Sound is that cup, but empty. Noise is that cup, but broken.”

Robert Fripp


17/07/2017

Drum-Machines


"Drum-Machines" est un projet initié par eRikm avec "Les Percussions de Strasbourg", lors d'une résidence de recherche en septembre 2015.

Considéré comme un virtuose des platines et des arts sonore, eRikm, depuis son expérience première de guitariste jusque dans ses recherches plastiques et visuelles, prend le risque d'échapper à toute tentative de catégorisation hâtive. Il ne cesse jamais de traiter les matières sonores comme un organisme vivant, exposé au risque de l'accident comme à celui de l'unisson.
Il a collaboré avec Luc Ferrari, Otomo Yoshihide, Catherine Jauniaux, Jérôme Noetinger, Christian Fennesz, Phil Minton et bien d'autres encore...

 
pic by Isabelle Meister 2009

"Drum-Machines" est une commande des Percussions de Strasbourg et du GMEM de Marseille: c'est un oeuvre mixte pour 4 percussions et électronique en temps réel d'une durée de 50 minutes.
Composition et production musicale: eRikm 
Effectif : 4 percussionnistes et eRikm (électronique)

Vitesse, pulsation, timbre et instruments sont soumis aux nombreux détournements de machines réelles ou virtuelles. Les matériaux sonores et instrumentaux enregistrés ou (ré-)interprétés reflètent autant la mémoire que l’imaginaire des musiciens, ils sont le fruit du geste incarné par chacun, qui se réinvente et se métamorphose au contact de la machine. "Drum-Machines" est une préméditation: l’échange entre deux aires musicales s’inscrivant dans le XXIe siècle, celles des musiques contemporaines et électroniques.

12/07/2017

Mambo 7/16



  














Roberto Sierra is an american composer, born in Vega Baja in Puerto Rico in 1953.
He studied composition with Ligeti, and is now professor at Cornell University in NYC.
He found a very personal style, incorporating in his work elements of folk music and folkloric Caribbean.
Among a long list of compositions for solo instruments and different ensembles, "Concierto Barroco" (for guitar and orchestra) takes its inspiration from a scene in Alejo Carpentier's eponym novel.

Here is the "Mambo 7/16" played by Cuarteto Latinoamericano
 


and you can also listen to Roberto Sierra' other works


08/07/2017

Kinok

http://www.bob-fictions.org

A voir sans délai les nombreux films expérimentaux de Bob Kohn, artiste indépendant et grand amateur de cinéma. Bob Kohn use de rushes d'images connues, issues de divers films de long-métrages, pour générer d'hypnotiques voyages visuels et sonores, souvent chargés de sens.
Sa série "Slices of life"  triture de l’humain, à la vie, à la mort et à l’amour: un  véritable "shopping de vie" parmi tous les rayons des grandes surfaces et des magasins de quartier de la mise en scène du quotidien.
Il reçoit le Prix Videoformes 2017 pour son film "Projections".

Don’t miss the numerous experimental films of Bob Kohn, french independent artist and great cinema’s lover. Bob Kohn uses rushes of known images of famous movies to generate hypnotic visual and audible trips. His set "Slices of life" crush the human, from life to love and death: a real "shopping of life" among all the supermarket’ departments of our neighborhood stores of the staging of everyday life.




Un de ses derniers travaux, "Kinok", est un des 3 hommages rendus à Eadweard Muybridge composé avec des images de Dziga Vertov et Sergueï Mikhailovich Eisenstein et accompagné par une musique de Palix.

"Kinok" is a tribute to Eadweard Muybridge composed with Dziga Vertov et Eisenstein movies’ pictures, with a sound score by Palix.

http://www.bob-fictions.org/videos/kinok.mp4


06/07/2017

Pierre Henry

Pierre Schaeffer & Pierre Henry in 1953

RIP Pierre Henry, one of the father of concrete music.



&
Epsilonia radio show: a special tribute to listen to
(with playlist here)

No world


Winter Family est un duo composé de Ruth Rosenthal et Xavier Klaine en 2004.
En 2012, à New-York, leur matériel est noyé par l’ouragan Sandy.
Ils se procurent alors de vieux synthés, une boite à rythme d’autrefois et alors les chansons de leur nouvel album ”South from here” sonnent comme dans les années 80,  convoquant parfois les esprits d’Alan Vega et de Kas Product.
Toujours nappé d’un sombre pessimisme, leur univers sonore dégage malgré tout une étonnante énergie.

"...Winter Family's songs touch on topics like war and religious zealotry....Brittle pianos or velvety harmonium create twinkles and warmth—every track feels like it could crumble, presumably because the world can." Christopher Weingarten, The Village Voice.



"No World" is an original piece in an audio book published in France by Dis Voir.
It is composed from daily images, sounds and texts collected through the Internet, songs, poems, interviews and field recordings created by Winter Family between 2011 and 2014 while living between Paris and in the Caribbean neighbourhoods of Brooklyn, NYC.

http://www.disvoir.com/an/fo/a/216.html






"No world
the world is her home and she knows
every road, every turn, every spot
when she looks in the mirror
she see them, million twin sisters,
all look the same
same hair, same dress, same smile
tastes become sweeter, colors reduce their range
she likes them all
no dangerous corners, no sharp edges, no threats
the world is her home and it’s beautiful
the world is her home and it’s beautiful"


02/07/2017

Terra ignote ubi sunt leo



Elève d'Alexandre Tcherepnine, Pierre Barbaud (1911-1990) poursuit jusqu'en 1958 une carrière de compositeur "classique". Au début des années 60, il est le premier en France après Lejaren Hiller aux Etats-Unis, à utiliser l'ordinateur pour la composition musicale, avec des oeuvres comme "Factorielle 7" (1960) ou "Saturnia Tellus" (1980).




Après s'être fait une place de 1959 à 1975, dans les locaux de la Compagnie des Machines Bull, qui devient Bull General Electric en 1964, il est admis à titre gratuit à utiliser le calculateur disponible au siège de la société. Il se situe, à cette époque, au cœur d'une rivalité étrangère dans le monde artistique qui deviendra révélatrice d'une certaine politique de l'art en France à cette époque: en 1961-1962, Iannis Xenakis achète en effet du temps de calcul à la compagnie IBM pour réaliser la série des œuvres ST/48, ST/10 et ST/4. Cette rivalité se déplacera ensuite sur le terrain médiatique, mais Pierre Barbaud entretiendra toujours avec le compositeur d'origine grecque des relations courtoises.

Avec l'aide de Roger Blanchard et de Jeanine Charbonnier, il est donc à l'origine du  procédé de "Musique Algorithmique" autour de 1960.

http://ehess.modelisationsavoirs.fr/seminaire/seminaire11-12/04-25jan12-MB+PB/sonorama/sonorama.html


Les difficultés financières de la CII Honeywell Bull auront raison de cette participation et le compositeur deviendra alors chef de projet  à l'Institut de Recherche en Informatique et Automatique (IRIA devenu INRIA en 1979), sorte d'écho au GMAP (Groupe de Musique Algorithmique de Paris) au sein duquel il travailla dans les années 60.


Ici "Terra ignote ubi sunt leo" composition sur bande, avec un titre en latin, 
composée en 1975 pendant les dernières années de sa carrière, 
communément appelées les "années INRIA"




Pierre Barbaud compose également de nombreuses musiques de film, et notamment en 1957 celle du documentaire "Le mystère de l'atelier 15", filmé par Alain Resnais et co-réalisé avec André Heinrich. Ce film traite des maladies professionnelles, il est tourné à l'usine Francolor de Oissel en Seine-Maritime sous forme d'une enquête scientifique pour découvrir l'origine d'un mal mystérieux dont est atteint un ouvrier d'un atelier de l'usine.
La vision cauchemardesque et hallucinée de l'usine, ainsi qu'une construction narrative pleine de suspense font de ce court-métrage un chef d’œuvre du genre.