”La terre, il se pourrait bien après tout que ce soit une espèce
de merveilleux petit appareil enregistreur, plaçé là par on ne sait qui,
pour capter tous les bruits qui circulent mystérieusement dans l’Univers.”
Pierre Reverdy - ”En vrac” - 1929

”J’entends tous les bruits de la terre grâce à mes oreilles et mes nerfs de cristal
dans lesquels circulent le feu du ciel et celui des volcans.”
Michel Leiris - ”Le point cardinal” - 1927

"Go, go, go! ... Go! go! ..."
John Lee Hooker

27/12/2020

Sparkling music and other visions of 2020


 

Our best pleasures in 2020

 

the amazing and unforgetable Nooran Sisters

"Black out"

"The People United Will Never Be Defeated" with Frederic Rzewski

the three:four label

Clara de Asis' harmonics

  "Solstice" by Elisabeth Chojnacka

meanwhile in Kinshasa

tirelessly, the french trio Camara Pop  

& the art of Caravaggio

 
 
 
EN VRAC
l'excellent blog "Mon cinéma à moi" pour ce qui est des films noirs, des comédies musicales et de la production cinématographique en France des années 30/40 et de l'après-guerre, le magazine "L'autre musique", le label musical Toulousain "Freddy Morezon", un solo de Ronan Courty sur le label "Les Mouflons", "Light is calling" un film de Bill Morrison, les extraits de "Nowhere" et "Medea" du génial chorégraphe et metteur en scène grec Dimitris Papaioannou, les "Illuminations" de Benjamin Britten avec la soprano Barbara Hannigan et toujours les émissions "Epsilonia" sur Radio Libertaire...


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Quelques films remarquables vus cette année - A few amazing movies I saw this year:

”Abou Leila”   de Amin Sidi-Boumediene - sélection ”Semaine de la critique” au Festival de Cannes 2019
"Epicentro" de Hubert Sauper - Grand prix du Jury - Festival Sundance 2020
"System K" de Renaud Barret - 2020
”The disqualified”  de Hamza Ouni - 2020
"Il n'y aura plus de nuit" de Eleonor Weber - 2020
"Ondine" de Christian Petzold - 2020
"Terminal sud" de Ameur-Zaimeche Rabah - 2020
"Le domaine" de Tiago Guedes - 2019
"Mémoires du sous-développement" de Tomás Gutiérrez Alea - 1968
"Selfie: grandir dans la mafia napolitaine" de Agostino Ferrente - 2019
l'étonnant "Under the skin" de Jonathan Glazer - 2013


et revus avec grand plaisir - and viewed again with pleasure:
 
"Les camisards" (1972) de René Allio, "Trois tristes tigres" (1968) de Raoul Ruiz, adaptation libre du récit éponyme  de Guillermo Cabrera Infante, "Le sacrifice" (1986) de Tarkovski, "The firm" (1993) de Sydney Pollack, "Drancy avenir" (1998) de Arnaud de Palliéres, "Mephisto" (1981) de István Szabó, trois films d'Antonio Pietrangeli, "Les ailes du désir" (1987) de Wim Wenders, "Dans le vent" (1962) de Jacques Rozier avec B.B. and Godard, "una questione privata" de Vittorio et Paolo Taviani (2017) ...
 
 
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"Confiteor" du prolifique écrivain catalan Jaume Cabré. Un touffu et magistral récit qui nous trimballe sous l'Inquisition, à la fondation du monastère de San Pere de Burgal au IXéme siècle,  vers la cité du Vatican et Anvers, Auschwitz-Birkenau et aussi qui nous commente le Barcelone contemporain tout en poursuivant l'histoire d'un instrument de musique: une saga au rythme dilaté de confusions spatio-temporelles liées à la maladie d'Alzheimer.
 
"L'homme qui aimait les chiens" nous raconte les vies parallèles de Trotski et de son assassin Ramón Mercader , traversant la guerre d'Espagne et la Révolution russe, cette grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus à Cuba. Une palpitante histoire signée Léonardo Padura
 
"Trois tristes tigres", formidable mosaïque de l'écrivain Guillermo Cabrera Infante où le langage parlé populaire de La Havane nocturne, les multiples effets stylistiques et jeux langagiers (paronomases, argot, effets accumulatifs, parodies d’écrivains …) dominent, et, au vu des difficultés "joyciennes" auxquelles il a été confrontées, ont donné tout autant un travail considérable qu'une réelle liberté de créativité au traducteur Albert Nensoussan.

 
 
*** 
 

et une pensée pour celles et ceux qui ont accompagné d'une façon ou d'une autre nos vies et qui nous ont quitté cette année: l'écrivain Pierre Guyotat, le pianiste Mac Coy Tiner, le producteur Marc Zermati, l'artiste Carole Finer du Scratch Orchestra, Gilles LapougeEnnio Morricone, Krzysztof Penderecki, Harold Budd, Mory Kanté, Hal Willner, le formidable acteur Michael Lonsdale et l'inoubliable Juliette Gréco ... et notre amie Dominique Ponty formidable pianiste interprète de Moondog.

  

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et toujours le glossaire maintenant complet, sous réserve d'additifs à venir...




after this dreadful 2020 year

après cette sinistre année 2020

***°ø••--    our best vibes for 2021    --••ø°***

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26/12/2020

El Rey del Compás


Juan d'Arienzo (1900-1976), violin player and famous tango conductor, using a strong staccato with 5 bandoneon' players.
Amazing tango!

Loca!



& an anecdote by Joe Vasquenz of Ohio:

"While reading about your restoration of D'Arienzo's music, I was reminded of a story my dad told me involving Juan D'Arienzo. My dad (Sal Vasquenz) went to the "clubs" on Saturday nights to dance, actually they were huge neighborhood recreation centers that on weekends had live tango orquestras for dancing. The real bands like D'Arienzo, de Angelis, etc., not wannabe bands. Because Buenos Aires was and is so large, and there were so many of these milongueras going on at one time, the orquestra leaders had 2, maybe 3 bands going at one time, in different centers, and he would spend a couple of hours or so at each one and then move on to the next. Anyway, my dad liked to dance valses, as well as tangos. 
This one particular night, D'Arienzo was playing in La Boca, a very rough area at the time (I don't know how it is today), and all the orquestra played were tangos. After D'Arienzo had shown up for a while, my dad went up to him to request a vals. D'Arienzo told him that he would like to oblige and under different circumstances it wouldn't be a problem. Then he asked my dad to take a close look to see the kind of characters that were on the dance floor. Then D'Arienzo said, "Do you know what these guys would do to me and my orquestra if I played a vals?" They both smiled at each other, my dad understanding perfectly that no valses were going to be played that night."


 

19/12/2020

Tarentelle


"La danse exécutée durant le soin est la tarentelle, c'est-à-dire la danse de la petite taranta. Le tarentulé, qui a été mordu, devient en dansant l'araignée qui l'a mordu, et en même temps il la piétine et il l'écrase du pied qui danse..."


Un superbe documentaire d'ethnologie, centré sur des cas réels de tarentulées dans les Pouilles des années 60

"La taranta" un film réalisé par Gianfranco Mingozzi - 1962

 

sur "En attendant Nadeau", la critique de "Meta donna", un livre de Suzanne Doppelt aux éditions P.O.L.


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15/12/2020

Nitassinan - Innuland

https://soundcloud.com/search/sounds?q=anne%20cury
  
Octobre 2001, une visite à Mashteuiatsh, aussi appellé Pointe Bleue, dans la région du Lac Saint Jean, réserve indienne du Québec au Canada.
Un été indien, la route pour les bois, des promenades, un chalet en forêt, la pêche sur la rivière Pierriche ...
Une cartographie sonore de Palix.


https://soundcloud.com/search/sounds?q=anne%20cury

"Je suis arrivée ici avec une vague, et pourtant la mer s'est retirée depuis longtemps.
Dans ce pays de montagnes et de lacs, de forêts et de rivières, conservé jusqu'à nous par les Premières Nations, il est un rituel nommé "tente tremblante" que les prêtres et colons de ce monde ont bien tenté de faire disparaître. D'ailleurs le génocide, qui en est un aussi, administratif, se poursuit toujours ... en avalant tout rond la terre des Innus et ainsi dans toute la Grande Tortue. Pourtant, cette terre reste habitée par les "sauvages" autant que la terre les habite. La tente tremble toujours car les ancêtres tous réunis dans leurs territoires éternels offrent leurs ailes aux jeunes générations. Voici une partie de la musique qu'ils écoutent ensemble. Que la tente tremble et pour toujours!"
- Anne Cury

14/12/2020

A famous rumba



"Criss cross" est un film de 1949 réalisé par Robert Siodmak, l'un des maîtres du cinéma noir. Le jeune Burt Lancaster y incarne un homme incapable d'échapper à son destin.

"Comme "The Killers" (Les Tueurs), mis en scène deux ans plus tôt par Robert Siodmak ... "Criss Cross" ("Pour toi, j’ai tué") décrit des personnages littéralement damnés et incapables d’échapper à leur destin. Ni Anna (Yvonne de Carlo), qui a tenté en trahissant les uns et les autres de se sauver elle-même, ni Steve (Burt Lancaster), éternel looser d’une Amérique florissante, ni Slim (Dan Duryea), le mauvais garçon au smoking blanc, ne parviendront à fuir la malédiction qui semble les poursuivre... Une fois de plus, c’est un monde nocturne que peint Siodmak, un monde dans lequel la police n’est pas plus sympathique que ceux qu’elle combat en pratiquant les mêmes compromissions et les mêmes trahisons. Alors que souvent le "film noir" oppose à cette société corrompue et corruptible la tendresse désespérée d’un couple traqué, "Pour toi j’ai tué" est un constat tragique, à l’image de son héros trahi..."  Le film noir – Patrick Brion – Editions de la La Martinière (2004)

 


 Une des séquences du film se déroule dans le cabaret "Rondo Club" où Steve (Burt Lancaster) y retrouve son ancienne épouse Anna (la sensuelle Yvonne de Carlo): une scène de danse au rythme d'une lancinante musique aux accents franchement cubains qu'accompagne et dirige avec brio le flûtiste portoricain Ismael "Esy" Morales (frère du célèbre Noro Morales) et incluant un brillant chorus du pianiste de l'orchestre.

 

"Criss cross" is a 1949 movie directed by Robert Siodmak. The young Burt Lancaster plays there a man unable to escape his destiny. One of the film's sequence takes place in the "Rondo Club" cabaret where Steve (Burt Lancaster) meets his former wife Anna (the sensual Yvonne de Carlo): a dance scene to the rhythm of haunting music with Cuban accents conducted with brio by the Puerto Rican flautist Ismael "Esy" Morales (brother of the famous Noro Morales). Note also the brilliant chorus of the unknown pianist of the orchestra.

 

Voir cette superbe séquence du cabaret ICI sur le prolifique blog "Mon cinéma à moi" qui s'intéresse aux films noirs, au cinéma français sous l'occupation et à la Libération, à la comédie musicale et à l'histoire du cinéma (années 40/70 principalement).

To listen the rumba and look at this cabaret's sequence HERE



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08/12/2020

Hommage à Bernard Parmegiani



Bernard Parmegiani (1927-2013) est un compositeur de musique électroacoustique. En artiste sonore délicat, il doit son éclectisme et son talent à son enfance entre deux pianos, sa pratique du mime, sa formation et sa carrière d'ingénieur du son à la RTF, sa rencontre avec Pierre Schaeffer et ses années au GRM de 1960 à 1992, son esprit "bidouilleur", ses recherches sur l'art video...

Son catalogue contient 147 opus, incluant son oeuvre de référence "de natura sonorum", son interprétation de "La divine comédie" de Dante, ses nombreuses musiques pour le cinéma expérimental, avec peu de pièces pour instrument acoustique, si ce n'est  sa première pièce "Violostries".


extrait de la partition de "Violostries"
 
 
"La musique de Parmegiani est un milieu vivant où se meuvent le statisme (le ”son-gelé” de Rabelais, l’arrêt sur image sonore) et les sons éphémères, formant un binôme articulé. Ce qui pourrait être un archétype éculé de la musique acousmatique, l’objet sonore incrusté dans une trame statique ou évolutive, possiblement issu du modèle naturel, est chez Parmegiani élevé au rang d’une dialectique musicale. Il s’agit donc moins d’un jeu sur les limites de la perception sonore … qu’un goût pour les structures statiques en cela qu’elles permettent une écoute longue, comme étendue, que viennent perturber des objets éphémères, en contre-pied..." - Brahms-Ircam 

 
 

Bernard Parmegiani (1927-2013) is an electroacoustic music composer. As a delicate sound artist, he owes his eclecticism and talent to his childhood between two pianos, his practice of mime, his training and his career as a sound engineer at RTF, his meeting with Pierre Schaeffer, his years at the GRM - groupe de recherches musicales from 1960 to 1992, his "hacker" spirit, his research on video art... Its catalog contains 147 opus, including its reference work "de natura sonorum", its interpretation of "The divine comedy" of Dante, its many musics for the experimental cinema, with few pieces for acoustic instrument, except this "Violostries ".

 

"sur un temps" , film hommage  de Franck Podguszer
 
 


Parmegiani's video portrait by Robert Cahen (first part of the movie)

 

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02/12/2020

Godard 90



A l'occasion des 90 ans de Jean-Luc Godard (né le 3 décembre 1930) rappelons la fameuse émission "Cinéma, cinémas" réalisée par Michel Boujut et notre ami Guy Girard en 1987, l'année où Godard tourne et monte "Soigne ta droite" (avec les Rita Mitsouko), avant "Puissance de la parole" et "Histoire(s) du cinéma", deux films sortis en 1988.

Aussi un module sonore autour de cette figure tutélaire diffusé en 1993 sur Radio Nova, incluant, entre autres, des extraits de l'excellent disque "Godard, ça vous chante?" publié en 1992 par le label Nato et réunissant Caroline Gautier, John Zorn, Daniel Deshays et Arto Lindsay.



 

"Cinéma, Cinémas" 1987 - part1

et la suite:  "Cinéma, Cinémas" part 2

 

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23/11/2020

Manuscrito antiguo ...

 

 

 

Etrangement, Leo Brouwer, compositeur Cubain du XXéme siècle, est bien connu pour avoir composé un grand nombre de pièces pour guitare, souvent solo, parfois concertantes avec des formations orchestrales de dimensions variées. La notoriété même de cet artiste majeur est en grande part liée à son travail autour de la guitare.


 
Mais son travail avant-gardiste est par contre plutôt méconnu, et particulièrement cette pièce ”Manuscrito antiguo encontrado en una bottela” composée en 1983, dont aucune biographie, ni liste de compositions, ne rend compte.


Seule figure une version enregistrée par le Trio José White pour le label AREITO-EGREM sur un disque intitulé ”Trio White vol. 2” publié en 1986. Nulle trace sur le web de cette composition, aucun signe de son existence ni aucun autre enregistrement que celui de ce disque, semble-t'il.

Strangely, Leo Brouwer, the main Cuban composer of the twentieth century, is well known for having composed a large number of pieces for guitar, often solo, sometimes concertante with orchestral groups of various sizes’ orchestras. His notoriety is largely indebted to his work around the guitar.
But his avant-garde work is, on the other hand, relatively unknown, and particularly this piece ”Manuscrito antiguo encontrado en una bottela” composed in 1983. A unique version recorded by the José White Trio for the AREITO-EGREM label appears on a LP entitled ”Trio White vol. 2 ” published in 1986. No trace on the web of this composition, no sign of its existence or any recording except this one.


here is the first part: "La palabre amor escrita mil veces", for trio violin, cello & piano

 

on YouTube

more infos  

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19/11/2020

Early Indian female singers

 

Gauhar Jaan (1873-1930) was the first female singer to record music on 78 rpm records in India. She was born as Angelina Yeoward on 26 June 1873 in Azamgarh in Uttar Pradesh. Her Armenian father, William Robert Yeoward, worked as an engineer in a dry ice factory, and married her Indian mother, Victoria Hemmings, in 1872. She gave her maiden performance at the royal courts of Darbhanga Raj in 1887 and was appointed as court musician, after receiving extensive dance and music training from a professional dancer at Vanarasi.



 


 

The famous folk-music searcher  Paul Vernon tells how recording music in India burst into life at the turn of the century HERE. This article was originally published in the magazine FolkRoots.


 

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Kodumudi Balambal Sundarambal (1908–1980) was an Indian theatre and film actress and singer from Erode district, Tamil Nadu. She performed in Tamil cinema and was referred to as the "Queen of the Indian stage". A political activist during the Indian independence movement, K.B. Sundarambal was the first film personality to enter a state legislature in India.

 

The french writer Henri Michaux was fascinated by her when he travelled in Asia.

"Je vis ensuite, à Madras, (Kodumudi Balambal) Sundarambal, la grande actrice tamoule, cantatrice merveilleuse, la seule très belle femme dravidienne que je vis et du plus vrai talent. Elle semblait avoir, à la fois, du sang dans le corps, et du pétrole. Quand elle apparut, elle écrasa les autres femmes (qui étaient des hommes). ... Elle essayait d'être humain. Elle y arrivait, sans doute." Henri Michaux  - "Un barbare en Asie"  1933

 

 &

more infos about Kodumudi Balambal Sundarambal's life: here

 

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15/11/2020

Watt

     cover of Notebook 5

The original manuscript of Samuel Beckett’s Watt, was written in ink and colored crayons between 1940 and 1945. The six notebooks features many changes, deletions, mathematical calculations, rhyming indications and drawings.    


   The first page of the third notebook of Watt shows the date “5.5.42


Written in Roussillon, south of France, this second Beckett's novel was published in 1953, with a french translation followed in 1968.


    A page from the typescript


& a lecture of an excerpt by Jack Emery.

11/11/2020

45 records in 45 days

 

 

ANYWAY...

"45 records in 45 days" is a book published by  G.W.Sök containing a series of 45 daily reports about 45 record-sleeves that were important to him. Basically all the records he was involved in during his time and life with the punk-rock band The Ex. Originally the narratives appeared on Facebook, challenged by Mice Elf, a.k.a. Uno Hoo. The positive feedback that came with it, made Sök  decide to turn it into a book.

to order


 

Une nouvelle édition Druxat de G.W. Sök intitulée "45 records in 45 days. Anyway..." est un ouvrage de 100 pages en couleur, pleines de faits relatifs aux 45 albums du groupe punk-rock  The Ex auxquels G.W.Sök a participé. À l'origine un feuilleton quotidien sur Facebook qui est devenu incontrôlable, en anglais, puis à la demande générale, regroupé dans un livre et imprimé sur papier. Livré dans une véritable pochette simple de 18 × 18 cm.
Publié officiellement le 5 octobre 2020 il est disponible via la boutique en ligne et lors des concerts de G.W. Sök lui-même.
 



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 G.W. Sök with the french band "Cannibales et Vahinés" in 2012

&

with The Ex, performing "Jake's Cake" (1991)  HERE 

¡¡ø¡¡

 

05/11/2020

Discomateria

 

 
discomateria #21 - 2016 
 
discomateria #15 - 2016
 
discomateria #6 - 2011
 

discomateria #1 (omaggio a Lucio Fontana)  - 2010
 
 

Andrea Borghi (1974 Pietrasanta, Lucca) is a sound artist and electro-acoustic composer. His work focuses on the relationship between sound and matter. His practice is based on research processes, oriented and multidisciplinary and includes sculptural objects, installations, obsolete media and electronics.

Discomateria is a reccurent part of his work


 "Omaggio" à Yves Klein #2 - 2014

 


More informations on Andrea Borghi' pieces here and there 

 

discomateria #19 - 2016

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& all circles and grooves on "Beyond the coda"  here

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01/11/2020

Night Mail


"Night Mail"  un film documentaire de Harry Watt and Basil Wright, produit par le General Post Office en Angleterre, ou comment nos courriers voyageaient et arrivaient à destination en 1936! Ce film exemplaire, à son époque, de par son utilisation des sons concrets de ces trains et ces travailleurs de nuit. Avec de belles séquences musicales signées Benjamin Britten vers la fin du film.

             "...Parmi d'autres illustrations, on peut retenir celles de "L'école anglaise", relative à la période         inventive du documentaire, avec notamment Night mail (1936), film de Basil Wright et Harry Watt, dont la piste sonore est tripartite: texte, bruits et musique interviennent à égale importance, en étroite imbrication, avec la symphonie des sons ferroviaires, le commentaire-poème de Wystan Auden et la partition de Benjamin Britten..." Benoît Montigné - in Sonore-Visuel

 

"Night Mail" is a documentary directed by Harry Watt and Basil Wright, produced by the General Post Office film unit in England, or how our mail traveled and joined their destination in 1936! This exemplary film, in its time, by its use of concrete sounds of these trains and night workers' activity. The majority of the movie was shot as a silent film with the sound, dialogue, and music added in post-production. The cameraman Jackson recalled there was not "a great deal" of synchronised sound filming while on location, barring some "fragments". With beautiful musical sequences composed by Benjamin Britten at the end of the movie.




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25/10/2020

Frederic Rzewski



Frederic Rzewski (born April 13, 1938 in Westfield, Massachusetts) is an American composer and virtuoso pianist. He began playing piano at age 5. He attended Phillips Academy, Harvard and Princeton, where his teachers included Randall Thompson, Roger Sessions, Walter Piston and Milton Babbitt. In 1960, he went to Italy, a trip which was formative in his future musical development. In addition to studying with Luigi Dallapiccola, he began a career as a performer of new piano music, often with an improvisatory element. A few years later he was a co-founder of Musica Elettronica Viva with Alvin Curran and Richard Teitelbaum. Musica Elettronica Viva conceived music as a collective, collaborative process, with improvisation and live electronic instruments prominently featured. In 1971 he returned to New York. In 1977 Rzewski became Professor of Composition at the Conservatoire Royal de Musique in Liège, Belgium. Occasionally he teaches for short periods at schools and universities throughout the U.S. and Europe.

 


Frederic Rzewski, pianiste et compositeur, est né en 1938 à Westfield, dans le Massachussetts. Il entreprend des études musicales avec Charles Mackey, étudie à Harvard et à Princeton sous la conduite notamment de Walter Piston, Randall Thompson, Roger Sessions et Milton Babbit. En 1960 il séjourne à Florence, tout en entamant une carrière de pianiste spécialisé dans les musiques nouvelles. Il prendra part aux premières performances de K. Stockhausen. À Rome, il fonde en 1966, avec Alvin Curran et Richard Teitelbaum, Musica Elettronica Viva, un collectif avant-gardiste qui mêle improvisation et musique électronique, qui rassemble des musiciens classiques et avant-gardistes. 

 

 

 

L'œuvre de Rzewski est marquée depuis le début par un engagement politique inconditionnel. Marxiste et antimilitariste déclaré, le compositeur prend la défense de tous ceux qui subissent aliénation et injustice. Ainsi son œuvre la plus connue, puissamment exécutée par ses soins, ”The People United Will Never Be Defeated !” est constituée, sur le modèle des "Variations Diabelli" de Beethoven, de 36 variations sur la chanson révolutionnaire latino-américaine, "El pueblo unido jamás será vencido". La plupart des œuvres des années 1980 explorent des nouvelles voies dans l'utilisation de la technique dodécaphonique. Ses œuvres les plus récentes font appel à une écriture plus libre et spontanée. "The Triumph of Death" (1987-1988), la plus monumentale à ce jour, est un oratorio de deux heures sur des textes adaptés de la pièce de Peter Weiss, Die Ermittlung ; dans les années 1990, il a composé "The Road", une formidable pièce de cinq heures pour piano seul. source

  

”Je ne pense pas avoir jamais développé ce que l’on pourrait appeler ”un style”. Chaque musique que je crée semble très différente se ce qui l’a précédée. On ne peut plus se reposer sur une tradition historique” - Rzewski in the 70s dans la revue Vertigo N°36 Amérique - 2009

 

 

The amazing "Miami Recital" where he played "The People United Will Never Be Defeated", a serie of 36 variations on the iconic song "El pueblo unido jamás será vencido" written by Sergio Ortega et Quilapayún.


&

Frederic Rzewski plays Frederic Rzewski on the 8th "Calefax PAN Festival" , December 30, 2011 in Amsterdam: 3 pieces for Piano solo: 1. Salouette - for Salomé Lou Ginsburgh / 2. The Revelator - for Blind Willie Johnson / 3. That's That! - for Mikhail Bulgakov

 

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21/10/2020

12 instrumenter til Henning

 


The Danish multi-instrumentalist and composer Anders Lauge Meldgaard works in a wide field of musical expressions, ranging from contemporary music to free improvisation over sound installations, songwriting, orchestral midi collages, chamber music, mixtapes, noisy works for electric guitar sextet and lately also electronic music. The tension between composition and improvisation is often used as a motivating force to propel his musical adventures. He has formerly released critically acclaimed albums under the alias Frisk Frugt.

 


"12 instrumenter til Henning" is a new arrangement that sees Meldgaard exploring
the music of the Fluxus artist and composer Henning Christiansen. "About the time that passed", a trio piece (for recorder, cello and piano) by Christiansen from 1975 is the source material for a bright and stimulating new work for extended chamber ensemble, with the tonal language the original blossoming outwards via Meldgaard’s own brilliantly colourful sound palette. 

The album was released last September on vinyl and digital on the label År & Dag  that Meldgaard is part of.

Note by note, Meldgaard has transformed the music of Christiansen from the original trio score into a new radiant composition. Each part is rewritten through a thoughtful system created by Meldgaard, who reflects on the proces: “I’ve imagined how Hennings piece has grown older, the instruments have grown in size, they’ve propagated and changed their pace”. The three original instruments mutate into twelve for classical trained musicians who all play in their individual tempo during the entire piece.

 

 

to listen to

press kit

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16/10/2020

Jankélévitch et Satie


 
 

Vladimir Jankélévitch (1903-1985), est un philosophe et musicologue français qui a marqué de nombreuses générations d’étudiants par ses cours de morale et de métaphysique.

Autour d’Erik Satie , son ironie et son humour qui apparaît souvent dans les annotations écrites de ses partitions, une rencontre est organisée (date indeterminée) entre Vladimir Jankélévitch, Jean-Joël Barbier, pianiste, Violette Morin, philosophe et Eric Binet.

”Pourquoi est-il plus facile d'ennuyer les gens que de les amuser?”  Erik Satie

 

Jean-Joël Barbier (1920-1994), est un interprète des œuvres pour piano de Satie dont il enregistre une intégrale au début des années 70.

 


Signalons à cette occasion qu’Ornella Volta qui se passionnait pour le compositeur français est décédée en août dernier. Elle devint présidente de  la Fondation Erik Satie qu'elle créa en 1981. Au cours de sa carrière, elle consacra de nombreux ouvrages à Satie, comme entre autres ”L’Ymagier d’Erik Satie” (Francis van de Velde - 1979), ”La Banlieue d’Erik Satie” (Macadam & Cie - 1999) et ”Satie et la danse” (Plume - 1992).


"Rencontre : Jankélévitch à propos de l'humour d'Erik Satie"

signalons  que Jean-Joël Barbier et Vladimir Jankélévitch interprètent le ”Prélude des morceaux en forme de poire”  (vers 25’)


”Tout le monde vous dira que je ne suis pas un musicien… La première fois que je me servi d’un phonoscope, j’examinai un si bémol de moyenne grosseur. Je n’ai, je vous assure, jamais vu chose aussi répugnante… … l’avenir est donc à la philosophie”  Erik Satie